Récit de la course : L'Intégrale des Causses 2013, par NRT421

L'auteur : NRT421

La course : L'Intégrale des Causses

Date : 25/10/2013

Lieu : Millau (Aveyron)

Affichage : 1304 vues

Distance : 63km

Objectif : Terminer

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Intégralement superbe

Synthèse

Pour ceux qui voudraient aller immédiatement à l'essentiel, mes commentaires sur cette Intégrale des Causses 2013.

Parcours

Superbement varié. Alternances assez rapides de montées souvent monotraces, descentes aux profils très divers de douce et large à bien pentue, sinueuse, pierreuse et bien étroite. Ca vire, ça tourne ; on est à plat puis en devers. On est en forêt dense puis clairsemée. Puis au milieu de colonnes calcaires et plus loin en balcon. A un moment sur le plateau et pas longtemps après en fond de vallée. Le tout dans les couleurs de l'automne : du encore vert au quasi franchement rouge.

Bref je n'ai pas vu le temps passer. Et la météo y est allé de sa propre variété puisqu'on a eu gris et bruine, nuages bas et brume sur les crêtes pour finir par belle fin de journée. Du grand spectacle !

D'un point de vue difficulté, nouveau venu au trail (c'est mon 2nd) je manque de référence mais c'est clairement un ton au-dessus de la SaintéLyon qui fût ma 1ère expérience. Son édition 2012 a été rendue farceuse par les conditions météo qui ont transformé les deux descentes un peu techniques en patinoires. Et la montée sur Fourvière à embrayer avec la descente sur les quais picote au petit matin. Mais au global ça monte gentil, descend itou et jamais très longtemps. Quant au départ depuis Saint-Etienne, son profil est propice à un long échauffement en douceur.

Sur l'IdC c'est une autre musique : on commence par +450m / -500m sur moins de 9 km. Et surtout on finit par l'interminable montée toxique (voire Causses-tique … désolé) sur Le Cade après le 50ème, plaisir bourgeois en soi prolongée après 3 km tranquilles par une joyeuse descente sur Millau qui finit de péter les fibres survivantes. C'est ludique mais plus fruité (changez rien surtout : on est là pour ça !). Les stats d'abandon en attestent, cette dernière montée marque.

Organisation

Balisage nickel (à l'exception de la grotte finale, cf. plus loin). Ravitaillements bien garnis. Organisateurs et bénévoles (et spectateurs) super : tout le monde aux petits soins pour les coureurs. L'accueil à Le Cade était limite émouvant : le staff prenait soin de relever le prénom de l'arrivant, petit mot d'encouragement personnalisé, ... Top.

Une petite suggestion : pas forcément indispensable d'attendre J-7 pour envoyer les détails sur l'épreuve, certaines données sont intéressantes pour finir de s'organiser. Par contre le message envoyé m'a paru fort complet et bien fait (allez, juste pour la petite râlerie gauloise obligatoire : la remise des dossards du matin ne s'est pas faite dans le bus du Conseil Général comme annoncé mais dans la tente Kinés).

 

Ze récit

Début 2013. Je suis encore sous le coup de la SaintéLyon 2012, mon 1er trail. J'ai pris une GROSSE baffe limite révélation mystique. Initialement prévue pour être une expérience unique modèle "j'y vais pour voir et puis je passe à autre chose", l'évidence s'impose : il faut que j'y regoûte.

Je prospecte donc le calendrier des épreuves 2013 et repère l'IdC. Les Causses dont la beauté m'est connue pour avoir passé pas mal de mes jeunes années à Montpellier. Le Festival des Templiers à la réputation bien établie de manifestation de qualité. Et un format intimiste annoncé limité à 200 coureurs. Ca sonne bien. Concertation rapide avec mon camarade Jef qui a déjà fait 3 Templiers de l'époque du départ de Nant et c'est plié : on signe.

Je repars sur le même programme de préparation que pour la STL : 11 semaines à 3 séances par semaine. La distance est moindre sur l'IdC mais la dénivelée est presque double. C'est LE thème à travailler pour moi. La nature ne m'a pas doté de quadri de bouquetin et ma région de résidence n'est pas riche en reliefs. Donc à moi les séances de "myo cross max" chères aux gourous d'Endurance Trail Mag. Je profite aussi lâchement de l'occaz pour remplacer les séances de PPG que j'abhorre profondément (ennui mortel en 1 minute chrono) par des séances d'escalier + chaises de 30'' à 1' : méthode brevetée home myo cross moyen.

La période de préparation s'achève. Je suis évidemment ravi que la course soit désormais proche mais également pas fâché que l'entraînement s'achève. La séance du mercredi matin avec réveil entre 5h00 et 5h30 m'a particulièrement pesé. Je n'y ai guère pris de plaisir et y ai récolté deux mini entorses à la cheville gauche qui entretient une relation passionnelle de longue date avec cette pathologie. Ramassées toute deux peu de temps avant la course, elles auront des conséquences sur celle-ci mais on y reviendra.

Pour ceux que les chiffres peuvent intéresser afin de "bencher" leur propre prépa, j'ai cumulé en préparation 554 km, 54h46 et 9614 m D+. C'est 34 km et 1000 m en moins que pour la prépa de la STL 2012, et encore, le cumul inclut une grosse sortie (37 km et 1424 m) réalisée lors de la toute 1ère semaine.

Si la partie fractionnés a été correctement exécutée, j'ai complètement foiré la partie sorties longues. Pour cause de déplacement professionnel, la dernière prévue pour 5h00 à 5h30 histoire de taquiner la barrière des 50km est devenue 20km et 3h00 dont 1h00 de quasi varappe en descente dans les collines derrière Dubrovnik du fait d’un parcours  mal repéré (Google Earth a ses limites). Pas désagréable en soi mais pas pertinent pour la préparation.

J-1 : prépa pas idéale et déficit de sommeil conséquent depuis la rentrée (boulot boulot) ne m'inquiètent pas trop : l'objectif est de terminer donc on fera ça au rythme qui ira bien. Par contre la grosse interrogation est sur les sensations : vais-je retrouver ne serait-ce que la moitié du plaisir ressenti sur la STL ?

En attendant nous voilà dans le train puis le bus pour Millau. Coaché de près par son épouse Jef est même arrivé à la gare en avance. Je le menace de contrôle anti-dopage !

H-1,5h : nous embarquons dans la navette pour Mostuéjouls. Les corps sont secs, les visages taillés à la serpe, les cheveux courts : j'ai l'impression d'embarquer pour une assemblée de berger corses au standard Uderzo dans l’opuscule éponyme d’Astérix. Quelques rares visages féminins égayent l'assemblée. C'est recueilli, concentré .... Et peut-être aussi pas encore bien réveillé.

Dans la salle des fêtes de Mostuéjouls les arrivées se succèdent et me paraissent confirmer l'impression du bus : l'épreuve a attiré des aficionados du trail, sculptés, équipés et j'imagine entrainés pour la circonstance. Pas grand-chose à voir avec la sensation de gai bazar du hall des expos de Saint-Etienne où j'avais eu l'impression que les semi-pro du 1er sas de départ côtoyaient ceux qui se retrouvaient là essentiellement suite à un pari stupide de fin de soirée éthylique. Les deux concepts ont leur charme et je goûte avec plaisir l'atmosphère recueillie de la salle des fêtes de Mostuéjouls qui  me permet de rentrer doucement dans ma bulle. Je me demande simplement à quelle sauce vont me dévorer ces gaillards et gaillardes qui ont tous l'air d'être de sérieux clients (je sais, j’ai dit plus haut que je venais juste pour terminer mais bon … un chrono et un classement ça fait du plaisir aussi …).

Le profil de course promettant un démarrage violent en terme de dénivelée, je m'échauffe 5 minutes sur l'esplanade jouxtant la salle. C'est pratique, le départ se donne juste au-dessus.

H - pas grand-chose : on échange quelques regards et quelques encouragements avec Jef. La musique d'Era retentit. Le speaker égrène le compte à rebours. Je ferme définitivement les écoutilles ... C'est parti !

Il fait encore nuit et c'est donc un cortège de frontales qui entame son petit bout de faux plat avant de se lancer sans réel préliminaire (km 2,5) dans la 1ère montée du parcours. Je constate une fois de plus que si ma Petzl Tikka XP est parfaite pour les quarts sur un voilier, elle ne supporte pas en càp la comparaison avec le modèle type porté par le trailer correctement équipé. Le début de parcours monotrace avec un peloton compact me permet de bénéficier de l'éclairage de mes voisins mais il va falloir que j'investisse dans une frontale adaptée à notre activité. Ca tombe bien il semble y avoir un fil de discussion particulièrement actif sur ce sujet sur Kikourou.

Les écarts ne se sont pas encore creusés et le chemin étroit n'offre guère que de rares espaces de dépassement. Je garde donc le souvenir d'une longue procession à la queue leu leu entrecoupée de deux accélérations légères qui me permettront de gratter une petite dizaine de places mais également de me faire passer par une paire de bipèdes bondissants.

 Je savais qu'il serait difficile de reproduire la même approche qu'à la STL où j'avais évité de dépasser 80% de FCmax la 1ère heure. Là, même avec le rythme tranquille imposé par le déplacement en mode procession, la pente rend à elle seule compliqué de ne pas être d'entrée et en permanence à 85-90% FCmax.

Je parviens au sommet au lever du jour. On bascule alors pendant environ 2km sur une piste large qui descend en pente douce. Et puis on embraye sur un monotrace descendant de façon nettement plus marquée avec un tracé bien sinueux et un sol accidenté. Le projet de rester à 80% pour démarrer étant tombé aux oubliettes, j'ouvre les gaz et goûte au plaisir d'une descente ludique. Ce trop bon mais pas très malin et je le paierai un peu plus tard sous la forme de crampes chroniques aux quadri. Mais pour l'instant c'est ben l'fun comme disent nos cousins québécois et je m'offre un début de matinée pétillant. L'effectif limité permet que je fasse cette descente quasi en solo en ne croisant que quelques petits groupes. On est seuls sans être seuls, c'est top.

Le Rozier, 2 minutes d'arrêt, personne ne descend. Je suis parti de Mostuéjouls avec le litre de ma poche à eau chargé en Effinov et un fond de bidon de Nutrattente. Je reste sur le même schéma que pour la STL : hydratation toutes les 15 minutes et alimentation toutes les heures. Pour éviter la lassitude je pars avec de quoi recharger en Isostar Long Energy orange, Nutraperf agrume et Effinov menthe qui constitue le gros de mon ravitaillement. Pour l'alimentation, j'ai prévu de démarrer avec des barres puis de glisser vers un mélange sucré-salé (boules de soja BBQ et mini pâtes d'amande) et enfin quand l'appétit commence à manquer compotes et mini-barres.

Après le Rozier ça repart en montée. On finit par se retrouver en balcon, surplombant les Gorges de la Jonte. La falaise est superbe avec ses gros blocs calcaires séparés par des coulées rouges-oranges d'arbres accrochés au vertical tel un torrent végétal. Au km 19 on passe en plateau sommital où l’on serpente paisiblement. Au km 22 on approche de quelques vieilles pierres. C'est là que se produit un petit incident dont je conserve un poil de honte. Du sac d'un jeune coureur au poil court et à bonne mine qui me précède s'échappe un petit sac type ziplock. La moindre des choses aurait été que je m'arrête, ramasse le sac et le rattrape pour lui redonner. Par pure flemme je me contente de le héler et le pauvre doit se peler de faire demi-tour sur une quinzaine de mètres. Pas grave mais moche quand même. Mes excuses à lui s'il lit ces lignes. Ma punition arrivera une paire de km plus loin sous la forme d'une brusque montée de début de crampes quasi simultanée sur mes deux quadri. Punition ou stigmate de la descente un peu lâchée sur Le Rozier, j'ignore mais en tout cas une pause étirements s'impose.

Je repars rapidement sur cette section où alternent plats, montées et descentes douces en serpentant dans une forêt de résineux clairsemée. C'est sauvage, c'est paisible, c'est beau. Ca et là des petits groupes nous encouragent gentiment.  C’est finalement sous un léger spray de pluie que St André s’annonce.

Conformément à mon plan de marche je ne fais qu'y remplir un bidon et repart après avoir échangé quelques mots avec une des charmantes dames qui nous ravitaillent. Une bonne partie du village semble être là. L'ambiance est chaleureuse et l'envie de faire un tour plus long des groupes pour remercier tout le monde est forte, mais chrono, classement et gnagnagna.

Les nuages bas accrochent les crêtes. Entre deux brumes se devinent des silhouettes fantomatiques : un château des Highlands ? Ecosse ou Causses ? Ce sont en fait les blocs de Roquesaltes qui font leur spectacle au km 30. On serpente au milieu en kilt et au son des cornemuses (devrait ralentir sur la crème petit déj de aroche moi ; au passage merci à lui de nous faire partager ses recettes !).

La descente vers La Roque s'amorce. Ca pique doucement à cause des crampes aux quadri qui la joue clignotant : un coup chuis là, un coup chuis pas là et on recommence. Une partie du chemin est en léger dévers ce qui n'aide pas à relacher un peu de tension. Peu de temps avant La Roque un tonitruant "Endurance trail" retentit derrière mois. L'espace de quelques instants je me demande si c'est qqun du mag qui veut m'interviewer ou me proposer un abonnement fortement remisé. Que nenni, ce doit en fait être un concurrent de l'autre course qui réclame le passage que je lui cède bien volontiers. Un simple "pardon excusez-moi" aurait eu le même effet, mais je ne vais pas me formaliser pour cela. A la vitesse à laquelle passe le bonhomme qui a qqs kms de plus que moi dans les pattes je peux imaginer qu'il a autre chose à faire que de ciseler ses interpellations. Bonne route et respect à lui qui a dû finir dans les premiers.

Engoncé dans sa vallée, paré de ses vieux murs et de ses rues pavées, La Roque me charme. La riviére qui l'arrose donne envie d'y faire trempette. Un aligot suivi d'une sieste sur les rives parait une option de qualité. Mais ce sera pour un autre jour. De nouveau un arrêt express, un merci aux bénévoles et hop c'est reparti pour une chtite montée. On pourrait se lasser mais non, la variété du parcours, la beauté des lieux renouvellent sans cesse le plaisir.

A Pierrefiche, en passant devant l’église, alors que je m'offre une compote, une jeune femme se propose pour me débarrasser de la pochette : trop gentil, merci Madame.

Km 46, un grand gars en pantalon camouflé de faction à un point de contrôle nous annonce le début de la descente vers Massebiau. 15m plus loin, crac fait la cheville gauche. Ben tiens, ça faisait longtemps. La douleur est vive mais au moins elle est connue : entoooooorse ! Deux coureurs passent et m'encouragent gentiment pendant que je vérifie rapidement que ça veut bien tenir pour repartir. Evidemment avec la douleur et l'appréhension de retordre la cheville, la descente est un peu crispée, ce qui est dommage car il y a vraiment de quoi s'amuser. Et qui dit crispée dit crampes des quadri qui grincent et ricanent de plus belle. Surtout qu'au km 49, re-crac. Je crains un instant que cette fois il ne s'agisse plus d'une douleur à gérer mais d'un vrai problème mécanique. Je boitille un peu, vérifie qu'il n'y a pas d'hématome : apparemment pas de vraie casse ce coup-ci encore. Mais je me dis qu'il vaudrait mieux que je ne m'y repointe pas tout de suite car ça pourrait bien lâcher à la prochaine. Du coup je me retrouve en fond de vallée un peu en panne et sans rythme.

La chance voudra que je sois alors rattrapé par Hélène Abadie. Je parviens à me caler sans sa foulée et elle voudra bien me servir de tracteur jusqu'à Massebiau. Nous échangeons quelques mots, c'est sympa et avec le ciel qui s'éclaircit je retrouve une nette envie. A Massebiau, Hélène m'avoue que c'est à elle d'avoir un coup de mou : "je sais ce qui nous attend" me dit-elle. Moi pas, donc je propose de tenter de lui retourner la politesse en passant en tête. Elle se contentera de mon rythme pendant le début de la joyeuse montée vers Le Cade. Le coup de mou passé, elle me dépassera logiquement et partira dans un rythme impressionnant conquérir une superbe 2nde place en féminine. Maximum respect pour ton talent, ta simplicité et ta gentillesse. J'aurai le plaisir de la recroiser à l'arrivée en compagnie de son mari pour la féliciter et la remercier à la descente de son podium.

En attendant je poursuis ma route sur la superbe, mais longue, mais passionnante, mais très longue montée vers le Cade. J'ai mal calculé pour le liquide et suis complètement à sec depuis le pont de Massebiau. Dommage, quelques rasades auraient été bienvenues. Mais bon, il n'y a pas mort d'homme et les sous-bois en plat annoncent l'arrivée à Le Cade. J'avoue prendre un poil mon temps pour remplir mes deux bidons. Il faut dire qu'on est merveilleusement bien accueillis dans cette ferme. Que de gentillesse et d'attentions ! Cette halte me donnera l'occasion de voir passer la fusée "Caro74" qui remplit rapidement ses flasques devant moi sous les encouragements des bénévoles qui signalent qu'elle est en tête des féminines. Elle s'envole rapidement. Chapeau bas Madame.

La ballade est superbe jusqu'aux antennes qui surplombent Millau. La vue du paysage citadin coiffé par le pont signale que c'en est bientôt fini de cette merveilleuse parenthèse sur les Causses. Je le regrette déjà et en même temps ma cheville et mes quadri me taquinent un peu. Ma performance sur la belle descente vers Millau est pathétique et je me fais doubler à plusieurs reprises. Je dois renoncer à terminer en moins de 9h.

Je m'agace un poil à la grotte. Alors que le balisage a été parfait tout au long du parcours, là je ne parviens pas à trouver de marque qui indique lequel des couloirs il faut emprunter. J'ai la flemme de ressortir ma frontale et finit par y aller au pif et en aveugle. Coup de bol, bonne pioche dès le 1er essai.

Ca y est le terme est là. Il faut contourner l'espace d'arrivée, monter quelques marches ... et voilà, c'est fini. 55ème. 12ème de ma catégorie. J'ai réussi mon objectif officiel de moins de 10h. J'ai loupé mon objectif officieux de moins de 9h. Mais il s'avère jouable. Il est content Gaétan.

Mes parents sont là pour m'accueillir. Ils sont venus en voisins depuis Montpellier. Ca me fait évidemment plaisir de les voir. Mais au-delà c'est aussi symboliquement fort pour moi car le plaisir que j'éprouve à trailer est relié en ligne directe à des souvenirs de mes jeunes années. Me reviennent à l'esprit les sorties dominicales à vélo avec mon père dans l'arrière-pays montpelliérain (ah la montée au col de l'Hortus avec la Tramontane dans le nez) et les rando puis les courses familiales dans les Alpes l'été.

Mon camarade Jef arrivera un peu plus tard. Nous nous sommes perdus de vue avant le km 4. Il a vécu une passion mouvementée avec la montée vers Le Cade. Il y arrive en mode zombie ce qui lui vaut de se faire intercepter par les secouristes qui le mettent au repos le temps de lui faire une vidange-graissage et un contrôle des niveaux (test de glycémie). Ils le laisseront repartir une fois qu'il aura retrouvé des couleurs homologuées.

Alors finalement que donne cette 2nde expérience ? Je n'ai pas retrouvé cette bouffée d'émotion ressentie à l'arrivée à Gerland. En fait c'est un plaisir beaucoup plus apaisé et pourtant tout aussi profond que j'ai connu cette fois-ci. J'ai encore vécu un grand moment. J'aime cette activité. J'aime l'ambiance. J'aime les gens que j'y croise. J'aime l'attitude et l'esprit.

Alors une 3ème .... ?

En attendant un grand merci aux organisateurs, aux spectateurs et bien sûr à tous les bénévoles qui rendent ces courses possibles. Quant à l’Intégrale des Causses, s’il vous plaît gardez-la comme elle est : elle est juste parfaite !

Nicolas

Mes bons points

  • A l’IdC au global, bénévoles, organisateurs, organisation, parcours et cadre : je me répète, changez rien !
  • Aux coureurs pour le respect des lieux où nous sommes invités : pas vu un seul détritus par terre contrairement à la SaintéLyon où certains utilisateurs de gels devaient croire que les emballages sont instantanément biodégradables. Ils devraient en manger un ces benêts pour constater qu’il n’en est rien.

Mes cartons jaunes

  • Petit carton jaune de principe pour l’envoi à J-7 des informations détaillées au demeurant fort bien faites. Une ou deux semaines plus tôt serait mieux, juste pour finir de caler la logistique.
  • Petit carton jaune aussi pour le (non) balisage de la grotte au 59ème km, à moins que ce soit moi qui n’ait juste pas vu les repères (pas impossible ça).

Mes cartons rouges

Au bipède qui a laissé juste sur le bord de la piste vers le km 33 un étron calibre 12 superbement moulé accompagné de ses papiers de torchage décorés de leur virgule maronnasse réglementaire. Je ne peux imaginer que ce soit l’œuvre d’un trailer. Il y a quand même du passage régulier et il faudrait avoir un toupet olympique pour démouler juste là sous les yeux de ses camarades de jeux. On dira donc que c’est un randonneur la veille ...


15 commentaires

Commentaire de Caro74 posté le 01-11-2013 à 20:08:20

Bravo pour ce récit magnifiquement bien écrit et plein d'humour! J'ai vraiment ri au passage sur les bergers corses... Moi aussi je me suis paumée à l'entrée de la grotte, c'est curieux ce balisage absent.. Pour l'eau, on a tous été à sec après Massebiau, il manquait clairement un point d'eau à cet endroit. Concernant l'incident dont tu as un peu honte, c'est tout à ton honneur mais il ne faut pas avoir honte, cela m'est arrivé au moins 3 fois cette année que quelqu'un me signale que j'avais fait tomber quelque chose au moins 50 mètres plus loin et que je doive faire demi-tour. Il ne m'est alors jamais venu à l'esprit que les gens auraient dû ramasser ce que j'avais fait tomber et me l'apporter. J'espère que ton entorse va mieux? Bon rétablissement et continues à nous ravir de tels récits!

Commentaire de mic31 posté le 01-11-2013 à 20:17:50

Il y avait une fontaine à Massebiau, le dossier avait été étudié en détail ici sur Kikourou ;-)

Commentaire de NRT421 posté le 01-11-2013 à 21:52:27

Bonsoir "Caro74",
1ère à l'Endurance, 1ère au commentaire ... comment lutter ;-) ? Merci pour ton retour, c'est sympa. L'entorse est retournée se coucher, pas problème. Au plaisir de suivre tes prochains exploits.

Commentaire de mic31 posté le 01-11-2013 à 20:15:59

Belle course et très bien racontée. Je pense que tu m'as doublé, "collé" derrière la féminine en question, au moment où elle rejoignait celle qui était encore seconde. Tu étais plus ou moins tout en noir si mes souvenirs sont bons.
Mon récit en attendant que je l'ai copié sur Kikourou (http://sentier-libre.blogspot.fr/2013/11/lintegrale-des-causses.html)

Commentaire de NRT421 posté le 01-11-2013 à 22:09:30

Bonsoir et merci Mic31. Merci également pour ton récit abondamment illustré. C'est super de retrouver les images ! Peut-être suis-je celui que tu évoques. Ce qui est certain c'est que sur la photo au-dessus de ta phrase débutant par "Un coucou à Sabine et Jean-Marc [...]", c'est moi sur la gauche en rouge et noir ! Drôle ! Surtout que celui envers lequel j'ai loupé l'occasion d'un geste élégant n'est autre le jeune homme en orange à droite sur la même photo !!

Commentaire de mic31 posté le 01-11-2013 à 22:33:20

On s'est longtemps côtoyés alors car au début quand j'étais en forme je t'ai doublé dans les côtes. Ensuite on a fait un peu de yoyo puis on te voit sur plusieurs photos, derrière moi sur la photo légendée "Donc on le voit à ma tête..." et ensuite tu m'as déposé, on voit un bout de ton vêtement rouge à côté de la rubalise sur la photo suivante. Même les gars super taillés et lookés peuvent exploser en vol ;-)

Commentaire de laulau posté le 01-11-2013 à 22:37:30

excellent récit, pour moi qui ait fait l'Endurance Trail, l'IDC est vraiment la partie la plus intéressante, J'espère que la cheville va mieux, bon rétablissement et bon hiver !

Commentaire de NRT421 posté le 02-11-2013 à 12:33:35

Boujour laulau et merci de ton commentaire. Oui la cheville est rentrée à sa niche : 1ère sortie de décrassage ce matin sans pb.
Très bonnes séances d'hiver à toi également et bravo pour ta participation à l'Endurance Trail : 100 bornes, c'est la classe !

Commentaire de JM2CJC posté le 02-11-2013 à 13:28:40

Grosse course ..seul,avec apparemment pas de gros "soucis" autre que ta cheville ,et un morceau de rubalise "transparent" Ta prepa fut bonne malgre le manque de relief de ta région. Bravo
Au plaisir ... pour ta 3eme exp:...sur les Citadelles ?
JM
http://chierryjycours.e-monsite.com/

Commentaire de NRT421 posté le 03-11-2013 à 08:48:51

Merci JM2CJC. Je note l'idée des Citadelles. Pas certain d'avoir compris ton allusion sur "un morceau de rubalise transparent" ... mais en tout cas je promets de n'avoir embarqué aucune rubalise en souvenir, les cadeaux finisher m'ont largement comblé ;-)
Au plaisir également.

Commentaire de mic31 posté le 03-11-2013 à 10:31:47

Il faisait peut-être allusion à la rubalise qui balisait le parcours dans la grotte.

Commentaire de JM2CJC posté le 03-11-2013 à 19:05:27

Yep c'est celui de grotte ,t'as vraiment un sacré ....pif !!lol

Commentaire de NRT421 posté le 03-11-2013 à 19:50:41

Après lecture de différents CR, il semble effectivement que je n'ai pas souffert d'un pb. d'alignement de mirettes mais que les organisateurs aient bien choisi une rubalise couleur roche pour nous orienter dans la grotte. Ca sent le bizuthage ça ... les farceurs !

Commentaire de Shoto posté le 17-10-2017 à 18:40:14

S'il n est pas trop tard de rajouter un commentaire .... 4 ans plus tard... Caro74 est devenue championne de trail vainqueur de l UTMB et 1ere mondiale à la cote Itra. Et moi petit traileur je te remercie pour ton CR complet et plein d humour car je fais l Idc 2017 dans 3 jours .... avec moi aussi une entorse datant de 7 semaines ...

Commentaire de NRT421 posté le 17-10-2017 à 19:39:31

Bonsoir Shoto. Non pas trop tard du tout, je dirais même "au contraire". Ca donne l'occasion de se replonger dans ce super souvenir. Et oui Caro74 a fait un sacré parcours.
Merci donc pour ton commentaire. Si la météo n'est pas trop humide, tu devrais te régaler car c'est vraiment une belle course dans un coin merveilleux. En espérant que ton entorse ne te gêne pas !
Au plaisir.

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