Récit de la course : Ultra Trail du Mont Blanc 2006, par conseils-de-coach

L'auteur : conseils-de-coach

La course : Ultra Trail du Mont Blanc

Date : 25/8/2006

Lieu : Chamonix Mont Blanc (Haute-Savoie)

Affichage : 774 vues

Distance : 158.1km

Objectif : Pas d'objectif

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Récit d'un premier Ultra: UTMB 2006

Vendredi 19h00 : Départ

Sur Vangélis (Christophe Colomb), en direct sur France 3, le maire de Chamonix commence le décompte … 5 … 4 … 3 … 2 … 1 … Partez !!!!!

Dans une vague d’émotion incontrôlable, je commence à faire mes premières foulées. Je ne sais où poser mes yeux ! Des caméras, des flashs, des spectateurs qui pleurent, des traileurs qui sont eux aussi dans le même état émotif … Les yeux brillants je me concentre.

Porté par le flot, les applaudissements, les encouragements, je progresse et déjà je me retrouve à la sortie de Chamonix ! L’émotion s’estompe. J’arrive sur les premiers plats, j’applique mes prévisions et cesse de courir. Tout le monde me double, nous sommes que deux ou trois à marcher, mais je me dis qu’il faut que je me ralentisse, car le départ a été très rapide et qu’il reste bien des kilomètres à avaler … A chaque descente je reprends une bonne foulée, me retrouvant à nouveau au même rythme que les autres traileurs ! Dans les premiers kilomètres les supporters ne désemplissent pas ! Et là, au milieu de se brouhaha, d’encouragement et de félicitation, un « Aller les Pyrénées » arrive à mes oreilles ! Je lève la tête, et une femme croisée dans la matinée, avec qui j’ai un peu conversé, m’a reconnu. Je continue ma route.

En arrivant sur les Houches (8 Km), je commence à faire le « yoyo » avec certains traileurs. Et là, à ma grande surprise je croise une ancienne collègue à moi (Dossard : 2395), qui rentre de la Réunion. Nous conversons, elle a plus d’expérience que moi, car elle a déjà fait la Diagonale des Fous, mais bon, nous continuons chacun à notre rythme, en nous disant que de toutes façons, nous nous recroiserions pendant la course …Premier ravitaillement, le public est toujours là, je mange, je bois et repars aussitôt, mais en marchant ! Je suis en avance de 10 minutes sur mes prévisions de course, et surtout je sais ce qu’il nous attend par la suite, alors je prends la décision de ralentir et de ménager ma monture.

J’arrive au pied du Col de La Voza, je tourne la tête sur ma droite, et là, surprise ! Un grand sourire et une grande joie me prend, je retrouve à mes cotés Renato (Dossard : 1111) et Nicoletta (Dossard : 1119) ! Lors de ma reconnaissance du parcours, au début du mois d’août, nous avions fait un bout de route ensemble, des Houches (8 Km) jusqu’au Col de la Seigne (54 Km) ! Nous nous embrassons, nous nous prenons dans les bras, tout en continuant nos routes ! Nous nous souhaitons bon courage. On se dit à plus tard et continuons chacun à notre rythme ! J’attaque l’ascension du Col de la Voza. Je cadence, prend un rythme inférieur à mes capacités, tout en gardant à l’esprit que j’ai un peu d’avance et qu’il faut que je gère mon effort ! A 21h08, la nuit arrive dans le même temps que le Col et son ravitaillement (13 Km) ! Toujours beaucoup de public ! La plupart des participants s’arrêtent pour sortir leur lampe frontale ! Mais pour ma part les sensations sont excellentes et je n’ai pas du tout l’envie de m’ennuyer avec mon sac ! Donc j’attaque la descente avec la nuit et sans frontale ! Ne regrette pas le moins du monde ma décision, car tout les autres traileurs éclairent mes pas.

En direction des Contamines, quelques bouchons apparaissent dès que le terrain devient un peu plus techniques (Ruisseaux, pierres …) ! Je m’agace, ça traîne, alors que ça passe très bien, sommes-nous un peu trop ? Mais bon, je me réconforte car je sais qu’au fil des kilomètres, les abandons seront de plus en plus nombreux ! Ayant pris le départ avec une douleur au genou droit, celle-ci se réveille ! Je me dis que ça va être rude, mais pas infaisable, et reste ainsi confiant, tant qu’à mon arrivé à Chamonix dimanche. 23h05, enfin les Contamines (25 Km) ! Quelle surprise ! Une ambiance de folie ! Des sons de cloches accompagnent nos pas ! Je me ravitaille et là je constate que j’ai 20 minutes d’avance sur mes prévisions ! Je sors ma lampe frontale et reprends ma route. Sur le long plat en direction de Notre Dame de la Gorge, je marche d’un bon pas, beaucoup me doublent en courant, mais bon je me répète sans cesse : « Ne va pas trop vite, gère ta course … » !

Dans la montée vers le refuge de Balme, nous croisons beaucoup de jeunes qui sont venus boire un coup et nous encourager. J’arrive à ce refuge (33 Km) vers 00h35, nous sommes samedi ! La nuit est très fraîche ! Mon genou à l’air de tenir le coup, et mon moral est bon !

Après ce ravitaillement tout va bien, les sensations sont toujours très bonnes ! Au fur et à mesure de l’ascension, je m’aperçois que les premiers signes de fatigues sont apparus pour certains … Un homme est arrêté, assis, plié en 4, il semblerait qu’il est quelques problèmes digestifs ! Je me retourne, et quel émerveillement ! Jamais je n’avais assisté à tel spectacle ! Dans une nuit sombre, avec un ciel des plus étoilé, un chapelet d’étoiles serpentent sur les pentes du Bonhomme (lampes frontales) ! Comme le disent certains cela prend des airs de pèlerinage ! J’arrive au névé (petite plaque de neige), connaissant le parcours, cela me rassure, plus que un bon ¼ d’heure et je suis en haut ! Le sentier serpente entre roches et herbe ! Cette dernière est gelée ! Je n’avais même pas réalisé que les températures étaient négatives ! Et j’arrive au Col du Bonhomme avec une certaine fraîcheur physique qui me surprend. Je continue ma route en direction de La Croix du Bonhomme. J’affectionne beaucoup cette partie, à flanc de montagne, vallonnée, mais qui affiche tout de même un léger gain d’altitude. Nous arrivons au refuge de La Croix du Bonhomme (38 Km).

Et nous attaquons la descente sur les Chapieux ! La descente est dans l’ensemble assez roulante malgré quelques petits passages techniques ! La musique arrive à mes oreilles ! Les Chapieux sont proches ! Oui, dernière épingle, et lumières, spectateurs, feux de joie, musiciens malgré l’heure tardive (3h35 du mat.), ça y est, je suis au 44ème Km ! Juste avant la tente ravitaillement, un aller Tarbes surgit, s’était l’épouse d’un Tarbais rencontré la veille au retrait des dossards, qui m’encourageait ! Et à une heure si avancé de la nuit, cela fait toujours chaud au coeur ! Par conséquent je te remercie à nouveau Christine ! La soupe est merveilleuse, les bénévoles aux petits soins pour nous, un homme s’affaire, me dit de m’assoir et me demande ce que je veux ! Il m’apporte de quoi me ravitailler correctement. Le remerciant, je reprends ma route sans trop m’attarder, car je m’aperçois que les premiers abandons ont lieu, et ne veux pas trop perdre mon temps, j’ai toujours 20 minutes d’avance sur mes prévisions !

J’attaque le Col de Seigne ! Celui-ci débute par une portion de route sur 2 ou 3 Km ! Un trou devant et derrière moi s’est créé, pour la première fois depuis le départ je suis seul ! Je suis touché par un coup de fatigue ! J’ai éteint ma lampe frontale, et dans la nuit qui m’environne, je progresse, alternant entre les périodes où je dors en marchant et celles où je suis dans l’obligation d’ouvrir les yeux pour éviter un accident ! J’arrive au sentier, nécessitant un plus d’attention qu’une portion de route, j’accélère un peu le pas afin de me réveiller ! La montée est sans grande difficulté pour ma part, certains tirent la langue ! Ce col fait partie de ceux dont on n’en voit pas le bout, mais l’ayant repéré au début du mois d’août je n’ai pas cet effet de surprise ! J’ai mal à l’estomac ! Pour la première depuis trois ans que je fais du trail, j’ai des soucis de digestion ! Ayant de plus en plus mal, je prends la décision de m’arrêter sur le côté, d’éteindre ma frontale, et de poser « une mine » ! Je repars sans grande amélioration, mais j’ai conscience que le froid y est pour beaucoup dans les soucis de digestion ! A 6h04, j’arrive au col de la Seigne (54Km), un froid me glace ! Le vent souffle fort, les quelques bénévoles du col nous disent qu’en Italie le vent ne souffle plus ! Après quelques centaines de mètres, avec le jour qui se lève, je réalise bien que le vent était toujours présent, ainsi que le froid !

Avec le jour, le soleil, les montagnes sont somptueuses ! Baigné dans cette ambiance matinale, si particulière et que j’affectionne tant, j’arrive au ravitaillement du refuge Elisabetta (58Km). Quelques militaires italiens, pas mal de bénévoles et toujours le sourire …

Je passe l’arrête du Mont Favre (63 Km) à 8h10 ! Encore habillé chaudement, avec les premiers rayons du soleil qui m’atteignent, la chaleur commence à se faire sentir ! Je remarque un couple avec un chien que j’aime beaucoup ! Je leur demande la race car je ne la connais pas ! C’est un malamut ! J’aurai appris quelque chose au moins !!

La descente sur Courmayeur, est pénible, longue, raide, technique ! Ici, il n’y a pas eu de pluie depuis quelques jours ! La poussière se soulève sous nos pas pressés, arrive jusqu’à nos narines, ce qui dérange la plupart des coureurs, moi le premier. J’arrive à Maison Vieille, le ravitaillement est un régal ! Soudain une musique orientale, je tourne la tête, et là au milieu de la montagne, à 9h du matin, une danseuse orientale ! Quel beau spectacle, tout est fait pour que nous arrêtions là, sous un tel spectacle. Gardons la tête froide ! Très rapidement, nous nous retrouvons à Dolonne, où une portion de route nous mènera à Courmayeur ! Un 4X4 me klaxonne, c’est Renato ! Il me dit qu’il s’est arrêté au Chapieux, car son genou l’empêchait de continuer ! Il me dit également que sa femme est dans la descente sur Courmayeur, et que d’ici une demi-heure, elle devrait arriver sur Dolonne ! Me souhaite bon courage, et nous reprenons nos routes, lui en voiture, moi toujours à pied ! Je suis rejoint par un concurrent de la soixantaine, avec qui j’ai fait le « yoyo » toute la nuit ! Il me dit de ne pas perdre de temps avec une douche, de juste soigner mes pieds, me changer, manger et repartir !

Courmayeur, sous les applaudissements, il est 9h55 au 72ème Km, nous sommes à seulement 10 Km de notre point de départ, à vol d’oiseau bien entendu ! J’applique les conseils ! J’ai récupéré mon sac au près de l’organisation ! Mes pieds ont déjà connu meilleur état ! Tout comme mon genou droit ! Mais bon, après ¾ d’heure de remise en état (soins, nourritures …), je reprends ma route !

J’attaque Bertonne ! Je trouve que c’est l’une des plus grosses difficultés du parcours ! Il fait chaud, le sentier est en plein soleil, il doit faire dans les 25 °C ! Au moins, je ne peux pas dire qu’il fait froid, qu’il y a du vent, décidément, jamais satisfait ! Je me sens merveilleusement bien ! Jamais je n’avais eu de telles sensations depuis le départ ! J’accélère le pas ! Je double ! Et j’arrive au Grand Col Ferret (93 Km), avec 1h30 d’avance sur mes prévisions, il est 16h !

J’attaque la descente du Ferret ! Aucune technicité, mais une longueur impressionnante, presque 20 Km de descente avant la montée sur Champex ! Un hélico tourne au-dessus de nous, en nous filmant, et se pose un peu plus loin ! Un homme est à terre, dans sa couverture de survie ! Il est déjà pris en charge ! Je continue ma route ! Je commence sérieusement à traîner la patte, mon genou me fait de plus en plus mal dans les descentes ! Juste avant d’arriver à La Fouly (102 Km), la pluie s’invite avec un gros orage ! Cela redonne un peu de panache à mes jambes, car je suis encore en short ! J’arrive à La Fouly à 17h55 ! Mon moral tient le coup ! Un bénévole me dit qu’il serait surpris que je parvienne à rejoindre Chamonix (mon 1er Ultratrail, mon jeune âge, la mauvaise météo, mon genou …). Mais bon toujours confiant, je repars en lui donnant rendez-vous le lendemain sur Chamonix !

Arrive la montée Sur Champex, et avec le doute, le sommeil, l’envie d’abandonner ! La montée me parait interminable ! Comment arrêter sans m’en vouloir ? Et ma famille, mes amis, qui me suivent et m’encouragent à distance ? Et si je chutais pour m’abîmer la cheville ? J’ai envie de dormir, mon genou me fait mal, mes pieds aussi, j’ai froid, en l’espace de 2h, le moral était au plus bas !

Quand j’arrive à Champex (117 Km), 21h06, j’ai quelques marches à monter pour arriver au ravitaillement, une horreur à ce stade de la course ! J’arrive en haut des marches, un « aller Yohan, courage » est prononcé ! Je lève la tête ! Mon regard est accroché, un sourire échangé, deux ravissantes jeunes femmes se trouvent là ! Mais mon regard est empli de désarroi ! Que faire ? Je me fais badger, demande où je peux dormir ! Je récupère mon sac au près de l’organisation ! Descend péniblement à l’endroit que l’on m’a indiqué ! Je vais me doucher ! Mon état est lamentable, il fait froid ! Je tremble ! Une vive douleur me prend à l’adducteur gauche ! Assis sur mon tabouret, je ne parviens plus à monter ma jambe gauche ! Elle ne répond plus … Dans ma tête tout est limpide ! C’est la fin de cette aventure pour moi ! Péniblement je prends une douche, froide en plus ! Mon adducteur m’empêche tout mouvement de la jambe gauche ! Je passe quelques vêtements secs et à petits pas je vais me coucher ! Il fait très chaud dans la pièce, en contraste avec les douches ! Je demande à ce que l’on me réveille dans 2h ! J’ai pris la décision de prévenir l’organisation de mon abandon à mon réveil ! Une heure plus tard je me réveille, seul ! Les douleurs sont toujours là ! Quand je suis assis ou allongé ma jambe gauche ne répond toujours pas ! Mais contre toutes attentes, le moral est là ! Je me lève rapidement, me rechange pour repartir ! Soigne mes pieds ! Je remonte manger dans cette tente où il fait encore plus chaud que dans les dortoirs ! Un photographe est là, il me questionne, lui explique mon cas, mais il reste relativement perplexe ! Je n’arrive presque plus à marcher ! Mais avec le moral je reprends mon chemin !

Il pleut encore ! La nuit est là avec le froid ! A la sortie de Champex, j’avais rejoint deux autres gars, une voiture nous suit, avec une lumière en pleine face, nous nous apercevons que nous sommes filmés !

La machine commence à reprendre une progression normale ! J’ai déjà un peu moins froid, mais les douleurs sont toujours là, je serre les dents, je suis à 41 Km de l’arrivée !

J’arrive sur Bovine ! Ascension tant redoutée ! Pour donner le ton, imaginez, une nuit fraîche, de la pluie, de la fatigue, des hallucinations, des grosses pierres glissantes tout le long du chemin et de la boue à ne savoir quoi en faire ! Ah oui, et à cela ajouter les quelques blessures (Genou droit, adducteur gauche et les pieds) ! C’est long ! Je regarde mon altimètre, il me reste 200m de dénivelé avant la Ferme Bovine ! Je n’en vois pas le bout ! Chaque rocher, arbre, prend des allures de ferme, mais non, mon alti me dit qu’il faut encore monter ! Enfin j’y parviens (dimanche 2h10, 126 Km) ! Je prends une pause de 10 minutes, mais en reprenant ma progression mon adducteur se bloque à nouveau, m’obligeant une progression à pas de fourmis, sur un sentier rendu très glissant par la boue !

J’entame la descente sur le Col de la Forclaz et Trient ! J’ai mal ! Mon genou gauche aussi commence à me tirer, ainsi que ma cheville gauche ! A plusieurs reprises, je glisse, mais j’évite la chute ! A certains passages, j’ai de la boue jusqu’aux chevilles ! J’arrive à Trient (132 Km) à 4h05 ! J’ai une démarche des plus laborieuses ! Je ne m’arrête que quelques minutes ! Demande au type qui est sur le PC de regarder où se trouve mon ancienne collègue, il m’annonce qu’elle s’est arrêtée aux Chapieux ! Je reprends ma route.

Après quelques mètres, une femme vient vers moi au pas de course pour me dire qu’il y a une équipe médicale, kiné et podologue si je veux avant de continuer ! Je lui réponds que ça va, qu’il faut juste que je relance la machine, et que dans quelques centaines de mètres tout ira mieux. De toute façon, il ne me restait plus qu’une grosse difficulté, et en suite viendrait Vallorcine puis Chamonix, et par conséquent je n’allais pas abandonner maintenant ! Ainsi elle me laissa continuer mon chemin ! Arrive les Tseppes, le dernier gros dénivelé ! Je serre les dents et parviens en haut (5h30, 135 Km) ! La descente est un vrai calvaire ! Boue, pluie, nuages mais le jour se lève ! J’arrive enfin sur Vallorcine ! La pluie cesse, les nuages ont pris un peu d’altitude ! A ce stade je sais que je vais finir malgré les douleurs …

Je continue ma progression, mon cerveau est sur off depuis Champex ! Juste avant le Col des Montets je suis rejoint par un homme Christian (Dossard 1362), que j’avais croisé sur une course dans le pays basque, il me permet de me changer les idées et je retrouve un bon rythme pendant une petite demi-heure ! Argentière, les spectateurs sont de plus en plus nombreux ! Cela me donne cœur à l’ouvrage ! Mais je dois me faire une raison, mon physique ne me permet pas d’avancer plus vite ! Chamonix me semble à l’autre bout du monde, alors qu’il n’est qu’à une dizaine de kilomètres, la fin n’a jamais été aussi proche ! J’entame la descente sur Chamonix, enfin ! L’homme qui ma conseillé à l’arrivée sur Courmayeur vient juste de me rattraper et me double, me félicitant et me disant qu’en centre ville, j’allais devoir courir ! Je recroise l’homme du ravitaillement de La Fouly, et je suis fier de lui rappeler notre conversation, et de lui dire que j’y suis parvenu, lui aussi me félicite ! Arrive les abords de Chamonix, pas mal de monde pour nous encourager, nous féliciter et nous applaudir ! Je prends un gel Coup de fouet.

J’aperçois l’entrée de la rue piétonne, où l’arrivée se situe 500m plus loin ! En effet il y a beaucoup de monde ! Je commence à courir, tout doucement ! Puis un Italien vient me prendre par l’épaule, l’émotion est au rendez-vous ! Il trottine avec moi, m’embrasse et me laisse continuer vers l’arrivée ! Je suis applaudi, j’entends mon prénom de partout ! L’émotion monte, je suis sur le point de pleurer, mais je parviens tout de même à me contrôler ! Les derniers mètres, le virage, et la ligne d’arrivée est en vue !

Photographes, caméraman, public, les bras levés je les remercie, et je franchis la ligne d’arrivée à 12h13 soit après 41h13 de course !

Dimanche 12h13 : Arrivée

Et là, plus de pile, je ne tiens presque plus debout, le photographe de Champex est là, émerveillé de me voir ici ! Il m’avoue qu’il m’avait pris pour un fou à Champex … Christian avec qui j’avais fait un bout de route au Col des Montets et que j’avais croisé sur une course du pays basque, vient m’embrasser, l’émotion à beaucoup de mal à redescendre ! Après 30 bonnes minutes, je vais difficilement me doucher, et consulter médecin et kiné !

BILAN : 158 Km, 8500 m de dénivelé positif et autant de négatif, 10 cols à plus de 2000 m, 41h13 de course – trois ampoules, une tendinite rotulienne à chaque genou, chevilles traumatisées et enflées, inflammation de l’adducteur gauche à l’insertion, inflammation des glandes lymphatiques !

Après 48h, je remarche à nouveau normalement, et la récupération est bonne ! Je n’ai qu’une seule envie, celle de remettre cela l’an prochain !

REMERCIEMENTS : A tous les sourires, les encouragements et les félicitations ! Aux tarbais, à Renato et Nicoletta, à Christian- A Dan le photographe de Champex et sur Chamonix ainsi qu’à ces collègues - A la kiné et au médecin qui se sont occupés de moi ! A tous les bénévoles et organisateurs. A Gérard et Nicole pour leur formidable accueil ! Ma famille et mes amis ! A Fred et sa femme de Running Altitude de Lourdes pour leurs précieux conseils ! Et un grand merci à ma mère sans qui je n’aurai sans doute pas pu faire cette formidable aventure dans de si bonnes conditions !

A très bientôt, Yohan (dossard 1105)
Plus de photos, de récits et de conseils sur mon site :
http://xtrmfreeman.e-monsite.com

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