Récit de la course : Marathon de Paris 2007, par laurent-trail

L'auteur : laurent-trail

La course : Marathon de Paris

Date : 15/4/2007

Lieu : Paris 16 (Paris)

Affichage : 1528 vues

Distance : 42.195km

Objectif : Pas d'objectif

2 commentaires

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Ça aurait pue être bien ce marathon

Ça aurait pue être bien

Il s'agit du marathon de Paris… Mais !? Deux fois "mais !"

Hier nous sommes allé retirer les dossards et profiter des exposants présents sur place. L'occasion de rencontrer des organisateurs de trails ou nous allons aller cette année, de rencontrer également quelques copains "Salut Maurice, Salut Stéphane…" et naturellement de faire quelques emplettes.

Dimanche, le petit jour s'étant levé de façon agréable, avec une température fort clémente malgré le décalage horaire de deux heures, nous voila parti à pieds jusqu'au point de départ : le haut des Champs Elysés. Il y à bien du monde, les quelques automobilistes qui circulent encore sont perdus dans une marée humaine et prenne la chose avec philosophie. De notre coté nous en profitons pour porter un autre regard sur l'arc de triomphe croisant l'un, aidant l'autre à faire une photo de groupe… Tout en faisant le tour de l'Arc nous somme étonnés de la batterie de véhicules de nettoiement, de camions poubelle qui sont là garés.

Jusque là tout vas bien.

Nous rapprochons progressivement de l'heure officielle de départ et des sas, là : ça va encore.

Plus nous approchons de notre sas, plus il y à de monde. D'autres participants (es), des amis, voisins venus en spectateurs, quelques touristes qui sont éberlués de voir autant de monde alors que leur guide certifiait que "le matin Paris est tranquille" (je vous dispense de toutes les traductions possibles et inimaginables) et enfin quelques badauds pour compléter le tout.

En se frayant un chemin à travers cette multitude nous arrivons à quelques pas de notre sas : là ça commence à changer.

J'ai bien dit quelques pas…. Plus précisément il manque quelques pas pour pouvoir entrer dans le sas de départ. Tout les participant (es) ne sont pas encore là, il y en a qui cherchent à se faufiler, qui poussent derrière (très gentiment). Ils voudraient bien entrer eux, nous aussi d'ailleurs. Il faut se rendre à l'évidence les sas sont trop petits pour le nombre de participants, et les bénévoles présents nous le confirme avec un grand sourire (peuvent pas tellement faire autre chose les pauvres). Bref nous voilà dehors, alors que nous devrions être dedans. Pendant ce temps là le commentateur nous répète que c'est la fête du sport, de la convivialité, des bénévoles, des sponsors et j'en oublie. Oui mais nous voilà toujours dehors, alors que nous devrions être dedans. La foule se fend un moment aux cris de laisser passer. Une personne, confrontée à l'affluence, au manque d'air, à la pression a fait un malaise et c'est au suspendue aux bras de quatre participants qu'elle est conduite vers un lieu plus respirable. Finalement on est peut être mieux dehors que déjà dedans, cela n'empêche pas Christine de changer un peu de couleur de peau. De fil en aiguille, pardon : de minute en minute nous voici au top départ. BANG ! Acclamations, applaudissements, "ça y est, on y est !", tapes dans le dos, regards ou sourires complices pour d'autres et l'on ne progresse pas à pas en attendant de pouvoir prendre son rythme. Pendant ce temps le commentateur nous souhaite bonne course, nous rappelle qu'il fait chaud, qu'il va faire chaud  et qu'il faudra bien penser à boire, puis recommence bonne course….

En fait il peu bien causer dans le micro nous sommes trop concentrés à ne pas nous empiéger dans les bouteilles de boisson "avant l'effort", d'eau, et je ne sais quoi encore. Ces éléments alternent avec toutes sorte de vêtements, des vieux pulls, des parties de survêtement, bien d'autres effets encore et des sac-poncho en plastique. Un vrai capharnaüm,  fleuron de l'inutilité vestimentaire. Eu égard à la température qui règne en ce matin là, à la foule qui tient chaud (parlez  en à la personne citée plus haut) en dehors du maillot technique, il n'y à vraiment besoin de rien pour se protéger d'un éventuelle coup de vent. Ou bien on est malade et vaut mieux rester à la maison. Ca gâche le départ, de plus impossible de prendre son rythme. Outre la multitude d'obstacles au sol les sas n'ont pas été respectés pour le confort et la sécurité de tout le monde. Ces premiers km sont consacré à une alternance d'accélérations, de ralentissements, d'esquives, de pas chassés... Cela s'éclairci un peu vers le 5ème km, on avance à petit rythme. Premier ravito : surprise et pagaille. L'eau est que sur le coté gauche, le solide que sur le coté droit. Tu as besoin d'un dessin ? Si tu sorts de là s'en t'être fait accroché, bousculé, écrasé les pieds, bravo ! De toute façon si tes doigts de pieds sont encore entiers tu as le droit à une séance de rattrapage. La sortie du ravito se fait par un passage trop étroit, re-bousculade. Ce faisant nous comprenons la présence des batteries de véhicules de nettoiement. Le sol est jonché de toutes choses, en particulier des minis bouteilles vides, des quartiers d'orange, de banane des gâteaux, et des… écrasés.

C'est déguelasse de "Chez déguelasse" et en plus glissant comme du verglas

Bref ce n'est vraiment pas le Top, le ton est donné !

Au ravito suivant, c'est le pompon, il n'y a déjà plus rien pour boire ou s'arroser. Et nous n'en sommes qu'au 15ème km ! Par chance et habitude nous avons les poches à eau, mais les autres ! Ils en sont réduits à chercher un fond d'eau dans les bouteilles qui jonchent le parcours. Pour nous, et encore plus pour les autres, la fête est gâchée, complètement gâchée. Tellement gâchée que Ch., qui n'a toujours pas retrouvé son rythme baisse les bras au 24ème km, ce qui n'est pas dans ses habitudes. Je terminerai donc seul.

Je retrouve progressivement ma cadence mais la tête n'y est pas. Plus je m'approche de l'arrivée, plus je suis confronté à des coureurs - marcheurs, ou perclus de crampes, ou confrontés à des vomissements de fatigue, voire plus. Sur les deux derniers km cela doit bien être tous les 200 / 300 m. Normal et en même temps scandaleux après 20 ou 30km juste avec des quartiers d'orage.

De son coté Ch. attend agréablement  le bus de ramassage à un poste de secours (merci les pompiers). Le dit bus la larguera en compagnie de deux bénévoles un peu perdus et d'une coureuse étrangère au bas de l'avenue Kléber avec un laconique "Vous montez tout en haut et c'est à gauche." ...!

Finalement on se reverra à un point de rencontre. Le temps de faire quelques autres commentaires entre nous, il y a la matière, mais quelle sortie !!

Vivement le prochain trail.

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Fin juin / début juillet : Epilogue

J'ai reçu, peut être comme vous, le CD de la course ! C'est à l'image du reste : décevant !

En dehors de la foule du départ il faut attendre environ un tiers du CD pour voire la première féminine, qui que bien courageuse n'est pas présentée au mieux du genre.

Pour entendre parler des premières féminines il faudra attendre encore (la moitié du CD)

Ce n'est que bien plus tard encore que l'on apprend, et surtout que l'on aperçoit les participants handi sport,

Quasiment rien non plus sur les bénévoles qui donnent un coup de mais tout le long du parcours ou les pompiers qui arrosent les participants(es) quand il n'y a plus d'eau à boire pour les participants…

Pendant ce temps : les premiers ceci, les premiers cela, le premiers…

Tu sais certains appellent cela "la grande fête du sport", voire la qualifie de "course populaire".

Toi tu sais peut être, moi je suis dubitatif, très dubitatif.

 

 

 

 

 

 

2 commentaires

Commentaire de JLW posté le 30-04-2007 à 13:30:00

Eh bien quel témoignage !! Edifiant mais très décevant. Je ne sais pas comment font les autres grands marathons que cela soit Londres, NY, Chicago mais il doit bien y avoir un moyen pour éviter une telle pagaille ?

Commentaire de romano76 posté le 22-03-2008 à 21:36:00

vache!ça vient du coeur...j'éspère quz xz ne sera ^pas si criant de vérité, pour le 2008...merci pour les infos...

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