Récit de la course : Marathon de Paris 2009, par le Styx

L'auteur : le Styx

La course : Marathon de Paris

Date : 5/4/2009

Lieu : Paris 16 (Paris)

Affichage : 984 vues

Distance : 42.195km

Objectif : Pas d'objectif

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Marathonien pour la vie !

MARATHON DE PARIS -  5 avril 2009-Compte rendu- 

Un marathon est une histoire ! A la demande de certains Kikous génétiquement proches (les frères MC21 & Riri51 pour ne pas les nommer ;-)) ; laissez-moi vous raconter mon histoire : mon premier marathon.

 PROLOGUE : tous les compteurs au vert… sauf un ! 

L’histoire aurait pu débuter il y a plus longtemps mais une insertion achiléenne gauche capricieuse m’a fait hésiter pendant 2 ans avant de franchir le cap de l’inscription : ma pomme figure parmi les partants au Marathon de Paris 2009 !

 

Je ne souhaite rien laisser au hasard donc je suis une préparation « toute en douceur » avec l’objectif de finir (déjà) et en 4h30 (si possible). La prep se déroule presque bien malgré mes éternelles douleurs au talon et quelques contractures qui font s’installer le doute. Dernières consultations médicales la semaine précédente : le médecin du sport me donne le feu vert  « tu peux y aller, ca lâchera pas… au pire, tu auras mal ! » ; le podologue/pédicure s’est royalement occupé de mes sabots… Le compteur physiologique est au vert ; mais …

 

J-1 est enfin là : le train Dijon-Paris, l’accueil Gare de Lyon de mon pote Olivier (qui m’hébergera à Bastille… trop cool !), le retrait des dossards Parc des Expos sans attente ! La visite de l’Expo Marathon (géniale l’ambiance !!! + quelques emplettes) ; la Pasta party où je retrouve un vieux cousin par hasard !!! excellent !!! puis la soirée tranquille (petite pizzéria + mini ballade quartier Bastille). La météo -elle aussi- s’annonce radieuse… la nuit passe bien…

Tout se prépare à merveille, tout est en place, encore un compteur au vert ; mais…

 

… mais quoi ? Mais quelque chose ne va pas et se dégrade depuis 6 jours, un compteur sournois est au rouge écarlate : le TROUIILOMETRE ! La question qui revient sans cesse dans ma tête : Vais-je y arriver ? Moi qui n’ai jamais dépassé 24 km… qu’en sera-t-il après ? Oui, j’ai bien géré la prépa, oui j’ai bien géré l’alimentation (pack marathon Overstim’s que je recommande chaudement), oui les rebouteux sont confiants mais quand même…. 42 bornes ! bordel de m… ca donne quoi après 25 ?

 

Et me voilà à 8h sur les champs… OUAHHHHH ! la vache !!!!!!!!!! ……………………….. j’en prends plein les yeux, plein les oreilles ; c’est la 4ème dimension, les Bogdanoff n’ont qu’à bien se tenir…. 35000 dossards, 70000 chaussures… y a pas de mots, c’est magique… mais la boule au ventre reste bien tapie dans mon bide… les sensations sont très bizarres : je ne sens pas trop mes jambes, j’ai la flemme de m’échauffer, j’essaie pourtant un peu mais bof…. Alors je commets la seule véritable erreur du week-end : au lieu d’aller me serrer dans mon sas et d’angoisser, je préfère essayer de me détendre sur un banc avec mon MP3 et Bob Marley…. Et là, c’est la boulette : au starter à 8h45, les grilles des sas sont ouvertes et la foule avance… moi, je rentre dans cette marée. Je coupe mon MP3 pour écouter Vangelis (ça me colle une de ces chairs de poule !) et me retrouve au milieu du sas 5h. Je ne prends pas tout de suite conscience du problème, je marche tranquille vers l’arche de départ en essayant toujours de me détendre mais j’ai l’impression de vivre un moment irréel, hors-temps.. je tchatche même en allemand avec un dortmundois (on dit comme ca ? nein ?). Les vieux pulls et sacs poubelles volent de partout, le speaker hurle… l’arche se rapproche, les millers de puces bippent devant moi… ca y est : le tapis rouge …

 

PREMIERE PARTIE : Premier semi « cauchemardesque »

 

Biiiiiiiiiip ! Je lève les bras. Ca y est !!! Les Champs sont noirs de monde : c’est HALLUCINANT ! Je cours sans aucune sensation physique : je suis spectateur et non acteur de mon effort et de l’effort collectif. Je regarde partout comme un gamin, absolument pas du tout concentré sur mon allure. Je traîne au milieu des « 5h » avec un premier km en 6h50 !!! Arrivé rue de Rivoli, je me retrouve à côté d’une coureuse interviewée en directe par la moto de France 3… je passe à la TV ! Bon tout ça c’est super fun mais mon marathon là dedans… faudrait peut-être s’y mettre !

Et là, je prends conscience de mon erreur du départ : je mets en route l’allure marathon adoptée à l’entraînement (6’ au kilo) et me voilà obligé de slalomer, de doubler et doubler et doubler… c’est l’horreur, en plus je m’arrête plusieurs fois pour pisser, je n’ai toujours pas de sensations de rythme au niveau des jambes (d’ailleurs je ne peux pas trouver réellement de rythme : trop de monde !) Ca déconne à fond ! Km 5 : entonnoir au ravitaillement de la Bastille : arrêt complet pendant 2 mn… je repars…. Ca m’énerve, j’essaie de me concentrer et arrive enfin à « caler » une allure mais la maintenir reste difficile… je suis stressé, la boule est toujours là (Vais-je y arriver ? Putain ça commence mal ? arrête de te foutre une telle pression ? Gros plouc de Bourguignon, t’avais qu’à te placer dans ton sas avant !!!). Je pointe chaque kilo sur mon cardio, ca tourne irrégulièrement, ca va pas et en plus j’ai une petite douleur au mollet/achille qui m’appelle km 9… arche du 10ème  je regarde mon chrono : 1h06 ! ca m’étonne pas, j’ai couru comme le mec en charentaise que j’ai doublé à la Concorde !!!

Depuis 5 mn, un type n’arrête pas de chanter une vieillerie en boucle entrecoupée de commentaires à 2 balles… ça m’énerve… j’avais gardé le MP3 en cas de coup dur… je le mets déjà, ça va me permettre de m’isoler et qui sait, de me concentrer.

On entre dans le bois de Vincennes et un petite fraîcheur vient faire du bien. Le rythme est plus régulier, le 15ème passe et je refuse de penser qu’il en reste encore 27 !!! l’horreur ! c’est un jour « sans » ! et il fallait que ça arrive aujourd’hui !

Seuls réconforts : les temps passage au km sont plus stables,  Achille semble m’avoir oublié et me voici dans une portion descendante qui me donne de bonnes sensations… le semi approche…

  

DEUXIEME PARTIE : Second semi « merveilleux »

 

… et là, ne me demandez pas pourquoi mais il se produit quelque chose, une sorte de déclic : l’arche du semi est en vue et la foule de spectateurs (déjà dense depuis le départ) devient immense : une haie d’honneur jalonne les trottoirs. Ca ressemble à une arrivée, c’est l’ovation… et bizarrement, d’un seul coup, tout le stress s’envole : j’ai l’impression de passer l’arche de départ (j’en oublie même le chrono désastreux de 2h20). Ca y est pour de bon, mon marathon à bien démarré, il reste un semi, j’ai des jambes, un moral d’acier, JE VAIS LE FAIRE !!!!!

 

D’autant plus que le frérot m’attend au 33ème … allez, c’est parti !!!

 

Et voilà que les jambes se mettent à tourner beaucoup mieux, je ressens des picotements de plaisir , les endorphines existent encore (moi qui croyais les avoir jetées avec mes idées noires et les tubes de gels usagés que je balance tous les 5 km)… Je profite enfin : je cours dans Paris, Cali me chante « 1000 cœurs debout »… putain c’est bon !!! Et voilà le ravito Bastille qui signe mon entrée dans l’inconnu au 25ème : je cours sans plus me poser de questions, nous voici aux quais de Seine (les tunnels en découragent certains, moi ils m’amusent). Il y a des gens partout : sur les trottoirs, sur les ponts, c’est une haie d’honneur… Chaque borne kilométrique qui passe me galvanise, me renforce, me regonfle : 27,28,29 et le corps tient, mieux, il relance… je n’ai plus peur du mur, de ne pas y arriver, au contraire, je vais y arriver et en beauté ! Le 30ème et déjà certains marchent… moi qui avait promis à tout le monde que je marcherai à chaque ravito pour m’étirer et bien je me suis bien planté. On m’avait conseillé de ne pas m’arrêter, ce conseil devient une évidence : non seulement je ne veux pas mais en plus, je ne peux pas : j’ai l’impression d’être en mode « automatique »… ça cours, ça roule et il ne faut surtout pas « casser cette mécanique magique ». Comme quoi, le marathon c’est aussi une découverte de soi-même !

 

On passe la Tour Eiffel, la foule est impressionnante… énorme !!!

Tiens, quelqu’un m’appelle « Hervé, à fond »… ah oui, c’est vrai, mon prénom est sur le dossard ! Merci pour les encouragements, d’ailleurs je vais bientôt arriver sur le frangin et la belle-sœur, en pleine forme c’est cool… enfin presque ! car quelqu’un d’autre m’appelle depuis un moment : c’est mon mollet gauche, mais je ne lui répondrai jamais.

Tout à coup, je sens comme une caresse sur mon ischio droit… cette caresse me rappelle celles que j’ai reçues il y a longtemps pendant une prolongation mémorable lors d’une coupe d’Europe de Bourgogne en junior où on a tous pleuré après avoir avoir perdu à cause de l’arbitre (comme d’hab !)… mais aussi lors d’une sortie de 120 km en vélo… vous connaissez sans doute cette caresse qui signe les prémisses d’une douleur foudroyante appelée CRAMPE ! Oh alors toi, je te surveille… je connais le meilleur moyen de t’éviter : boire (j’en suis déjà à 2,5l et un sympathique voisin m’offre sa bouteille car j’ai balancé la mienne trop vide, euh trop vite) ; mais aussi éviter tout mouvement  nouveau (du genre : changer de foulée, monter un trottoir ou s’arrêter bien sûr)… En conséquence, impossible de s’arrêter faire un bisou à la famille au 33ème … les voilà comme prévu placés sous la borne kilométrique « salut, faut courir avec moi car je peux pas m’arrêter ! » … je me place en marge de la voie sur le trottoir en engage la conversation tout en courant… le frangin fait des sprints devant pour me prendre en photo et la belle-sœur me suis tant bien que mal en chaussurettes de ville (mort de rire… je me suis excusé depuis de leur avoir infligé ça !!!).

 

           

          

Nous voici au 35ème, les sensations sont excellentes, les chronos réguliers en (5’45 à 6’)… un petit coucou à M. Garros (monumental le Central !) et toujours ma copine crampette sous haute surveillance. Sympa le bois de Boulogne mais le contour de l’hypodrome est un peu longuet ; en plus, on aperçoit d’autres coureurs plus avancés dans une boucle du tracé… dur !

 

Allez, l’arrivée approche… mon rêve est en train de se réaliser, la fatigue et le bonheur se mêlent… c’est magique. Alors que de plus en plus de coureurs marchent ou sont secourus, j’ai encore des ressources, j’accélère , 39ème …. Un peu trop car je me retrouve soudain immobile sur la jambe droite : je viens d’anticiper la crampe mais elle est bien là , je ne peux plus plier le genou…. Pas de panique, je m’étire 15s très fort et repars sans gamberger… « bon alors toi la crampe, je t’ai respecté, j’ai fini par t’écouter alors salut, tu voyages et tu me laisses finir… ». Docile, la faucheuse ne reviendra plus !

 

Le 40ème …. Ahhhhhhh, il existe vraiment, il est là devant moi, je passe dessous, c’est la 1ère fois de ma vie que je le côtoie, j’ai envie de le vouvoyer, il parait plus grand plus beau que les autres…. (c’est pas vrai, je le constaterai au 42ème)… je prends mon gel « red sprint coup de fouet », la menthe me dégage la trachée et les poumons, 41ème , je me sens léger, ivre…

 

Rond point de la porte Dauphine… et c’est les premières barrières… c’est fabuleux la voie s’élargit le public est contenu, les pavés annoncent l’avenue Foch, l’avenue est à moi, j’ai l’impression de courir à 25 km/h (les images de la caméra fixe « arrivée » ne donneront pas la même impression !!!…), j’ai l’impression de me pencher dans les virages, ca y est je vois l’arche…

 

EPILOGUE : marathonien pour la vie !

 

… le rêve devient alors réalité, je le palpe, je le touche, je l’embrasse. Ma tête n’entends plus le bruit provenant des gradins ou du speaker… C’est l’explosion. Mes yeux se posent sur ce beau panneau bleu « Asics 42 Km », il reste 195m… je frissonne lève les bras, les baisse, les relève, serre les poings … je ralentis pour que ce moment dure plus longtemps mais ne veux pas m’arrêter alors j’entame un ou deux pas sautés, un peu plus hauts.

 

Le mot  « Marathon » clignote dans ma tête… tapis rouge …. Biiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiip !

 

4h28 ! Je l’ai fait, je l’ai fait, je l’ai fait…..  MARATHONIEN, ce mot vient se tatouer dans mes trippes.

 

Formidable second semi en 2h08 (un négativ split ! 10 mn de mieux qu’au premier : je suis passé 28 000ème  au semi, je finis 21 000ème !)… et pas de blessures à priori…

Le reste ne sera que bonheur et profit : on récupère la médaille, on se retrouve avec Olivier (le pote qui a tourné en 3h53 !), on se congratule, puis on rentre en métro… Paris m’appartient, j’ai l’impression d’être neuf, d’avoir franchi un cap, de m’être découvert.

 

Je confirme tout ce que j’ai lu et tout ce dont je doutais : bien préparé et bien alimenté un marathon est possible… dans mon cas, il fallait en plus faire sauter le verrou du stress.

 

Mon rêve s’est réalisé, il fallait le faire. Si vous en rêvez, faites-le et écrivez vous aussi votre histoire.

 

 

Très sportivement.

Le Styx

                            

18 commentaires

Commentaire de taz28 posté le 08-04-2009 à 21:25:00

SUPERBE ce premier récit pour ton premier marathon !
Tu t'offres un négative split en prime, quelle audace !!! :-))

L'an dernier j'étais dans les mêmes temps que toi au semi, et je terminais en 4H56...C'est encore un souvenir inoubliable !!!

Profite et savoure de ce nouveau bonheur d'être marathonien !!

Taz

Commentaire de CROCS-MAN posté le 08-04-2009 à 21:35:00

Bravo et merci pour ton récit.

Commentaire de hagendaz posté le 08-04-2009 à 22:32:00

oui tu es bien MARATHONIEN! bravo

Commentaire de chrystellem posté le 08-04-2009 à 22:32:00

bravo , c'est un moment tellement fort de passer pour la 1ere fois la ligne d'arrivée d'un marathon .
Profites en encore longtemps .
Bonne recup .

chrystellem

Commentaire de riri51 posté le 08-04-2009 à 23:18:00

FELICITATIONS pour ta performance et pour ton CR...J'ai l'impression d'avoir enfin moi aussi terminé un marathon! Bonne récup et rendez-vous dans 11 jours au départ du trail de la montagne!

Commentaire de MC 21 posté le 08-04-2009 à 23:50:00

TOTAL Respect ! Je savais que tu l'avais dans les jambes quand j'ai vu comment tu controlais au semi de Nuits mais c'est vrai que le mental avait son importance. Bravo à toi et je sais ce qu'il me reste à faire...Ton CR est super emouvant et on ressent bien toute la tragedie (arriveras ou arriveras pas) d'une telle course. A+ sur nos chemins bourguignons.

Commentaire de Yannael posté le 09-04-2009 à 00:40:00

Excellent. On s'y croirait. Félicitations pour ta course et ton récit.

Commentaire de mysterjoe posté le 09-04-2009 à 00:57:00

je viens de retrouver les émotion encore recente de mon premier marathon dans ton récit, je t'en remercie fortement, profites un max, et à une prochaine rencontre sur un marathon ;-))

Commentaire de Francois dArras posté le 09-04-2009 à 11:15:00

Belle course et beau CR. Félicitation !

Commentaire de domdom g posté le 09-04-2009 à 11:19:00

bravo pour cette belle course et felicitation

Commentaire de seapen posté le 09-04-2009 à 13:29:00

Bonjour Le styx. Quel récit haletant. Pour le lire et le savourer, pas une seule fois je ne me suis arrêté à un stand. comme tu le dis aussi j'avais l'impression d'être en mode automatique du début à la fin.
Salutations et bravo pour ce premier marathon.

Commentaire de loicm posté le 09-04-2009 à 14:08:00

bravo !! You did it !!
Superbe premier marathon ... et certainement pas le dernier.

Commentaire de frankek posté le 09-04-2009 à 14:54:00

bienvenue dans le monde des marathoniens ! bravo !

Commentaire de Le Loup posté le 09-04-2009 à 18:48:00

Très sympa ton récit, j'ai bien rigolé ! Tu as fait la course inverse de pas mal de novices dont je suis, oups étais !
Bravo à toi, et si la prochaine fois (car il y aura une prochaine fois vu ton enthousiasme communicatif) tu décidais de partir sur un rythme plus soutenu reste vigilant et continue de te préserver pour les 5 derniers kilomètres : ils ont l'air agréables quand on a encore du jus... Perso c'était dur, mais drôle aussi, comme première fois ! Salutations sportives

Commentaire de knix05 posté le 10-04-2009 à 18:35:00

On sent la joie dans ton récit haletant et bien écrit.
Bravo pour ta performance avec un second semi excellent.
A l'inverse de ma course où j'ai souffert sur la fin !
Bonne récup

Commentaire de Trotteuse94 posté le 15-04-2009 à 20:00:00

Ton récit m'a beaucoup ému. Oui tu as réussi, oui c'est merveilleux, oui tu as poussé tes limites, oui... oui .... oui... je ne trouve pas les mots pour te dire à quel point je partage ton explosion de joie. BRAVO, BRAVO, BRAVO... sincèrement BRAVO !
Bonne récup maintenant et savoures aussi longtemps que tu peux cette victoire.
A bientôt
Agnès

Commentaire de Mogwai6170 posté le 16-04-2009 à 01:06:00

Bravo à toi, Marathonien !!! Très beau CR. Que de frissons à le lire. Bonne recup

Commentaire de fulgurex posté le 09-06-2009 à 14:59:00

Ton Cr est agréable à lire. On vit ta course. Par contre, il me semble que tu n'as mis que 6 min 50 pour le premier kil (pas 6h50) ;o)

à bientôt à Dijon

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