Récit de la course : Marathon de Paris 2013, par LongJohnSilver

L'auteur : LongJohnSilver

La course : Marathon de Paris

Date : 7/4/2013

Lieu : Paris 16 (Paris)

Affichage : 780 vues

Distance : 42.195km

Matos : Supernova Glide 4
Buff kikou
Buff Ecotrail (je deviens frileux)

Objectif : Faire un temps

16 commentaires

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Condition de rêve pour courir Paris

On remet le couvert?

Pour la 4ème année consécutive, je m'aligne sur le marathon de Paris. J'ai subi comme tout le monde un climat à tester la motivation durant 12 semaines! Froid, pluie, boue, nuages, prêt pour le trail en fait Rigolant. Le plan d'entraînement doit nous emmener avenue Foch en 3h30. Allure travaillée 12,2 km/h soit 0,4 de plus que l'année dernière. Je me suis entraîné avec les collègues et nous sommes quatre à avoir un entraînement équivalent. En tout cas, à l'issue de l'entraînement, tout le monde est au taquet!

Récapitulatif de mes éditions précédentes (pour ceux qui ont la flemme d'aller lire les CRs précédents):

  • 2010 : 1ère fois, cuisses douloureuses à la fin, mais course régulière en 4h07
  • 2011 : objectif 3h45 mais les crampes qui montent au 33ème et je réduis la voilure 3h52
  • 2012 : objectif 3h45 mais le vent froid sur les quais empêche de passer au delà de 10,5km/h 4h02 mais pas mal aux jambes

Le dimanche, ça roule

Après une semaine et demi de régénération, nous nous sentons tous fin prêt! Tellement l'organisation est huilée, j'arrive à l'heure aux consignes, à l'heure à l'Arc de Triomphe pour la photo kikou, à l'heure à l'ambassade du Qatar pour la photo pro: trois fois à l'heure déjà avant de commencer, c'est de bon augure Cool. Sur 10 personnes, nous serons 6 dans le sas 3h30, 3 dans le sas 4h15 et un au réveil difficile qui sera déjà à Boulogne pendant qu'on traversera Vincennes Clin d'œil.

Là vous vous dites que quand même, passer de 4h à 3h30 il y a du boulot, mais j'ai bien travaillé mes leçons: plusieurs couches pour ne pas mourir de froid direct, quand arrêter de boire de l'eau pour éviter le glop glop dans l'estomac, test de la nourriture qui passe, prévu et testé la Sporténine (on ne sait jamais).

Objectif temps: 3h30, objectif réel 3h36, objectif content mais un peu déçu 3h45

Objectif de la course: terminer sans blessure et prendre du plaisir à courir Paris

Cinq, Quatre, Trois, Deux, Un

En fait, on entend l'animateur dire que la course démarre. Mais avec le système de sas, nous partirons dix minutes après. Avec les collègues, nous partons plus ou moins en groupe. Mon lièvre de l'année dernière sera aussi mon lièvre de cette année. En trois ans de courses, je ne sais toujours pas géré une allure de manière régulière Incertain. Je pointe donc tous les 5km et j'espère tenir à son rythme jusqu'au 30ème: c'est l'endroit où elle a prévu de lâcher les chevaux, alors que moi je veux garder une vitesse constante.

L'entraînement a porté ses fruits: maintenir la vitesse de 12km/h se fait sans problème. L'application Social Runner publie sur un réseau social mes temps de passage, augmentant de 25' mon temps tous les 5km. Même les quais sont agréables ce matin. Il y a beaucoup de soleil et la température commence à monter. Mais je bois très régulièrement et la chaleur n'a pas de prise sur moi.

Concentration: la course commence

Finalement, j'arrive au Trocédéro, km 30 et je me sens toujours bien. Mon lièvre m'a lâché au km28 en sortant ses ailes. Mais je ne tente pas de suivre. Je marche un peu à ce ravitaillement, je prends de l'eau, je mange et c'est reparti. Un passage dans un corridor de gens qui nous encouragent sur les quais, la foule est en délire pour nous, les héros du jour. Et on rentre dans le 16ème au bout du quai. Contrairement aux éditions précédentes, la rue est remplie de public qui encourage, mais km33 douleurs aux cuisses RRRRAAAAAAAHHHHHHH Criant bon allez on se reconcentre, mais on ralentit. Un collègue qui revient sur moi veut que je le suive à 12km/h, mais je reste à vitesse un peu plus basse pour ne pas déclencher les crampes.

Le cerveau commence à tourner en rond, je remarche à la sortie du 16ème, et là, un autre collègue qui revient, mais son allure de 11km/h environ me permet de m'accrocher. Nous passons donc Roland Garros, et on remonte derrière l'hippodrome d'Auteuil. Mais j'ai l'impression que mes cuisses de s'améliorent pas. Pour la 3ème fois, je laisse partir un de mes collègues: pas bon pour mon moral, mais excellent pour leurs courses à eux!

Et pour la première fois, au km36, les crampes se manifestent, coup sur coup dans chaque cuisse. Stoppé net dans ma course, je râle et j'adopte une marche rapide pour relâcher les muscles puis je recours dès que c'est détendu. Du 36km au 40km je vais alterner marche très rapide (je double!!) et course en râlant comme un damné (je double pas). Je ne m'arête pas de courir au km37 pour le cake et le cidre offert par les organisateurs du marathon de Vannes. Je repars après un bretzel offert par les organisateurs du marathon des côtes d'Alsace au km39.

A partir du km40, après avoir bu la bouteille du dernier ravitaillement d'un coup (glop glop), je décide de courir jusqu'au bout. Bon je marche quelques mètres prêt de Dauphine, mais là je force sur les jambes. Pas question de repasser en 4h à force d'alterner marche et course! Et c'est la ligne d'arrivée dans une centaine de mètres: les jambes font moins mal, mais je dois être drogué aux endorphines.

Je passe enfin la ligne en 3h53, les bras au ciel, et les cuisses douloureuses! L'euphorie redescend et la déception de ne pas arriver alors que j'ai bu, manger, préparer un autre résultat monte comme il y a deux ans. En plus, je sens que la récupération sera longue.

Paris, le rêve

Les encouragements et les félicitations du Dimanche, lu en arrivant aide à relativiser le résulat. Pour ses 40 ans, un ami musicien a terminé son 1er marathon, avant d'offrir le soir même un showcase. Mes partenaires d'entraîement arrivent dans les temps impartis (3h29 SEF, 3h32 VH1, 3h38 VH2). Paris offrait ce Dimanche le temps idéal pour la visite et la performance!

Mercredi soir, la récupération musculaire est plutôt en bonne voie, mais les genoux et le dos sont encore un peu douloureux: quelle idée aussi de courir avec les crampes. Vu la localisation des crampes, je pense que ce qui manque est un travail spécifique sur la partie du quadriceps qui génèrent les crampes. Ce qui signifie aussi que je rempilerai pour tester cette théorie fumeuse Langue tirée.

Merci aux bénévoles de cette grande fête du running, souvent éclipsés par ASO, mais sans qui on ne pourrait pas manger du pavé sur la plus belle avenue du monde une fois par an!

16 commentaires

Commentaire de Dandan posté le 11-04-2013 à 03:59:01

Bravo Bravo! Mon objectif etait que tu arrives sans bobo et sans mal au ventre comme la derniere fois, et la tu as bien gere. 3h53 est quand meme un temps impresionnant! L'ecole de fan est toujours fier de toi! Repose toi bien et on t'embrasse!

Commentaire de LongJohnSilver posté le 11-04-2013 à 11:19:32

Merci pour le fan club, mais la prochaine fois, le fan club devra venir vers le 33ème km!

Commentaire de Dandan posté le 11-04-2013 à 15:59:22

On va tacher ! Mais si le fan club vient, tu la vera dans tous les 5km! Je crois bien que le metro a Paris va un peu plus vite que les coureurs ;) ? Et n'oublie surtout pas, le fan club est toujours avec toi pour les moments de plaisir et les moments durs, on est fiere de toi!

Commentaire de baboune59 posté le 11-04-2013 à 07:58:23

Beh, t'étais pas loin de moi... J'ai bien fait de pas trainer sur la fin :-)
Même si je commençais vraiment à en avoir marre ;-)
On dirait que tu as fait la même chose qu'en 2011 :-(

Bonne récup...

Commentaire de LongJohnSilver posté le 11-04-2013 à 11:21:37

Ca ressemble à 2011 hein? Mais en 2011, c'était le manque d'eau: fréquence cardiaque au taquet et l'impression d'être devenue une cocote minute :)

Commentaire de bubulle posté le 11-04-2013 à 07:59:36

Bravo pour cette ténacité pour finir : c'est dur quand les crampes sont là.

En lisant le début de ton CR, je me suis demandé à quel moment tu allais tomber dans le dur : je le sentais un peu venir en lisant un objectif que je trouvais un peu trop ambitieux....notamment parce qu'en parlant d'objectif 3h30, tu écrivais en filigrane que le vrai objectif était 3h45..:-)

Du coup, le départ est à mon avis sur le mauvais tempo. Certes, tu t'étais préparé sur ces allures là, le 5'/km. Mais, justement, partir sur un 5'10 aurait peut-être été plus sage. On oublie toujours que sur le MDP, les 15 premiers km sont très roulants et faciles et qu'on peut largement gérer.....puisqu'il en reste ensuite 27..:-).

Mon mantra "si tu te sens bien c'est que tu vas trop vite" doit pouvoir aussi s'appliquer et c'est souvent une bonne façon de réaliser le negative split de rêve et, tu verras si tu arrives à t'y astreindre.....c'est tellement bon et grisant de faire le pacman sur les 10 dernières bornes qu'on peut largement y regagner le "temps perdu" au départ.

À mon avis, peut-être pas en une fois, mais en deux ou trois, les 3h30, ça pourra venir. On dit ce qu'on veut, mais on ne gagne pas comme cela une demi-heure (bon certes, c'est un raisonnement de V2 que je te tiens....à toi de l'adapter pour toi).

Merci pour ce CR très instructif et bravo pour cette performance. Jespère que tu as quand même profité du beau soleil!

Commentaire de LongJohnSilver posté le 11-04-2013 à 11:23:16

Même si je finis beaucoup moins fort que toi, j'ai bien bronzé! Mais mes prochains objectifs seront peut-être plus vallonnés...

Commentaire de PtitLudo posté le 11-04-2013 à 08:48:42

Dommage pour les crampes :( Côté hydratation, cette année, j'ai commencé par 500ml d'Isostar entre 1h30 et 30mn avant le départ puis j'ai couru avec porte-bidon (celui offert en 2011 à PSG la course)+bidon Isostar de 500ml rempli avec de l'effinov menthe, je prenais 2/3 gorgées tous les 2km, ça m'a tenu jusqu'au 30ème km après j'ai commencé à utiliser les ravitos de l'organisation ainsi que le Breizh Cola à Boulogne (magique pour la fin de course). Aucun problèmes musculaires à déplorer pendant la course, heureusement car j'avais déjà ma hanche à gérer lol. Le bidon ne m'a pas du tout gêné, même plein en début de course, correctement ajusté ça ne bouge pas.
Voilà, si ça peut t'aider pour ton prochain marathon, pour éviter ces crampes qui te "pourissent" la fin de course ...

Commentaire de LongJohnSilver posté le 11-04-2013 à 11:26:19

C'est vrai que là je n'ai utilisé que les ravitaillements tous les 5km mais j'avais aussi la bouteille au km0 :) En général, je bois naturellement parce que j'ai la bouteille dans la main, par contre, pas de boisson d'effort en début de course. Mais à un marathon par an, ça ne fait pas beaucoup d'occasion de tester! ;)

Commentaire de francois 91410 posté le 11-04-2013 à 10:31:19

Bravo pour ce résultat, qui reste une perf remarquable et dont tu px être fier. Le marathon apprend à être patient : les temps que tu annonces depuis 2010 me rappellent exactement les miens il y a qq années ... mais vu que j'ai réussi à passer le cap l'an passé (3:41 puis 3:34), ça veut dire que c'est possible ; à ta dispo pour te filer ma 'recette' ;-)
bonne récup

Commentaire de LongJohnSilver posté le 11-04-2013 à 11:30:42

Merci François, et effectivement il en faut de la patience... Il y a vraiment une recette? ;)

Commentaire de caro.s91 posté le 11-04-2013 à 14:27:11

Je ne peux qu'être d'accord avec les commentaires !
Le marathon n'est pas une course simple, sinon ca se saurait!
Questions crampes, j'ai à peu près résolu le problème il y a quelques années en trail par l'adoption des booster aux mollets, d'une légère compression aux cuisses, et d' une hydratation quasi continue (isotonique) avec ma poche à eau, des goûts variés pour éviter l'écoeurement pendant la course, et puis aussi du magnésium. résultat, j'ai repoussé les crampes qui sont maintenant à ranger au rayon des mauvais souvenirs...
Ensuite, ne pas se mettre de pression inutile, partir très doucement, résister à tous ceux qui poussent à aller plus vite, être en retard au semi, de façon à passer en negative split, ce qui a un effet excellent pour le moral car on se met alors à dépasser les autres concurrents par centaines en fin de course...
Bon, je ne suis pas une vraie marathonnienne, seulement une traileuse qui vient sur goudron !!! ;-)

Commentaire de LongJohnSilver posté le 12-04-2013 à 02:02:02

Merci Caro, mais tu es une vraie marathonienne! La preuve encore ce dimanche. J'espère d'ailleurs que ça t'aidera pour gambader de nouveau par monts et par vaux.

Commentaire de Xav posté le 11-04-2013 à 23:34:24

Bravo !
Je n'ai fait "que" 3 marathons, mais j'ai bien morflé sur les 2 premiers ("cuit" au 30ème), alors çà me rappelle de beaux souvenirs :)
Pour les crampes, effectivement, il faut faire du spécifique à l'entrainement sur tes faiblesses : moi qui suit aussi un peu "faiblard" des cuisses, j'ai réglé le problème en glissant 1 séance de fractionné en côte/semaine lors de mes préparations.

Encore bravo !

Commentaire de LongJohnSilver posté le 12-04-2013 à 02:05:31

Merci Xav, je crois que c'est effectivement cette piste que je vais explorer en premier! Ça permettra en plus d'avoir une excuse pour s'essayer à des parcours plus vallonés :)

Commentaire de nouvion posté le 30-06-2013 à 22:19:40

Je suis toujours admiratif des marathoniens. Bravo pour la course, surtout avec des crampes.

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