Récit de la course : 100 km de Millau 2012, par karma-b

L'auteur : karma-b

La course : 100 km de Millau

Date : 29/9/2012

Lieu : Millau (Aveyron)

Affichage : 666 vues

Distance : 100km

Matos : Nike Vomero

Objectif : Terminer

4 commentaires

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Vive la soupe, vive le Yaourt à boire

Prélude

 

24 septembre 2011, dans la salle des fêtes de Saint-Rome de Cernon, vers 17 heures, je décide d'arrêter mon 100 km au bout de 60 kilomètres. Sale défaite ? Je préfère mettre un terme à presque deux ou trois heures de vomissements répétés depuis le passage du Marathon à Millau. Pourtant je n'ai rien vu venir. Juste la prétention d'avoir légèrement accéléré et d'avoir fait les 42 km en 4 heures. Je voulais simplement améliorer mon temps de 10 heures 39 lors de ma première participation en 2007. J'avais basculé en 4 heures 6 (mon meilleur temps sur cette distance est de 3 h20).

Il faisait très chaud ce jour là. J'ai "improvisé" mon hydratation avec une poudre dosée à 17 grammes pour 500 ML. Le seul problème de taille est qu'au bout d'un moment, ma gourde étant portée à la ceinture, le liquide se transformait en une espèce de mousse dégueulasse dues aux secousses. Mon estomac ne vidangeait  plus cette sorte de MIR vaisselle. Résultat une vidange expéditive devant la structure gonflable "Conseil Général de l'Aveyron" au Parc de la Victoire. La même chose à Creissel, au viaduc, à Saint-Georges, puis comme le petit poucet jusqu'à Saint-Rome de Cernon. Impossible de me réhydrater. Je suis obstiné mais pas complètement fou. J'ai donc préfèré arrêter. Quelle déception après m'être entraîné durant 13 semaines et plus de 1200 KM. Tout ça pour ça. 

Après avoir digéré cette course, je décide fin novembre de m'inscrire pour l'édition 2012. Plus que 10 mois à attendre. 

 

De décembre à juin, je fais 200 km par mois. Puis à partir de juillet et durant 13 semaines, je reprends mon plan d'entraînement fait sur mesure. Il y a notamment 7 semaines à 6 sorties pour 7 jours, de la résistance douce, beaucoup d'endurance, des côtes, des descentes etc. Je m'hydrate régulièrement car il fait très chaud à Toulon. Le 26 septembre après une dernière séance de 40 minutes à 65% de ma FCM me voilà fin prêt. J'ai fait plus 2500 km depuis le premier décembre en conciliant vie familiale et vie professionnelle. Mais quelle joie de courir ! 

 

Nouveauté pour 2012 : mon beau-frère américain Richard va m'accompagner sur mon beau VTT de 20 d'âge. Carole mon épouse et Arthur mon fils seront également présents sur le bord de la route pour nous encourager. MERCI et encore MERCI à vous trois.

 

La course

 

Le 29 septembre 2012, 10 heures du matin, avenue Jean JAURES :  c'est enfin le départ. Je ne suis pas au top de ma forme. Depuis la veille, j'ai un peu mal à la tête. Le premier kilomètre est fait au ralenti. D'après plusieurs spécialistes, c'est celui où on dépense le plus d'énergie. Donc économie, économie.

A Aguessac, j'ai la joie de retrouver Richard sur mon beau VTT. Nous n'avons jamais couru ensemble. Mais tout se passe bien. Pour la première fois en course, je cours avec mon cardiofréquence. Je veille à ne pas dépasser une certaine fréquence. Je m'arrête environ toutes les 30 mn. Dans les côtes, j'alterne marche et course. Je remarque que mon coeur bât plus vite de 10 pulsations qu'à son habitude. Je m'alimente et m'hydrate régulièrement. J'absorbe environ 500 ml par heure. Je fais le marathon en 4 heures 17. Mon plus mauvais temps ! Mais cette année, je veux finir. 

Il ne reste plus que 58 km et le plus dur reste à venir : des côtes, la pluie, le froid.

Richard assure comme un malade. 

Je grimpe la côte du viaduc à mon rythme. Au moment de la bascule à 50 km, une pluie froide se met à tomber accompagnée d'un vent latéral très violent. La route est trempée. Tout cela donne du peps  à cette aventure incroyable. Voyons le  bon côté des choses, il fait moins chaud ! 

A Saint-Georges petite pause pour enfiler une veste anti-pluie. La température a beaucoup baissé. Le passage jusqu'à Saint-Rome est comme toujours long et monotone. Je fais du 10 km/h en moyenne. Au 60 ème kilomètre Carole et Arthur sont là au bord de la route sous leur parapluie. Nous leur faisons juste un sourire. Je ne peux m'empêcher  de penser à l'année dernière en voyant la salle des fêtes sur ma gauche. Cette fois-ci hors de question de m'arrêter. Nous grimpons Tiergues en utilisant la méthode douce (mais ferme). J'ai le plaisir de descendre vers Sainte-Affrique à un bon rythme. Toutefois, comme en 2007, je ne supporte plus l'eau et le sucre. Rien que l'idée d'en avaler me donne la nausée. Je commence à m'inquiéter. Au gymnase de  Sainte-Affrique, j'ai l'immense joie de voir, Carole, Arthur, Isabelle (ma soeur) et Christian (mon beau-frère) venus spécialement de Toulouse (malgré la pluie battante). Cela fait 7 heures 24 que la course a commencé. 

Je décide de prendre de la soupe chaude et du Yop et là un miracle se produit. Mon corps se décrispe instantanément. J'en reprends un verre. C'est magique, à croire que Panoramix l'a préparée.

Après environ 15 minutes, nous repartons vers Millau. Plus que 29 kilomètres et surtout la côte de Tiergues à gravir dans l'autre sens. En sortant du gymnase, le froid me saisit. Je claque des dents. La pluie redouble d'intensité. Très vite, ma température corporelle augmente avec l'inclinaison de la pente.

Nouveau verre de soupe en haut de la côte, puis nous basculons vers Millau. Et là, je mets le turbo. Mes jambes répondant bien, je continue sur ce même rythme (environ 12 km/h) jusqu'à Saint-Georges. Je ressens les bénéfices de mon entraînement. Pour la première fois de la journée, je peux enfin courir librement (sans regarder le cardio). Il ne pleut plus.

La nuit tombe très rapidement. La montée du viaduc se fait presque dans le noir total. Je réduis l'intensité car le pourcentage est important. Richard est toujours près de moi. Il assure comme un prince. Il m'encourage, est aux petits soins.

Au pied du viaduc, en voyant Millau, il me pousse des ailes. Je descends à bloc en 3,5 au km. Je fais un petit calcul dans ma tête. D'une part, je peux finir en moins de 10 h39 (mon record)et d'autre part je peux faire moins de 10 h30. Donc pas le temps de flâner. 96, 97, 98, 99, j'essaye de maintenir ce rythme car la barre des 10h30 arrive dangereusement. Au bout de la ligne droite, Carole, Arthur, Isabelle et Christian hurlent. Malgré un début d'asphyxie, je continue à maintenir la cadence. Plus que 5 mètres… Un grand flash pour la photo finale. C'est fait en 10 heures 29 minutes et 28 secondes. Je plane littéralement.

 

Un grand MERCI à Carole, Arthur, Margaux, Isabelle, Christian, à tous mes ami(e)s, copain(e)s qui m'ont soutenu et surtout à RICHARD (You are the best !).

 

PS : Remerciements spéciaux à celles et ceux qui ont préparé la soupe chaude Clin d'œil

4 commentaires

Commentaire de CROCS-MAN posté le 04-10-2012 à 09:13:32

Super chrono, BRAVO

Commentaire de diegodelavega posté le 04-10-2012 à 10:16:11

Bravo !! Une très belle fin de course ... et à l'arrivée l'objectif avec le plaisir ... que demander de plus ?

Commentaire de monique13 posté le 04-10-2012 à 13:53:30

super chrono et bravo pour votre course

Commentaire de lapinouack posté le 05-10-2012 à 07:42:38

bravo :)

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