Récit de la course : 100 km de Millau 2005, par kire

L'auteur : kire

La course : 100 km de Millau

Date : 24/9/2005

Lieu : Millau (Aveyron)

Affichage : 2814 vues

Distance : 100km

Objectif : Pas d'objectif

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100km de Millau

Enfin me direz vous, enfin je l’ai pondu ce CR, mais c’était tellement beau , et puis Millau vous laisse des souvenirs impérissables, alors pas de craintes, j’ai rien oublié. Autre chose dont je me souviens d’ailleurs sur ce 100 bornes c’est qu’une fois que vous franchissez la ligne d’arrivée, vous pensez déjà a la prochaine édition.

L’aventure commence le matin même, bonne lecture…….



Il est 5h30 en ce 24 septembre lorsque le réveil retentit m’extirpant de mon sommeil, voilà on y est, c’est le jour J, le jour de mon premier 100 bornes, Millau !!
Petit passage sous la douche, et je me prépare un petit déjeuner assez copieux, pain, jambon (2 tranches), fromage, yaourts et un thé. Je finis de faire les derniers préparatifs, je compare avec ma liste, je pense n’avoir rien oublié, je me prépare 1 litre d’eau coupée à la Sporténine que je boirais sur le trajet. Nicole, mon épouse, est prête aussi, elle sera mon suiveur officiel. Après ouverture des volets, je me rends compte que c’est une belle journée qui se dessine mais on est ici à 150 bornes de Millau, cela peut changer. Le rendez vous étant fixé à 7h devant la maison on attends à présent le reste de la troupe dont voici la composition :
-Stéphanie (sœur de mon épouse) inscrit sur marathon, son premier.
-Joël (mon frère) inscrit sur marathon, son premier lui aussi.
-Christelle (épouse de Joël) suiveur vélo.
-Séverine (ma sœur) qui assurera l’assistance en voiture.
-Marco (époux de Séverine) suiveur vélo.
-Lunéo inscrit sur le 100km.
-Jean Philippe (cousin de Lunéo) suiveur vélo.
Avec nous deux, cela fera 9 membres de la team « Planète jogging » en déplacement à Millau, tout le monde a son tee-shirt floqué aux couleurs du forum.

Toute l’équipe est au rendez-vous à l’heure prévue, il est 7h10 lorsqu’on quitte Lunel, direction Millau. Le voyage se passe sans aucun problème et quand on entre dans Millau il est presque 9h, il est tant de s’activer un peu surtout que les places sont chères aux abords du parc de la victoire. On arrive tant bien que mal à garer les véhicules, on prépare les vélos, et vite direction la salle pour le retrait des dossards et le pointage. Une fois cela fait, on s’aperçoit qu’il ne nous reste pas tant de temps que ça puisque le speaker commence un décompte de 10 secondes pour les derniers pointages, c’est hallucinant de voir le nombre de participants sprinter pour aller se faire pointer juste avant de faire 100 bornes, les vélos viennent eux aussi de partir en direction du premier ravito où se fera la jonction avec leur coureur, il est 9h30.
On fait la connaissance de Karbone, on se souhaite mutuellement bonne chance et peut être à l’arrivée autour d’une mousse. Séverine prend la dernière photo des coureurs de la team avant le départ puis on fait comme les autres, on se met à la queue en attente de la procession qui nous mènera du parc à la ligne de départ. Sympa cette idée du défilé rituel, ça dégourdit les jambes pour les uns, ça évacue le stress pour les autres, bref tout le monde y trouve son compte. Lorsque le cortège stoppe sa marche sur la ligne jaune, il est 9h50, plus que 10mn d’attente et nous sommes en queue de peloton, ça c’est pas trop grave, c’est tout de même un 100km. J’essaye de repérer les meneurs du forum team Heubi, sans succès, j’étais loin de me douter à ce moment là qu’ils étaient tous sur la ligne de départ pour la photo.

Bon….ben…..c’est l’heure, le speaker entame le décompte final (décidément c’est de coutume ici !!) 10…….9…….Lunéo revient in extremis d’une vidange express…..8…….7…..je rajuste ma casquette……6……..5……je contrôle une dernière fois que mon dossard soit bien agrafé……4……3……2……même pas peur !!!.......1…….0….C’est parti, sur les platines de la sono démarre alors « Jump » de Van Halen et des tonnes de confettis et paillettes retombent en pluie sur les participants (enfin surtout les premiers), rien qu’en y repensant j’en ai encore les frissons !! Vu qu’on est dans les derniers on marche pour l’instant, on décide de démarrer notre chrono en passant la ligne jaune pour avoir notre temps réel. On commence à trottiner et voilà la ligne de départ (environ 1mn30 de décalage), cette fois ci c’est bel et bien parti.

Le premier kilomètre est fait très tranquille, on double pas mal de marcheurs, et c’est seulement à la sortie de la ville que l’on peut prendre notre rythme de croisière. On dépasse à moment donné une tête qui me dit quelque chose, surmonté de petites lunettes noires avec le dossard 67. « 67….comme mon département !! » c’est Cagouille67, je me présente à lui, j’en profite pour lui demander si les meneurs avaient un signe de reconnaissance quelconque, il me réponds qu’ils sont habillés d’un débardeur Mizuno avec l’inscription meneur en telle ou telle heure, et qu’ils se trouvent tous devant. Après s’être mutuellement souhaité bonne chance, je repars car j’ai déjà 100m de retard sur les trois autres. On atteint le premier ravito à Aguessac en 44mn, avec Lunéo on souligne aux deux novices du marathon l’importance de bien se ravitailler, on repart après 2mn de pause, les vélos ne devraient plus être trop loin. Effectivement on les rejoins 200 à 300m après en décalé par rapport aux dossards. Christelle, Nicole, Jean-philippe et Marco se mêlent à nous, la team Planète jogging est au complet, on prend ensemble la direction du prochain ravito à Rivière sur Tarn au km 11.


On court à 10km/h de moyenne selon nos cyclistes, tout le monde est bien, il fait quand même de plus en plus chaud, on arrive à Rivière sur Tarn en 1h19, je prends une pâte de fruit, bois deux gorgées de Sporténine initialement placé sur le vélo, un peu d’eau et c’est reparti. Le soleil tape fort maintenant, je décide de changer mon tee-shirt qui est trempé, Nicole sort mon débardeur et je prends aussi le tube de vaseline pour m’en mettre sous les aisselles, un p’tit coup de serviette pour éponger la sueur (ah…c’que c’est bien de tout avoir sous la main !!!) et je repars, les autres ont pris un peu d’avance mais je vais pas forcer, je reviendrais doucement.

Passage au 3éme ravito à Boyne en 1h45. On s’attarde un peu plus sur celui-ci (5mn environ), on se mouille bien de partout, ça fait du bien car la chaleur est bien présente maintenant. Le rythme est régulier, c’est à ce moment qu’on rejoint le premier meneur, celui en 16h qui est Tonio, vu qu’il ne s’était pas recensé sur la liste des partants pour Millau, et que je n’avais de lui que des connaissances virtuelles, je ne savais pas que c’était lui, bien dommage car je n’aurais pas manqué de le féliciter pour son énorme travail de calcul des temps de passage pour les meneurs, tant pis ce sera pour la prochaine fois. C’est à l’approche du Rozier que l’on se rend compte que Stéphanie a décroché, les deux filles partis devant remplir les bouteilles d’eau, je demande à Marco d’aller jeter un œil. Il ne revient pas avec de bonnes nouvelles, elle est malade, certainement un début d’hypoglycémie. C’est Nicole qui la rejoindra quelques temps après pour la soutenir. Arrêt au ravito au Rozier en 2h14. On prend notre temps sur chaque ravitaillement, chose plutôt rare je n’ai pas l’air de trop souffrir de la chaleur, tant mieux profitons en. La côte de Peyreleau est avalée en trottinant, ça va elle est courte. Le ravito du 25éme km est atteint en 2h43, tranquille pour l’instant Pas pour tout le monde puisque Joël est obligé de stopper à son tour suite à une douleur persistante dans le mollet droit, l’équipe se décime petit à petit mais avec Lunéo on continue et on passe à La Cresse en 3h20, j’en profite pour prendre une pastille de sel sur ce ravito. Toujours sur le même rythme (10km/h) on atteint Paulhe en 3h45, c’est ici que Séverine attends en voiture les deux marathoniens pour les rapatrier, on s’y arrête 5 bonnes minutes. On court légèrement plus vite maintenant en direction de Millau, on parvient au nouveau ravito (à en croire le coureur derrière moi) de millau plage en 4h20, on se rafraîchit un peu puis on repart vers le parc de la victoire pour boucler le marathon, à ce moment Nicole nous rejoint au terme d’un bel effort cyclable, nous annonçant que finalement nos 2 marathoniens avaient décidé de terminer (ils finiront ensemble en 5h40), cela nous fait plaisir et on repars de plus belle. Voilà la salle et le passage au marathon en 4h45, je me dis qu’on est toujours dans les temps de passage du Squale en 12h, on prends bien notre temps sur ce ravito (10mn) avant de repartir, c’est maintenant que tout va commencer !!
Même si tout va bien, on est repris de volée par la côte du viaduc, on ne peut courir que 2 ou 3mn, le reste sera fait à la marche, les suiveurs peinent eux aussi et sont derrière, à l’approche du sommet on se remet à courir, voilà la bascule, on entame la descente vers St Georges, on vient de passer le km 50, mes cuisses se durcissent et j’ai soudainement des débuts de crampe, je ne m’arrête pas et elles disparaissent petit à petit, mais je sais maintenant que je n’ai pas intérêt à m’arrêter trop longtemps. Voici St Georges de Luzençon au km 52 passé en 6h19. Lunéo me fait part qu’il n’est pas au top, il souffre de problèmes gastriques et ne peux avaler grand-chose.
On stagne sur ce ravito, je redoute un peu pour les crampes mais faut bien reprendre des forces, on retrouve ici Karbone qui nous explique avoir été victime de crampes mais finalement être repartis au courage et il s’en va juste devant nous. A peine avant nous fait 500m que l’on voit se profiler à l’horizon le premier coureur, je scrute pour essayer de reconnaître Bruno, en fait je le reconnais juste quand il nous croise, bien concentré le Bruno, escorté comme un président, c’est sûr il va aller au bout, un p’tit mot d’encouragement et on continue notre marche en avant. Ravitaillement 12 au km 57 passé en 6h56, on s’arrête aussi, de toute façon pour l’instant on n’en a pas sauté un, comme ça pas d’jaloux !! Même si je sens monté les crampes lorsque je m’arrête, elles s’atténuent bien en courant, ça va bien pour le moment, par contre cela ne s’arrange toujours pas du côté de Lunéo qui n’avale pas grand-chose. Le dernier ravito avant la côte de Tiergues est au km 60 à St Rome de cernon (désolé, là j’ai oublié de biper) et même s’il est bien rapproché du précedent on s’y arrête pour prendre des forces car le prochain est au sommet de Tiergues. Voilà on y est, les vaillants suiveurs sont avertis….elle est ici la méchante cocotte !!! On s’était déjà mis d’accord avec Lunéo sur un point si on arrivait ensemble jusqu’ici, on monterait Tiergues en totalité à la marche, du moins à l’aller. Et c’est ce qu’on fait, faut dire que pour la courir faut en vouloir, je marche assez rapidement, non pas pour me détacher du groupe mais parce que je ne veux pas trop laisser mes cuisses se refroidir et parce que ce rythme me convient parfaitement, Lunéo et les cyclistes n’ont qu’une petite centaine de mètres de retard et de toute façon quoiqu’il en soit je les attendrais en haut. J’en profite lors de cette montée pour encourager tous ceux que je croise, ça m’occupe l’esprit, et notamment les trois premières féminines qui sont dans un mouchoir de poche, ça promet pour le finish. Je finis cette montée en compagnie de Yoyo, le meneur 14h, on tchatche les derniers mètres avant d’arriver au 14éme ravito, celui du sommet, et là je pense aux écrits de Vincent Toumazou qui conseille de bien ouvrir grands les yeux pour contempler ce magnifique paysage, et il a raison, c’est un extraordinaire panorama qui s’offre à nous. Toute la troupe me rejoins très vite sur ce ravito que je bipe en 8h22. Après presque 10mn, on se décide quand même à attaquer la descente vers St Afrique, les cuisses tapent bien mais tiennent le coup, ça va beaucoup mieux du côté des cyclistes, forcément, sauf pour Jean-Philippe qui préférera rendre les armes à St Afrique, cuit. Dans la descente je croise le meneur que je cherchais depuis le début de la course, celui en 12h, le Squale, je le salue au passage et il en fait de même (tu remarqueras Vincent que jusqu’au marathon, on était dans tes temps de passage, malheureusement toi tu ne devais pas y être, partis un peu plus vite sans doute !!!). Voici St Afrique, ça fait du bien d’arriver là, on m’a toujours dit qu’a Millau si tu arrives jusqu’à St Afrique c’est quasiment gagné pour le retour . Après un petit passage en ville on se présente au ravito en 9h08, comme convenu J-Philippe arrête ici et se fait rapatrier par Séverine en voiture, il s’en suit un échange de vélo qui prend du temps et lorsque l’on s’élance pour le retour final, ce sont un peu plus de 10mn qui sont laissées à l’arrêt. On était loin de se douter à ce moment que notre sympathique troll, j’ai nommé Karbone, était lui vautré dans le foyer en train de se faire tripoter les patouilles par les kinés. On trouve moins rude la côte de Tiergues sur le retour, et on alterne course et marche, on y croise les coureurs arrivant sur St Afrique, la nuit tombe à présent et faudra s’équiper au prochain ravito. Le prochain justement c’est celui du sommet de Tiergues (bip : 10h09). La panorama est encore plus joli avec toutes ces petites lumières (par contre ça Vincent T. tu n’as pas du le remarquer Tiergues de nuit, vu que t’arrives à Millau avant la nuit, mais ça vaut le coup d’œil). On s’équipe des petits brassards clignotants, j’hésite à mettre le coupe vent mais finalement je repars sans, il fait vraiment bon, je bouge un peu tout le monde pour repartir, je veux plus trop stagner sur les ravitos maintenant, lorsque l’on quitte Tiergues, on tombe encore sur Yoyo et sa troupe, je lui demande s’il n’est pas en avance sur ses prévisions, il me réponds que non, que maintenant ils vont bien marcher, même dans la descente. Par contre il me dit aussi que c’est faisable en 13h, on va le tenter lui dis je et on pars avec Lunéo dans la descente.
Ca descend bien, Lunéo semble avoir retrouvé de la fraîcheur, tant mieux, on fait des portions à plus de 12km/h. On atteint St Rome en 10h48, on décide alors en repartant de pas s’arrêter sur le prochain et voir pour les autres, on a tout sous la main avec nos 3 suiveurs et maintenant ce qui compte c’est de finir. Pas d’arrêt au ravito 18 que j’oublies de biper. Le prochain c’est St Georges et son foyer, je demande à Lunéo s’il veut s’y arrêter, il me dit « comme tu veux !! », alors on s’y arrêtera pas non plus. En passant on aperçoit Joël, Séverine et Jean Philippe devant le foyer venus nous encourager, on leur lance au passage « on s’arrête plus, rendez vous à Millau » et j’oublies encore de biper ce ravito (plus très lucide l’gars !!). On attaque maintenant la côte du viaduc version retour, on court 2mn pas plus, on décide tous les deux de marcher, on sait que c’est la dernière difficulté, faut gérer, on marche dans le noir, juste le clignotement de quelques petits brassards nous rappellent que l’on est en train de faire une course, pas n’importe laquelle, Millau. J’essayes de mieux me concentrer car je me retrouve presque au milieu de la route par manque de lucidité et le trafic routier est ré ouvert, d’ailleurs passe à ce moment nos trois compères en voiture avec encore des encouragements à la clef, ils sont les bienvenus à cet instant. Il manque 200 à 300 mètres avant la bascule et se présente un faux plat, je trottine en lançant à Lunéo « allez, on y va, on est presque au bout !! », je n’ai aucune réponse, je l’appelle à nouveau mais rien, visiblement les pas que j’entends derrière moi ne sont pas les siens (whaouu tout droit sorti d’un film d’horreur cette scène !!). Je pense qu’il a du s’arrêter, vu qu’il n’était pas au mieux, nos suiveurs vélo sont un peu éparpillés dans cette montée mais Nicole n’est pas loin et je lui demande d’aller jeter un œil. Moi je continue en trottinant, je ne serais d’aucun secours à ses côtés, et puis je sens les crampes proches, faut plus que je m’arrête, j’espère juste qu’il pourra revenir. Dans la descente qui mène au dernier ravito (Creissels) Nicole et Christelle me rattrape et me confirme que Lunéo est pris de vomissements, Marco reste avec lui pour le soutenir. Je ne m’arrête pas au dernier ravito, mais je marche, je demande à Nicole de me faire passer une compote, j’ai faim (hallucinant d’avoir faim à ce moment là, mais bon, tant mieux !!). Avant de repartir, je jette un coup d’œil derrière, pas de Lunéo. C’est 5mn plus tard qu’il parvient à me rejoindre, au prix d’un effort incroyable, après m’être retourné pour l’encourager, je me suis dit, avec la tête de zombie qu’il a mieux vaut pas lui demander si ça va mieux, continues devant et on verra bien. On passe au panneau 97, un coup d’œil sur mon chrono me fait dire qu’on peut aller chercher moins de 13h, je reste au même rythme. 98éme les kilomètres paraissent interminables, Lunéo décroche un peu. 99éme j’entends plus aucune foulée derrière, merde Lunéo a du s’arrêter, je regarde ma montre, c’est encore faisable, j’essaye d’en rajouter un peu sur l’avenue, les deux filles m’escortent, j’ai l’impression d’être à fond (11km/h tout au plus). On tourne, dernière ligne droite avant l’entrée dans le parc, les filles partent devant, elles vont m’attendre à l’arrivée, je fais ces 500 derniers mètres avant l’entrée dans le parc tout seul, personne devant, personne derrière (malheureusement !!), le calme plat, à ce moment j’ai des frissons qui me traversent le corps, je suis heureux, je vais finir Millau !!! Je rentre dans le parc, j’allonge ma foulée, je dépasse même un groupe de coureurs/suiveurs, j’ai plus qu’une idée, moins de 13h. Les filles sont là, juste avant l’entrée dans la salle, à m’applaudir, ça fait chaud au cœur, j’aurais pu m’arrêter pour les remercier mais obsédé par le chrono je ne leur adresse qu’un signe de la main, je m’arrache pour gravir la passerelle avant la salle et je finis en trombe sur le podium, je bipe et ………………….MERDE 13h00mn22sec !!! mais pas de déception, mes efforts sont doublement vains puisque par manque évident de lucidité j’en avais oublié que j’avais déclenché mon chrono au franchissement de la ligne jaune du départ pour mon temps réel. Sinon mon temps officiel est de 13h01mn et des brouettes. Séverine et Joël me félicitent aussi à l’arrivée, je prends mon diplôme et me dirige vers le comptoir où il me semble reconnaître quelqu’un, après un moment d’hésitation je me lance, c’est bien le vainqueur du jour, Bruno. On discute 5mn, il y a aussi le Squale, super cette rencontre, ils sont vachement sympa et Bruno est un champion très abordable. Au moment où chacun s’en va de son côté, Lunéo franchit le podium, tout le monde est rentré, c’est fini, place à la décompression.

J’ai volontairement cité tout le monde dans mon CR tant ils ont contribués à ce que j’arrive au bout. Merci à Joël et Stéphanie nos deux marathoniens qui nous ont fait prendre un rythme de croisière dés le départ, merci à Christelle, Nicole, Marco et Jean Philippe nos 4 suiveurs pour nous avoir encouragés, ravitaillés et supportés toujours dans la joie et la bonne humeur qui les caractérisent tant, merci à Séverine notre suiveur voiture pour sa patience lors de ces 13h et ses photos qui vont bien, merci aux organisateurs d’avoir tenus bon et conservé ce parcours si mythique, merci aux bénévoles pour la tenue des ravitaillements et leur sympathie légendaire, merci aux 1300 inscrits de cette course car sans eux la fête aurait été moins belle, merci a la gente aveyronnaise pour leur encouragement lancé de leur terrasse jusque tard dans la nuit, merci à Lunéo pour avoir fait un grand bout de chemin avec moi (manquait pas grand-chose) et enfin merci à vous d’être arrivé jusqu’ici !!!

Kire 13h01 420éme

3 commentaires

Commentaire de Geronimo posté le 29-12-2005 à 10:39:00

Super... La convivialité rendrait cette épreuve presque facile... et pourtant !
Bravo et bonne continuation.
Patrick

Commentaire de Éric63 posté le 31-12-2005 à 16:50:00

Bravo ce n'est pas original, mais 100 bornes P... Respect, je test en 2006 j'espère finir comme toi et pouvoir dire un grand merci à tout le monde ensuite. EH ! 13 ça porte bonheur... Bonne continuation et bonne année 2006.

Commentaire de momoVH3 posté le 24-08-2006 à 21:22:00

que dire de plus devant une telle description où l'effort est omni présent BRAVO. J'espère que cette année je ferai aussi bien que toi. Je ne parle pas en temps, mais FINIR mon 1er 100 bornes en solo.
momovh3

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