Récit de la course : Marathon de Paris 2014, par augustin

L'auteur : augustin

La course : Marathon de Paris

Date : 6/4/2014

Lieu : Paris 16 (Paris)

Affichage : 708 vues

Distance : 42.195km

Matos : New Balance 890
Booster mollets + cuissard

Objectif : Se dépenser

2 commentaires

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Histoire d’un marathon « pour rire »

Course pas du tout prévue au calendrier et déjà faite deux fois (2000 et 2003) mais en ayant entendu parler par un ami concessionnaire automobile, inscrit par son constructeur qui est sponsor depuis l’an dernier, et qui par racolage m’a fait retomber ;-)

Donc nous voilà mi-février, avec un déménagement à gérer à la fin du mois, une prise de poste à Paris début mars et un agenda tendu de ce fait, et un marathon qui approche à grands pas…

Au compteur depuis le 1er janvier, 85 km cumulés en 6 semaines !!! À la veille de la course j’arriverai péniblement à 250 km en trois mois, mais par contre ai quand même fait 420 km de vélo de route, j’espère qu’on peut imaginer qu’une partie de ces entraînements est « transposable » en km de course à pied (on se rassure comme on peut !)…

Du coup objectif très différent, je vais courir ce marathon avec mon beau-frère et lui faire office de « lièvre » personnalisé avec en objectif entre 3h30 et 3h45. Son record est à 3h58 (Nice-Cannes il y 2 ans) et forcément s’il le battait je serai super heureux pour lui.

Météo clémente, un peu chaud dès le départ mais pas de vent

Gels préparés et Malto respecté, maintenant on verra l’état des jambes !

Le matin, luxe d’avoir un dossard fourni par un sponsor, c’est attente dans une tente spéciale, t-shirt de l’épreuve et photo de groupe puis direction les sas de départ. J’avais un dossard « 3h » mais aucun risque de s’approcher de ce chrono donc je vais me ranger dans celui des 3h45 avec mon beau-frère.

Facile à retenir, 5’ au kilo est une table de multiplication pratique dans le cas présent si on arrive à flirter avec les 3h30.

L’organisation a bien fait les choses, les départs espacés et par sas sont bien fichus et ça ne se bouscule pas.

On franchit enfin le portique, déclenchons machinalement nos chronos set c’est parti, 1er km en descente avalé en pile 5’, il fait beau, c’est quand même dense au niveau de la quantité de coureurs au m² mais restons concentrés, jusque-là c’est facile. Passage au 5ème  à la Bastille en 25’49, 1er ravito pris à la volée nous sommes déjà plus sur les bases de moins de 3h45, mon beau-frère me fait signe qu’on va calmer le jeu et jouer la sécurité. On continue notre bonhomme de chemin, nous arrivons dans le bois de Vincennes synonyme de passage du 10ème  il fait beau, à chaque ravito je prends un peu d’avance pour récupérer 2 bouteilles d’eau pour remplir correctement mon rôle de lièvre, parcours agréable, au 14ème nous passons pile en 1h15 donc sur nos bases de 3h45, les sensations sont ok, ça tombe bien la course n’a pas encore commencé ;-)

15ème  en 1h20  c’est-à-dire que nous avons mis 27’28 sur les 5 derniers kilos, cette partie dans le bois de Vincennes est toujours sympa (bien qu’à certains endroits cela crée des goulets d’étranglement car route peu large). 20ème en 1h47 donc 27’23 sur ces 5 kilomètres, la régularité est respectée, nous ingurgitons consciencieusement nos gels tous les 5 km et restons concentrés.

Semi passé en 1h54’05 (!) c’est vrai aujourd’hui il faut relativiser le chrono, il n’empêche cela fait drôle de passer dans ces chronos-là, je constate qu’au niveau des ravitos de par la densité de coureurs cela crée des congestions et la chaussée est glissante ! Vigilance donc, et désormais on peut dire que la course commence ici. Sympa l’organisation a disposé quelques panneaux le long de la route pour montrer les principaux monuments de Paris, je vois d’ailleurs quelques étrangers courir avec leur téléphone portable et faire des photos en courant !

Nous continuons notre petit bonhomme de chemin et atteignons bientôt le 25ème en 2h16 (28’40 pour ces 5 kms) un début de lassitude se fait sentir et nous attaquons les quais de Seine, sympa l’organisation a prévu des effets de sons & lumières dans ces passages un peu rébarbatifs et casse-pattes (mais dans mon souvenir ces passages étaient plus difficiles encore). Le public, nombreux, applaudit au bord de la route et c’est bien sympa.

30ème  en 2h47, on ralentit doucement (30’29 sur cette dernière portion) on rentre dans le dur bien que l’on ne subisse pas l’effet du mur, ouf. Jusqu’ici tout va bien, j’essaierai bien d’accélérer un peu pour jouer le négative split mais mon beau-frère n’adhère pas du tout, donc on garde notre rythme d’origine.

35ème à la porte d’Auteuil en 3h18, 31’19 pour faire ces 5 kms, le chrono se dégrade doucement mais pas de gros coup de bambou, on ne marche pas, et pas de crampes ou autres désagréments.

Petite pensée pour les bénévoles de ce ravito, j’étais à leur place en 2004 quand j’avais vécu le marathon « de l’intérieur » ! J’encourage mon beau-frère comme je peux, lui tire la langue et n’arrive pas à allonger la foulée pour compenser la perte de vitesse. Je calcule à chaque kilomètre le reste à faire et le temps au kilo pour passer sous les 3h58, mais il n’a plus assez d’énergie pour aller chercher le chrono. Dommage, ce sera pour une prochaine fois !

Peu de temps après distribution de bonbons Haribo (mon péché mignon) dont je profite allègrement, sans oser nos amis du Marathon du Médoc qui avaient quelques (petits) verres de vin rouge à côté.

Passage du 40ème   en 3h50, 31’29 sur cette partie, sommes à Longchamp et comme on dit dans le peloton « ça sent l’écurie » et donc le finish pas trop loin. Nous sommes constants dans la « médiocrité » et restons concentrés pour finir +/- proprement.

Arrivée franchie en 4h03’54, sans grande joie car le « personal best » de 3h58 de mon beau-frère n’a pas été battu, mais avec la satisfaction d’avoir couru ensemble d’un bout à l’autre et dans des bonnes conditions de course (météo, alimentation notamment).

Bon je suis à 1h de plus que mon meilleur temps mais comme ce n’était pas l’objectif du jour, je me console ;-)

Nous avons la chance de pouvoir profiter de la tente de notre sponsor pour nous restaurer et profiter d’un massage bénéfique, bien que le kiné n’ait pas trouvé mes muscles fatigués et que le podologue n’ait rien trouvé à redire non plus ! Sensations confirmées les jours suivants (pas de phénomène de jambes de bois, ni crampes ou autres désagréments). Je peux même monter et descendre normalement les escaliers, chose habituellement infaisable !

Merci de m’avoir lu jusqu’au bout et à bientôt pour de nouvelles aventures !

2 commentaires

Commentaire de Mickey49 posté le 08-04-2014 à 15:16:31

Même si vous n'avez pas atteint vos objectifs, cela restera sans nul doute une très belle expérience de cohésion familiale et vous fera des trucs sympas à raconter à vos prochains repas de famille !

Commentaire de diegodelavega posté le 29-10-2014 à 11:58:34

Belle aventure familiale ... dommage pour la tentative du beau-frère mais ce sera pour une prochaine.
Sportivement

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