Récit de la course : Ultra Trail du Mont-Blanc 2017, par cyss

L'auteur : cyss

La course : Ultra Trail du Mont-Blanc

Date : 1/9/2017

Lieu : Chamonix Mont Blanc (Haute-Savoie)

Affichage : 599 vues

Distance : 168km

Matos : brooks cascadia 10
batons leki microtrail pro
sac salomon skin pro 10+3
short salomon
Tshirt kdo MH + UTV ;-)

Objectif : Terminer

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UTMB de cyss!

Le trail et moi :


Il y a 4 ans, découverte du trail via le bénévolat (UTV 2013 : ravito + fermeture de la course! Patrick alias Samontetro, je ne te remercierai jamais assez... ^_^). S'ensuit quelques semaines plus tard mon premier dossard (un 10 km dans le Vercors : ronde du furon) et me voilà dépendant/drogué!
Deux ou trois dossards plus tard, je fais un pari complètement fou (85km et 4800m D+, Grand Duc 2014, avec Patrick sous les trombes d'eau, rencontre de quelques légendes du trail; un vrai coup de foudre ce Grand Duc). J’enchaîne alors quelques magnifiques courses (UTV 2014, MH100 2015, EB 2015 mon premier truc de fou) et je me retrouve (sans le vouloir) avec les points nécessaires pour le tirage au sort UTMB. J'ai une vision des choses plutôt "style alternatif"; je suis plus événement "off" que "grosse sauterie", je préfère les teufs entre potes que les gros festivals à 40 000 mais... l'UTMB est un truc que je considérais en 2013 comme infaisable, intouchable... et mythique... car oui il faut bien le dire, le tour du mont blanc, c'est 170 km, 10 000 m de dénivelé en une quarantaine d'heures avec les pieds! Un bon truc de malade comme j'aime (même si l'Echappée Belle n'a rien à envier à l'UTMB).
Conclusion, je m'inscris pour le tirage au sort... Tirage au sort négatif fin 2015, je décide de faire en sorte de pouvoir rejouer fin 2016, d'où ma participation à la Maxirace 2016 et au madtrail (pour "avoir les points"). Je subis mon premier abandon sur un trail fin 2016 (EB 2016)... Sur le moment, je suis presque content d'abandonner, mais un an après, je me questionne encore sur le pourquoi du comment... Aujourd'hui, je me rends compte que ce jour là, j'ai énormément appris sur moi même, sur l'ultra! En effet, c'est simplement la tête qui m'a fait abandonner ce jour là et je me promets de ne pas la laisser commander une seconde fois.

Arrive donc Janvier 2017 et le second tirage au sort. Ce coup ci (avec chance*2 du fait de l'échec l'an d'avant), je fais parti des heureux élus!
Il s'agit donc de s’entraîner un peu. Je décide de m'aligner sur le Grand Duc (mon premier amour, pas cher, roots et proche de la maison)... Pour le reste, ce sera au mieux. Le GD se passe pas trop mal malgré le peu d’entraînement et malgré la casse des bâtons à 5 km du départ. Été en catalogne sur les pentes du Canigou pour parfaire ma condition et arrive enfin la fameuse semaine.


Avant course :


Avec la petite famille, on a décidé de faire les choses comme il faut pour cet UTMB : une semaine de vacances près de Cham (logement entre les conta et Notre Dame de la gorge). Nous voilà donc sur place le lundi à 5 jours du départ; petit tour au soleil à Chamonix. Le Mont Blanc est là, majestueux; il m'attire! Semaine tranquille avec divers balades. On va voir la TDS à ND de la gorge, et le grand jour arrive finalement!
Je me fais déposer à Chamonix; il est prévu que la petite famille me voit passer sous l'appart aux contamines, puis me retrouve à l'arrivée. Je n'ai pas envie qu'ils passent leurs journées dans la voiture à faire des km pour me voir 2 min à droite et à gauche, et pendant mes ultra, j'aime les savoir tranquillement posés.
Une heure avant le top départ, c'est à dire à 17h30, me voilà sur la ligne de départ. J'ai l'impression de ne pas être très bien placé, et au bout de 2 min d'attente je me dis "plus jamais ça...". En effet, c'est proche du cauchemar; 30 cm sur 30 cm pour poser les fesses et attendre une heure... Grrr... Attente interminable entre un asiatique, un suédois et un autre français. Au niveau de la forme, je ne sais rien de mes jambes et je suis un peu brassé au niveau du "bide", de la même manière que ma première "Échappée Belle".


La course :


Le départ arrive enfin!! La musique et tout ça, et bim c'est parti!
Étonnamment je passe très vite la ligne de départ et je cours quasi tout de suite. Je me dis que mon positionnement devait être pas mal finalement (on m'avait promis 10/15min pour sortir de Chamonix). :-)
Le départ de l'UTMB est décrit par certaines personnes comme mythique. Je dois dire qu'ils ont raison! Il y a une foule inimaginable (de Chamonix à Les Houches) qui acclame les coureurs; un sentiment indescriptible me submerge en courant au milieu de cette foule... Dans le premier virage, je repense à mon bénévolat lors de l'UTV à peine 4 ans avant, j'ai du mal à croire au chemin parcouru.
Conclusion, je pars comme un allumé, trop vite mais ce n'est pas grave; je suis content, je profite de l'instant présent. Les jambes sont là. Par contre, je suis toujours un peu brassé, ce qui n'est pas très très bon mais je me dis qu'à l'échappée belle 2015 ça m'avait réussi (j'avais finalement fini la course en 51heures!).

Après les houches, première montée... toujours trop rapide, mais j'y vais; la stratégie que j'ai prévu est d'aller (relativement) vite jusqu'à ND de la Gorge, et ensuite de lever le pied jusqu'au grand col ferret, afin de descendre ce col pas trop lentement, et de finir les 3 dernières bosses en mode "finisher" ;-)
Les jambes sont pour l'instant présentes mais j'ai toujours ces problèmes d'estomac : je suis brassé, l'estomac se tord par moment.


Après cette première montée, faut recourir, et cela jusqu'à ND de la Gorge, je le sais et là je suis pas bien... Je souffre, j'ai mal au bide, et je suis bien au dessus de mon rythme d'ultra habituel. C'est bien trop plat pour moi!! Trop roulant!! Menfin bon, les km passent comme ils peuvent; la nuit est tombée; j'ai passé saint gervais (arrêt rapide), j'arrive aux conta en surrégime, j'ai toujours mal au ventre, j'ai l'impression d'avoir le rythme cardiaque qui part en sucette mais je m'alimente pas trop mal et je bois. Je doute fort; la tête ne va pas bien; je sais que je vais passé sous l'appart; je sais déjà que je vais décharger mon "pas bien" sur ma chérie, Sabine (je vais aller jusqu'à lui dire que je me demande si je ne vais pas abandonner, je lui dis je repars et au pire tu viendras me chercher à Courmayeur); Ca ne va pas la rassurer, mais je me dis aussi que les kikoureurs vont avoir les mots qui vont bien à son égard (merci à vous!). Puis normalement, le rythme devrait baisser après ND de la gorge. J'ai malgré tout un peu peur que la montée m'achève.

Par ailleurs, mon abandon à l'EB 2016 est là dans ma tête et il est hors de question que j'abandonne à cause de la tête. Donc si arrêt il doit y avoir, ce sera soit sur pépin physique soit sur "hors délai".

Notre Dame de la Gorge est enfin passée. La première vraie et grosse montée arrive. Le rythme autour de moi chute littéralement; vu la densité de coureurs, je décide de suivre ma stratégie : baisser de rythme moi aussi et ne pas s'affoler, surtout que j'ai le bide qui me gêne toujours fortement.
Je suis donc la foule sans doubler, j'ai l'impression de monter en sous régime et le moral revient un peu... Il fait un peu frais mais c'est raisonnable. On passe le sommet du bonhomme, puis s'ensuit la descente sur les chapieux. Les crampes d'estomac me gênent plus fortement dans la descente, mais les coureurs descendent en mode tortue, donc je suis à très petit rythme et je trouve donc une aisance (bien loin de mon surrégime des contamines).
Ravito aux chapieux, rapide mais efficace, il y a des barres, de la boisson isotonique, des trucs sympa à bouffer (saucisson & co) et me voilà reparti. Je discute un peu et go pour le col de la seigne. Interminable, légèrement enneigé sur le sommet mais surtout magnifique avec le petit jour qui arrive. En haut j'ai froid et je redescends direct de l'autre coté, en ITALIE. Je suis bien content qu'on évite les pyramides même si sous la neige, ça a l'air magnifique, et je sais que c'est un terrain qui m'aurait (je crois) avantagé par rapport aux autres concurrents à mes cotés.


Dans la descente vers le lac Combal, j'ai toujours des crampes d'estomac mais plus espacées. Je vais déjà beaucoup mieux, le chemin est encore long, mais la tête est bien revenue. Je mesure la chance que j'ai d'être là, en bonne santé; j'ai comme souvent en ultra une pensée pour certains de mes proches disparus (Saloperie de maladie Gérard!!!). Le ravito du lac Combal passe vite, les arêtes Favres sont là, l'helico "officiel" nous filme et petit à petit j'arrive au dernier ravito avant Courmayeur, Col Chécrouit. Ma petite expérience du trail et ma phobie des grosses foules m'incite à profiter de ce superbe ravito.

 

On est superbement accueilli; à ce moment là il fait grand beau, et on me propose un superbe plat de pâtes. Je mange celui ci sur une table de pic nique en plein soleil avec une vue à tomber par terre (merci la vie) et go pour la grosse descente casse pattes avant Courmayeur.

 

Dur, raide, interminable, et voilà Courmayeur. Je récupère mon sac d’allégement; jusqu'ici je n'ai rien utilisé de mon sac (grâce aux ravito fournis en barre & co) et donc au final je ne change que de T Shirt l'histoire de dire. C'est un peu le bordel au ravito, je fais donc le plein d'eau et me sauve très rapidement.



Courmayeur est une très jolie ville et je repars tranquillement, sous la chaleur vers le refuge Bertone. Grosse montée qui fait mal à ce moment là et il reste encore 80 ou 90 km, ce n'est pas rien!! mdr  Arrivé au refuge, je profite du ravito, je fais une petite pause et me voilà reparti. Je commence à croiser toujours les mêmes personnes, je trouve les étrangers pas très ouverts mais bon... ce n'est pas une course à saucisson lol! Petit à petit on avance... Refuge Bonatti sous mes yeux, le vent se lève, le froid est là, je m'habille dans celui ci. J'hallucine sur un gars qui a un peu mal au ventre et qui demande des medoc au secouriste qui est là. Je pense à ma manière de gérer mes crampes (qui ont quasi disparu à ce moment là); jamais je ne demanderais ou prendrais un medoc sur une course.
Me voilà désormais en route pour Arnuva.

Juste avant le ravito d'Arnuva, je sens qu'on se prend un gresil et le froid; je me dis que le Grand  Col Ferret, sommet de cet UTMB (à 2600 m) va faire mal! Effectivement, au ravito, on nous dit, équipement chaud obligatoire (et surpantalon). Au moins il va servir je me dis! Je m'habille et hop c'est parti pour cette sacrée montée.


A peine 200 m après être reparti, je me caille bien; il pleut/gresil il fait très froid et c'est un champ de boue. Je vois un gars sans bâtons qui essaye de monter, et hop glisse puis réessaye de monter et reglisse. Je ne peux m’empêcher de me marrer et  je me dis que le pauvre n'est pas arrivé...
Je prends un petit rythme et essaye de ne pas le quitter. Je n'ai pas mis les surgants (seul chose que j'ai laissé dans le sac) et je m'en veux car ils auraient été bien utiles (quel con je suis!). J'ai les pieds qui gèlent.. Grrrr Brrrr.. Bourrasques de vent, neige, boue, froid et brouillard sur la fin de la montée... Dantesque!!! Je suis même étonné qu'ils nous aient laissé repartir d'Arnuva (ca m'étonne de Mme Poletti).
Finalement, le sommet passé, la suisse est là et le temps change brutalement sur ce versant de montagne.  Le temps est meilleur, je trottine et je prends un rythme correct pour cette très longue descente jusqu'à La Fouly. Je n'en ai pas parlé jusque là mais je suis très largement sous les barrières horaires. Je ne me fais donc pas trop de soucis pour ce point. Le seul truc qui m'inquiète maintenant c'est la gestion de la fatigue; j'ai déjà passé une nuit blanche, il en reste une à faire, et ça avait été tellement difficile à l'Echappée Belle...

Je me ravitaille bien à La Fouly. Ils ont de la viande séchée d'une qualité exceptionnelle, les bénévoles sont super sympa et je profite donc bien des échanges à ce moment là!! En repartant de ce ravito, je sais que normalement, ça devrait le faire... et même si la pluie est sur le point de nous tomber sur la gueule, je suis plutôt en forme moralement (avec le sourire)!! Je retrouve quelques kikoureurs, et ça, c'est vraiment bon pour le moral!! Me voilà donc désormais dans une attitude de finisher! Je sais que derrière les écrans personne ne doute de mes possibilités, à ce moment là, je mesure une nouvelle fois la chance que j'ai.... d'être là, en vie et en bonne santé, avec tout plein de personnes qui me suivent (et qui spamment la touche F5/Actualiser sur leurs claviers). On tombe sur un ravito sauvage tenu par des enfants à peine plus âgés que les miens (autour de 10 ans). Je ne peux que les remercier et profiter de leur bon café. Je pense à mes grands garçons et à ce que je veux leur transmettre (essentiellement l'amour des grands espaces et notamment le truc qui fait que quand on arrive à un sommet/point de vue, on est complètement submergé par une sensation de bien être et de plénitude indescriptible...).

J'arrive finalement à Champex. Je décide d'y faire une vraie pause et de couper/dormir. Je mange, fais le plein des flasques et j'essaie d'aller dans la tente dodo... 30 min plus tard, je ne dors pas et je décide de repartir. Je suis congelé!!! Les pieds sont des glaçons, et cela même après avoir recouru  10 min. (cf épilogue : Est ce là que je me suis gelé les doigts de pieds?)

Je repars donc et gogo pour les 3 dernières grosses bosses. On est dans un champ de boue, je n'ai pour ainsi dire plus de forces mais je marche tel un robot... pour finir... mode finisher "on"! On ne voit aucun paysage, je ne vois pas non plus les étoiles mais l'important est désormais ailleurs. Je remercie les bénévoles qui traînent (seul au monde) à droite et à gauche. J'essaie d'échanger, mais si on excepte les quelques kikous rencontrés (toujours super ouverts), je ne tombe que sur des étrangers fermés comme des moules pas fraîches!

Pas à pas, un pied devant l'autre, me voilà à vallorcine avec le petit jour!!! Je suis en mode zombie mais je sais que sauf blessure plus rien ne m’arrêtera! Je suis donc fatigué (mais pas tant que ça comparé à l'Echappée Belle) et je suis surtout heureux d'être là, en bonne santé, et prêt à en finir. Le ravito de vallorcine est loin d'être intimiste, mais ça ne me dérange pas. Je fais le plein de barre, je réponds à une demande d'interview pour une TV et me revoilà reparti avec le petit jour.

Comme toujours le jour me réveille et le beau temps est là. Je vois la neige sur les sommets, je pense à ma petite famille et je sais désormais que ça devrait le faire (sauf blessure). Je décide d'assurer, comme j'ai toujours fait sur les courses longues.
Je passe très vite le col des montets. Cette section passe vite car je suis avec des gens (français) très très sympa. Je pense à Sabine qui va devoir s'activer et gérer la fin de la location BnB alors que moi je suis paisiblement dans mon délire de psychopathe. :-))
On passe le col et je m'attends donc à une montée direct vers la flegere comme détaillé par Mme poletti. Mais en fait non!! On se tape une descente bien technique dans des blocs de fou. Ça me rend dingue et par moment je me demande si je ne me suis pas écarté du bon chemin. Finalement vient un faux plat et une montée sèche vers la flegere.

On sort de cette "putain" de foret et on découvre le soleil et les montagnes qui se dégagent des nuages... Une vision qui n'existe que dans les rêves!!!
Enfin la flegere : un ravito super sympa, un peu plein mais avec des bénévoles comme on en fait peu... Je ne peux que les remercier (surtout quand je pense au nombre de personnes qu'ils ont vu défiler)!
On repart de là en sachant que ça y est, Chamonix est à portée de main. La sensation intérieure est indescriptible; je sais que je vais finir ce truc de dingue!!! Trop fier!!! Mes enfants et Sabine seront là, ce qui est quasi la première fois sur un ultra!! Je sens l'émotion en moi et je ne veux pas tout gâcher; je décide donc de descendre tranquille et je me mets à échanger avec Sabine afin d'être sur qu'elle soit là et afin de finir avec les enfants (j'en ai l'envie!!).
Je profite... Le panorama est purement hallucinant... Le Mont Blanc est là, couvert de blanc suite aux 2 jours de précip, et c'est trop beau. Je vois qu'autour de moi les gens sont sur une autre planète. Les morts revivent, me doublent comme des avions de chasse...

 

De mon coté, je remets en ordre mes cheveux ^_^

Et je pense une nouvelle fois au chemin parcouru les 4 dernières années, j'ai une grande émotion en me remémorant les disparus trop tôt (mon père!! mais aussi Carine ancienne collègue/copine de boulot!!! et plus récemment Gérard...). J'ai presque peur de le dire car je ne le montre jamais mais à ce moment précis je suis au bord des larmes. L'émotion est bien là, j'entends le speaker au loin, et j'aime cette sensation... Je sais aussi que mes amours (mes 3 enfants et Sabine) m'attendent... Que dire de plus que ça... Je n'ai pas envie que ça se finisse!
J'arrive dans Chamonix, les gens m'acclament, il fait beau.. Je sais qu'avec la fatigue ça va être émouvant. C'est pour toutes ces raisons qu'on devient accroc... Je profite du moment et cherche en même temps mes enfants et Sabine. Mais putain!!! Je l'ai fait!!! 170 km et 10 000 m de d+... C'était pourtant pas bien parti!! L'humain a des ressources inimaginables.

Tout d'un coup, je découvre Sabine, caméra à la main et mes enfants, qui finalement ont accepté de courir avec moi les derniers mètres. Je sais que beaucoup de mes proches (et amis et collègues plus ou moins proches) me suivent et vont pouvoir profiter de ce moment. Je prends mes enfants avec moi, je les trouve (comme Sabine) super excités. Ils courent, ils volent plus vite quejamais. Et la ligne arrive.... Je passe la ligne! Photo, bisous à Madame, et voilà c'est fini.... presque trop vite finalement...


Pfff... Je suis fier, étonné de la perf. Le temps est ce qu'il est, je sais que je peux faire beaucoup mieux mais l'important est ailleurs...


Bilan :

Une belle course malgré ce qu'on dit... Je pensais ne pas apprécier car trop "star system" et au final j'ai kiffé... au point que j'aurais presque envie de m'inscrire pour une seconde fois... Rien à redire sur l'orga.. Contrairement à ce que j'ai pu lire à droite ou à gauche les ravito sont (du moins pour le milieu du peloton) très bien gérés. On sent qu'il y a du monde mais c'est au top. Pas de mauvaises surprises similaires à ce que j'ai pu vivre à l'EB 2016 (plus de pâtes au pleynet à partir de 2h30...). L'ambiance avec les coureurs étrangers n'était pas aussi bonne qu'imaginée mais c'est le seul bémol...

Niveau physique, 2 jours après, 0 courbatures, juste les doigts de pieds engourdis (gelures? ou autre chose?) et 1 mois après me voilà reparti pour les Gresivaudan Xpress, un des grands événements de septembre/octobre sur Grenoble.

Merci à tous de m'avoir encouragé, et bien sûr un spécial merci à mes "très proches" d'avoir subi mes entraînements et mon stress d'avant course... J'aime la montagne, j'aime la vie et même si je râle beaucoup sur la connerie humaine, j'aime l'humanité...

6 commentaires

Commentaire de BOUK honte-du-sport posté le 01-11-2017 à 14:07:29

Tu es un grand champion !!!

Commentaire de Noruas posté le 03-11-2017 à 07:54:15

Tout a fait !
Nous feras tu une séance de dédicace à la prochaine SSEX ?

Commentaire de Benman posté le 01-11-2017 à 15:09:34

Merci pour ce texte qui servira à beaucoup d'autres. C'est marrant, j'ai aussi les doigts de pieds engourdis par moment depuis un ultra cet été sur Cham'... Pourtant il faisait beau. Bravo pour ta course.

Commentaire de Fredo2l_Esterel posté le 01-11-2017 à 15:37:52

Un plongeon ds l aventure de cette été bravo a toi!! On la mérite cette veste :))

Commentaire de JLW posté le 01-11-2017 à 18:03:25

Je n'ai qu'un mot à dire ... bravo Cyrille. Et puis si, un 2eme petit mot, bien que je n'ai fait "que" la CCC, j'ai retrouvé qq souvenirs dans ton récit, merci :)

Commentaire de samontetro posté le 03-11-2017 à 18:42:53

Le "tour de la grosse Montagne"... en lisant ton récit j'ai revécu beaucoup de choses que je n'ai connues que sur cette course, cette introspection profonde qui accompagne le traileur le long de ce sentier. Pourquoi celui-ci spécifiquement ? Tu me le diras peut être.
Quel chemin parcouru, depuis ce lointain débalisage nocturne de l'UTV sous l'orage où dans la côte tu nous laissais décrocher les balises pour essayer de reprendre ton souffle :-). Imaginais tu que ce soir là tu venais de pousser la porte d'un truc qui allait t'emmener très loin... et le voyage n'est pas fini!
Même si je savais que tu la bouclerais cette grande boucle, c'était un pur bonheur de suivre ta progression. Bravo Cyrille!

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