Récit de la course : Marathon de Paris 2009, par Francois dArras

L'auteur : Francois dArras

La course : Marathon de Paris

Date : 5/4/2009

Lieu : Paris 16 (Paris)

Affichage : 1239 vues

Distance : 42.195km

Objectif : Pas d'objectif

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Le marathon de Paris vu de l'arrière

Le marathon de Paris... un mythe, un monument,
une course qui est inscrite à mon programme virtuel depuis le jour où j'ai commencé sérieusement la CAP et que, par hasard, je suis tombé sur le direct de l'édition 2006 à la télé avant de chausser mes baskets.

L'agenda professionnel a compromis ma participation en 2007 et l'agenda privé a fait de même en 2008. 2009 me voilà. Ce sera mon premier marathon.

Mais entre temps la curiosité fut trop forte et je me suis embarqué avec succès sur des trails de 55 et 58 km. Donc ce premier marathon ne sera pas un dépucelage intégral : pas de doute sur ma capacité à aller au bout mais la question se pose sur le comment (quelle vitesse, quel état à l'arrivée) ?

Lors de l'inscription j'opte pour le sas des 3h30 qui me semble être un objectif accessible... à condition de la préparer sérieusement, idée qui fut vite oubliée. Ce fut en effet vite décidé, ce marathon serait une fête avant tout et pas un objectif majeur au chrono. La préparation s'adaptera donc aux autres envies du moment, et elles ne manquent pas : foie gras, raid normand hivernal, tartiflette, 10 km de Fleurbaix, boulimie de chocolat, trail bullygeois des poilus... Dans les intervalles laissés entre ces occupations et la récupération inhérente, j'adapte grosso modo un plan d'entrainement pour 3h30.

A quelques jours de la date tant attendue, un constat s'impose : 16 séances en 7 semaines pour 212 km cette préparation est bien légère. Certes, le cardio me donne du 80 % à l'allure marathon de 5'/km mais je suis plus que sceptique sur ma capacité à la suivre sur 42,2 km.

C'est avec ces doutes qu'un beau jour, au « Café du marathon de Paris », je tombe sur cette proposition d'accompagner Manu l'échassier pour lui frayer un chemin à travers la foule et l'amener en 4h à l'arrivée. Comme c'est dans ma nature, j'hésite sur la conduite à tenir entre : répondre à l'appel et tenter tout de même le meilleur chrono possible. J'ai quand même annoncé à pas mal de monde que je visais 3h30, puis « entre 3h30 et 3h45 » et puis j'ai envie de savoir ce que vaux... Un dilemme de plus à résoudre.

La décision arriva tout naturellement le samedi après-midi avant de mettre le cap sur Paname : en écrivant mon CR du Trail des poilus avant que mon esprit ne bascule définitivement ailleurs, je raconte le plaisir que j'ai pris sur cette course malgré l'impact négatif qu'elle avait eu sur ma préparation et en guise de conclusion les mots sortent tout seuls sur mon clavier : « Un seul objectif pour demain : prendre autant de plaisir que j'en ai pris sur ce trail ».

Ca y est !

J'ai tranché sans y réfléchir : la meilleure façon de prendre du plaisir dans l'instant sera évidemment de tenter cette expérience en compagnie de kikoureurs et d'un drôle d'oiseau à jambes de bois, au diable mes ambitions et la vanité d'un chrono dont je serais fiers.

J'édite mon CR, je ferme l'ordinateur et en voiture Simone (non ! ma femme ne s'appelle pas Simone, c'est une expression).

Nous arrivons à la porte de Versailles sans encombre hormis les 20 mn pour quitter le périf et gagner le parking. Il est 18h, les stands de retrait de dossards sont quasiment déserts ; formalités expédiées (belle organisation) ; petit tour sur Marathon expo juste histoire de récupérer quelques docs sur de futures courses et nous nous mettons en quête du programme de la soirée. En 5 mn nous réservons des places pour un spectacle dans le 17e et nous avons tout juste le temps de nous y rendre et de trouver un petit resto de pâtes avant le début de la représentation.

Paris est finalement une petite ville (ou c'est le marathon qui est énorme) car dans le resto nous sommes 4 tables à venir nous charger en glucides prémarathons, dans le théâtre je repère quelques tee-shirts fraîchement sortis de la boutique du MAP et dans la rue pour regagner le parking nous croisons quelques espagnols en goguette avec leur petit sac bleu sur le dos.

Dimanche 5 avril 2009,

7h27. Sur les quais de la gare d'Achères, où je viens de poireauter 25 mn après avoir raté le RER précédent, les coureurs du dimanche sont désormais plus nombreux que les civils et à chaque station la rame se remplira bientôt un peu plus de ces drôles d'hommes sandwich à la gloire d'un certain « Jogging ».

7h50. Je bondis hors du RER en espérant ne pas avoir raté le rdv des kikous sous l'Arc de triomphe.  Certains moqueurs autour de moi ironisaient sur point de rendez-vous très original et sur ma capacité à distinguer les kikoureurs des paski-coureurs : coup de bol ou intelligence suprême des premiers arrivés, ils sont sous la Marseillaise de Rude et c'est par là que j'arrive. Un petit sprint me permet de rentrer dans le champ de la photo à temps. Ouf !

C'est très con mais ça fait plaisir de voir qu'il y a des êtres de chair et de muscles (saillants) derrières les petits avatars et les pseudos plus ou moins codés. Bien que nous n'ayons pas forcément grand-chose à nous dire ni le temps de rentrer dans de grandes conversations le simple fait de s'identifier comme faisant partie de la même tribu au milieu de cette foule d'anonymes est plaisant.

Photo avec les uns avant qu'ils n'aillent se placer dans leurs sas.

Puis avec les autres arrivés après.

Et je me retrouve seul avec Astrophytum dont je fais la connaissance et qui fera partie de la garde rapprochée de l'échassier que nous rejoignons bientôt en compagnie de Jilles, son ange gardien.

Re-photo sous l'Arc et nous gagnons la ligne de départ. Où plutôt le cul d'un troupeau de 32 000 têtes de bétail entassées derrière la ligne de départ. Monté sur ces échasses, Manu semble en être le gardien.

8h45. Le départ est donné.

D'où nous sommes nous entendons à peine le décompte ni la musique qui fait frissonner la tête du troupeau. Les stars de l'arrière donnent des interviews : Manu, évidemment, mais aussi les porteurs de joliette de l'asso Laurette Fugain, Mario et son petit vélo...

Petit à petit, le troupeau se réduit et nous avançons doucement au milieu d'une décharge de vêtements et de sacs plastiques.

Certes les « ponchos d'attente » sont biodégradables mais ils n'en auront pas le temps car les éboueurs sont déjà à l'œuvre. Comment seront traités ces tonnes de déchets que nous allons générer ? Incinérés, enfouis, triés ? Les centaines de milliers de bouteilles en plastique seront-elles recyclées ? Autant de questions qui me laisseront un vague malaise même si l'organisation fait visiblement des efforts et qu'il est difficile de faire autrement. Je regretterais tout de même l'absence totale de poubelles sur le parcours pour les quelques volontaires prêts à sacrifier quelques secondes pour éviter de jeter à terre, chose que je me résignerais à faire après 10 km d'abstinence.

Mais revenons à la course qui n'a pas encore commencée pour nous, alors que l'élite a déjà fait 7 km. Je serais dans les derniers à franchir la ligne. Quelques irréductibles vont visiblement se disputer le privilège de prendre la queue.

9h07'40''. C'est parti.

A la lecture d'autres récits, il semble que descendre les Champs Elysées au milieu de la foule est un grand moment. Avoir cette avenue pour (presque) soit tout seul procure aussi de grandes sensations. D'autant plus lorsque la foule vous acclame sur votre passage, vraiment grisant. Bon, c'est vrai, ce n'est pas moi qu'elle acclamait mais plutôt Manu sur ses échasses derrière moi, mais ça revient au même. Une vraie star, les applaudissements redoublent à son passage et les flashs crépitent, il s'arrête pour poser avec les uns, les autres, 4h à ce rythme ça promet. Nous profitons vraiment de ce moment mais déjà la Concorde nous donne le signal du départ et nous nous mettons vraiment en route. Mais pas pour longtemps. Manu n'a plus le sourire, l'une de ses échasses se décolle. Son credo étant de perpétuer la tradition des échasses landaises, celle-ci sont assez rudimentaires, en bois, avec un simple caoutchouc pour amortir ses pas. Ses pieds reposent sont posés sur des petites plate formes qui sont collées et vissées sur les échasses elle-même et c'est donc cette fixation qui donne des signes de faiblesse.

Nous voilà en quête de colle super glue ou à défaut d'un tournevis pour resserrer les boulons, mais ceci ne fait pas partie des trousses d'urgence des secouristes ou des pompiers. Advienne que pourra, Manu continu en croisant les doigts (et en serrant les fesses). Nous rattrapons la queue du peloton et nous mettons en ordre de marche pour lui ouvrir le chemin à travers la foule « pardon », « échasses », « laissez passer »... Les gens s'écartent avec plus ou moins de bonne grâce, il faut taper sur l'épaule de ceux qui ont les écouteurs vissés sur les oreilles et se faire comprendre des étrangers (comment dit-on « échasses » en anglais ou en espagnol ?),

mais tous sont incrédules lorsqu'ils se retournent et voient débouler Manu. Nous avons trouvé notre rythme de croisière juste en dessous de 6'/km.

Mais à l'approche du km 3 : c'est le drame.

C'est l'interruption du « clac, clac » de sa démarche qui m'alerte. Le temps de me retourner et je vois Manu allongé par terre, les échasses en l'air. La vis à cédé. Comme il s'y attendait, il a contrôlé sa chute en avant et ne semble pas blessé.

Les secouristes arrivent immédiatement et insistent pour lui nettoyer les genoux qui sont tout de même égratignés tandis que lui enrage et leur demande plutôt de réparer ses prothèses, en vain. Le BHV n'est pas loin mais il est fermé en ce dimanche matin, nul doute qu'il s'y serait rué pour tenter de réparer s'il avait pu. La frustration est énorme alors que cette course s'annonçait vraiment belle pour lui : rendez-vous pris sur le parcours avec journalistes et enfants, capteurs sur le corps pour enregistrer ses pulsations... Tout s'écroule, c'est le cas de le dire. Les minutes passent, le bus balais nous a dépassés et nous nous résignons à le laisser retourner au départ les échasses sous le bras et nous remettons en route.

Je me sens soudain très con. Nous voilà seuls rue de Rivoli sans plus personne à escorter. Avec le temps perdu il n'y a plus rien à espérer non plus du côté chrono. J'avoue avoir un léger moment de flottement, il reste 40 km à faire, la route s'annonce longue.

38mn pour 5 km, c'est un record. Mais mes états d'âme n'ont pas duré longtemps et le sourire est revenu. Nous avons décidé de garder à peu près le même rythme qui aurait dû nous amener à l'arrivée en 4h mais je ne regarderais quasiment plus le chrono et préfère me fier aux sensations, nous sommes plus dans l'esprit de faire une sortie longue en off qu'une course. Puisque la puce enregistre notre progression je reporte à plus tard l'analyse de nos temps.

Place de la Bastille après la bataille. Il n'y a plus personne, difficile d'imaginer qu'il y a quelques minutes il y a avait ici un énorme bouchon. Voilà au moins des minutes que nous ne perdrons pas.

Nous rattrapons bientôt le drapeau des 5h30, puis rapidement celui des 5h.

Porte dorée. Nous quittons le Paris intra muros que je connais et Astrophytum m'assure la visite du Bois de Vincennes : le zoo, le parcours du semi, le château, l'Insep, l'hippodrome, le vélodrome (où Jilles fut une graine de champion) tandis que Jilles fait un reportage photo complet, semble connaître tout le monde (signaleurs, ravitailleurs, musiciens) et assure le recrutement pour les Foulées des laveuses (dont il est l'organisateur).

Et nous voilà à l'approche du semi sans s'en être vraiment rendu compte. C'est à peu près à ce moment là que nous rattrapons Loïc et Chrystelle M et restons quelques minutes avec eux avant de repartir vers l'avant.

Je suis toujours très à l'aise, je ne peux m'empêcher quelques accélérations notamment sur les petites montées, avant de ralentir pour retrouver mes compagnons.

Le passage devant la garde républicaine est un grand moment, la musique militaire n'est pas véritablement ma chope de bière mais en live les trompettes ont un effet galvanisant.

Les quais de Seine arrivent, la foule des spectateurs s'y fait plus dense, la machine marche toujours aussi bien.

Les montées des tunnels ne me perturbent pas. La foule des coureurs y retombe enfance et pousse des « olas » et chante « on n'est pas fatigué », ce qui n'est pourtant pas le cas de tous, encore un peu et nous aurions eu droit à « chauffeur si t'es champion... ». Par sur la fin du dernier tunnel la chaleur m'étouffe littéralement.

Salut amical au Géant du Nord qui a fait le déplacement pour promouvoir la Course des terrils.

Nous rattrapons enfin un drapeau 4h30, puis un autre. Nous doublons toujours continuellement mais à un rythme mois rapide, ce qui est plutôt logique.

La Tour Eiffel est enfin derrière nous.

Les 30 km sont passés et la fatigue commence à pointer le bout de son nez.

Ambiance survoltée « Yes we can » au passage de la banderole « Go, Go, Chicago ».

Nouvelle pause pour saluer l'épouse d'Astrophytum qui l'attend devant la Maison de la Radio et Jilles en profite pour s'assurer de sa présence aux Laveuses.

C'est maintenant Roland Garros qui se profile et le méchant 35e km qui me fait mal aux jambes. Ma poche à eau est vide malgré les nombreuses bouteilles prises à la volée en complément, le ravito est le bienvenue. Je cède un peu de terrain sur mes acolytes et je suis obligé de me pousser au cul pour les rejoindre. L'alerte a été sévère, c'est ici que j'ai la confirmation qu'un marathon c'est quand même long, même couru tranquillement.

L'entrée du Bois de Boulogne est marquée par un nouvel arrêt pour saluer Hellaumax, Monstertruck, Taz28 et le Bagnard qui nous a fait l'honneur de revêtir sa tenue de gala. Y a quand même de drôles de zig sur la planète Kikourou !

Le tour dans le bois est un peu long, les jambes sont fatiguées même si la tête a le dessus mais j'ai tout de même hâte d'en finir. Nous avons rattrapé un nouveau drapeau 4h30 qui semble bien en avance sur ceux que nous avons doublés tout à l'heure. A moins que ce ne soit nous qui ayons largement ralentis (la puce le confirmera plus tard).

Jilles propose de mettre le turbo pour les 4 derniers kils mais Astro décline sentant une crampe monter, je plussoies intérieurement car je n'ai pas très envie de me forcer plus que cela. Les derniers km s'égrènent ainsi tranquillement, je sens moi-même une petite raideur monter dans le mollet alors que nous franchissons l'arche des 41 km. Puis viens la Porte Dauphine que je reconnais comme étant la marque d'une arrivée imminente. Une certaine émotion me gagne.

Km 42. C'est bras dessus, bras dessous que nous passons devant les ultimes photographes avant de franchir la ligne.

Km 42,2. A aucun moment je n'ai eu l'impression d'accomplir un quelconque exploit mais je suis quand très fiers du bout de chemin parcouru.

Puis les formalités s'enchaînent : récupération de nos puces par une kikoureuse non identifiée, remise de la médaille, du poncho, ravito... mais je suis déjà ailleurs. A chaque course riche en émotions je trouve que passer la ligne d'arrivé est comme une petite mort et j'ai du mal à faire le deuil de ma course. Le plus beau est passé, la suite importe peu.

Je passe quand même saluer Manu puis prend congés rapidement et m'en retourne vers mon RER.

 

Bilan : nous avons passé la ligne d'arrivé 4h40 après le coup de starter, 4h22 après avoir franchi la ligne de départ et après avoir doublé plus de 10 000 personnes, ce qui donne 4h14 de course si l'on retire les 8 mn d'arrêt consécutives à la chute de Manu. Un chrono finalement honnête pour un premier marathon mais bien loin de mes prétentions initiales. Après examen de mes temps de passage et un peu d'introspection je pense que j'aurais pu terminer aux alentours de 3h50/4h si j'avais couru de façon classique mais l'expérience aurait été sans aucun doute moins riche que celle-ci. Et avec des si on mettrait Paris en bouteille alors qu'en ce jour Paris était bien sous mes pieds et je le dois bien l'avouer, Paris est magique.

Côté organisation : j'étais a priori sceptique sur la méthode ultra mercantile d'ASO mais je dois reconnaître à leur crédit que l'organisation était parfaite de A à Z. Un grand coup de chapeau à tous les bénévoles efficaces et chaleureux, aux nombreux musiciens qui animent le parcours et au public étonnamment chaleureux pour des parisiens (c'est pas possible que ce soit les mêmes qu'on croise dans le métro). Cette course m'a bluffée et vaux vraiment le voyage.

Conclusion : j'ai vraiment atteint mon objectif en prenant vraiment beaucoup de plaisir en cette belle journée. Maintenant que je sais ce qu'est un marathon, il faudra que j'en refasse un sérieusement histoire de voir ce que je vaux sur cette distance, mais il est surtout urgent que je fasse d'autres courses aussi belles. Ce sera mon programme pour la fin de l'année.

 

Bonus : la vidéo.
Merci à Jilles, Astrophytum, Hellaumax et moi-même pour les photos.

 


MDP 2009
envoyé par bf62

13 commentaires

Commentaire de Eric Kb posté le 12-04-2009 à 00:32:00

Merci pour ton CR de cette "autre" course et bravo d'avoir repris le rythme après l'incident de l'échassier.
Eric

Commentaire de chrystellem posté le 12-04-2009 à 01:00:00

Bravo ,
Sympa d'avoir ralenti le temps de courir quelques mètres avec loic et moi .

Au plaisir de se recroiser sur une autre course .

Chrystellem

Commentaire de Astro(phytum) posté le 12-04-2009 à 01:22:00


François , tu as été plus rapide que moi pour le CR.

Cette semaine, pas eu beaucoup le temps, vu que j'étais en déplacement professionnel dans ta région. Et je pars demain pour le vercors en récup .

Bon maintenant va falloir que je sois original ,heu!!! à moins qu'un copier/coller du tien ???? NON .

Bon, ce fut un beau marathon de rencontres malgré notre objectif avorté ,amener manu sur la ligne d'arrivée aurait été bien plus satisfaisant.

Merci à toi et à jilles d'avoir partagé cette course.

Commentaire de jilles posté le 12-04-2009 à 03:03:00

Super ton recit j'ai vaicu en leger différé ces heures de bonheur partager avec toi.
Apres la chute de Manu ,nous avons courus en harmonie en pensant a notre échassier.
super souvenir d'avoir fait ta connaissance dans l'action,sincères amitiés sportives.
Jilles

Commentaire de catherine82 posté le 12-04-2009 à 11:10:00

Bravo pour ton premier marathon. Ton CR est très agréable à lire et je me suis reconnue quand tu dis que franchir la ligne d'arrivée est comme une petite mort. bises

Commentaire de hellaumax posté le 12-04-2009 à 13:01:00

Il est excellent ce récit, François. Tu as un vrai talent pour restituer tes émotions et le déroulement de cette journée extraordinaire. je suis ravi de t'avoir croisé et j'espère vraiment que cela se reproduira bientôt

Commentaire de taz28 posté le 12-04-2009 à 13:13:00

Très beau récit François !!!

Nous avons été heureux de pouvoir t'encourager sur ce parcours, vous étiez une belle équipe soudée et vous paraissiez frais comme des gardons au 37e km :-))

Bravo à toi, récupère bien...

Taz

Commentaire de mysterjoe posté le 12-04-2009 à 16:25:00

un marathon c'est toujours une aventure quelque soit la façon de le courir, bravo et merci pour ton récit plein de rebondissements, bonne récuperation

Commentaire de Le Lutin d'Ecouves posté le 12-04-2009 à 18:40:00

Harassant ce marathon ! (Arf !) Bravo pour cette épopée détaillée.

Commentaire de JLW posté le 12-04-2009 à 19:08:00

"Un troupeau de 32 000 têtes de bétail entassées derrière la ligne de départ. Monté sur ces échasses, Manu semble en être le gardien."

Tout ou presque est résumé dans cette très belle phrase, belle comme tout le reste de ton récit d'ailleurs.

En plus de bien courir tu as de beaux talents de narrateurs et on attend avec impatience tes prochaines découvertes.

Merci d'avoir soutenu Manu.

Commentaire de le Styx posté le 13-04-2009 à 21:50:00

Re-salut...

On a eu un bref échange rue de Rivoli alors que l'échassier était encore debout... je n'imaginais pas la suite ! ... si bien racontée d'ailleurs ! Quel 1er marathon original ! T'as l'air d'en avoir sous la semelle vue la remontée fantastique effectuée jusqu'à l'avenue Foch... facile ! la prochaine fois, je pense que tu peux même jouer le rôle d'échasses à toi tout seul et porter le berger, ca sera moins risqué pour lui !!!

Au plaisir !

Commentaire de hagendaz posté le 14-04-2009 à 01:22:00

c'est un peu plus passionnant que le mien ton récit.merci pour cet histoire de marathonien.
tu as raison Paris est magique

Commentaire de Tamiou posté le 14-04-2009 à 13:18:00

Bravo François, belle course et beau CR.

Tu as la bise de la Kikoureuse non identifiée qui t'a repris la puce, Kikoureuse par alliance.

A+

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