Récit de la course : Ultra Trail du Mont Blanc 2010, par lauca

L'auteur : lauca

La course : Ultra Trail du Mont Blanc

Date : 27/8/2010

Lieu : Chamonix Mont Blanc (Haute-Savoie)

Affichage : 480 vues

Distance : 166km

Objectif : Pas d'objectif

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On part, on part pas et finalement je m'en vais pour une longue balade

On part, on part pas et finalement je m'en vais pour une longue balade autour du Mont Blanc 

 

            En décembre dernier, je m'inscris via le site de l'UTMB pour y aller mais le tirage au sort ne me favorisera pas et je ne pourrai y participer pour l'édition 2010.  Déçu, bien sûr mais cela reste qu'une course et je ne veux vraiment pas me prendre la tête alors je m'inscris sur une autre qui a lieu ce même week-end et qui se déroule aussi dans le massif du Mont blanc, au départ de Chamonix. Le Tracé des Ducs de Savoie ou T.D.S : 111 kms et 7000 D+, rien que ça.

            Pour me préparer au mieux, je planifie quelques courses tout au long de l'année, en commençant par la course aux étoiles, au Vigan en Mars ( 65 kms et 2500D+ ), le Ventoux en Mars également ( 45 kms et 2400 D+ ), la 6666 fin Avril ( 118 kms et 7000 D+ et deux trails de montagne, celui des Tres Estelles et de la Carança en Juin et Juillet ( une vingtaine de kms chacun et entre 1500 et 2000 D+ ) et pour finir le traditionnel trail du Caroux, avec 30 kms et 2200 D+, que je fais avec Christophe et Luc.  A cela s'ajoute un plan d'entraînement conjuguant course VMA, au seuil, en montagne, sorties VTT et musculation pour le renforcement musculaire, ainsi que deux grosses sorties sur trois jours en montagne et 120 à 140 kms pour 5000m D+, sur trois jours.

En fait, je me prépare au mieux car je garde un très mauvais souvenir des derniers kms de la 6666 ou très très fatigué, mal soigné pour une p'tite blessure au pied, je n'ai pu apprécier les derniers raidillons donc l'ensemble de la course mais bon, cela fait aussi partie des impondérables du trail.

Le départ de la TDS est à minuit le 27 Août 2010 de Courmayeur, en Italie. Le parcours devra m'amener à Chamonix.

            Nous partons de la maison le vendredi matin à 6h00 (avec ma femme et ma fille ) et nous devons récupérer Clémence, la copine à Juju à Orange.

Nous arrivons à Chamonix en début d'aprèm et Cathy s'en va chercher un camping avec les filles pendant que je récupère mon dossard, flâne au milieu des stands à Chamonix. Après -midi cool et reposante. Nous assistons au départ de l'UTMB ( 166 kms et 9500 D+ ) c'est énorme est très émouvant de voir ces 2300 coureurs partir pour la plupart pendant plus de 40 heures de courses. Bravo à tous. Malheureusement, la course sera arrêtée quelques heures plus tard à cause du mauvais temps.  N'oublions pas que l'objectif de la majorité est de finir, arriver à terminer dans les temps cette épreuve qui est dure, très dure et qui demande des semaines et des mois d'entraînement pour être sur la ligne de départ.                                                                                                                                                                  

De mon côté, la pression commence à monter, j'ai du mal à me poser, je suis impatient. Dehors il pleut beaucoup et la nuit s'annonce très froide et humide. Nous allons manger dans une pizzeria avec Cathy, Justine et Clémence. En fait, j'ai un peu de mal à rester assis, je commence à m'agiter car je réalise maintenant que ce sera difficile. A 20h30, je m'avance vers les bus qui doivent nous amener à Courmayeur, en passant par le tunnel du Mont blanc. Installé dans le bus, je constate ou plutôt nous constatons que le départ se fait attendre et nous voilà à 21h00, 21h15, 21h30 et les bus sont toujours en stationnement. Les nouvelles ne sont pas bonnes et je vois de l'inquiétude dans le regard de ma femme qui attend le départ du bus. On nous annonce tout d'abord l'arrêt, puis l'annulation de l'UTMB 2010 à cause d'une météo capricieuse et rendant le terrain trop dangereux et un départ retardé de 3 à 4 heures pour la TDS. Il pleut de nouveau des trombes d'eau et nous nous dirigeons tous ( plus d'un millier de coureurs ) vers le centre sportif et je demande à Cathy de rentrer tranquillement au camping avec les filles. On nous distribue des couvertures et je m'installe sur un lit de camp pour essayer de trouver le sommeil mais en vain. Je tourne et retourne, ouvre et ferme les yeux, c'est un moment fort désagréable car nous ne savons pas ce qui va arriver, partirons-nous ? Cette question tout le monde se la pose. Vers 1h30 du matin, un organisateur nous annonce que la course est définitivement annulée. A ce moment là, je suis franchement déçu, toutes ces séances d'entraînement, ces kms de la maison à Chamonix etc mais il est vrai que je suis d'un tempérament prudent. On ne peut se permettre de jouer avec la sécurité, notre sécurité. En arrivant au camping, vers 2h00 du matin, Cathy constate de la déception dans mon regard mais bon il est l'heure d'aller se coucher et nous y verrons plus clair dans quelques heures. Je suis très déçu, voire dépité par cette décision et en plus j'ai beaucoup de mal à trouver le sommeil car les gouttes de pluie ne s'arrêteront pas de taper sur la toile de tente toute la nuit.

A 8h15 du matin, nous entendons crier dans le camping,

- " UTMB, TDS, course de repli au départ de Courmayeur à 10h00 Samedi !!! "  Je regarde en même temps mon portable et ce message a été envoyé à 2h30 mais je devais somnoler à ce moment là.

Cathy est également réveillée et 5 minutes plus tard je me retrouve devant la tente, habillé et en tenue de course, avec le Camelbak sur le dos. "Peut-être à tout à l'heure si toutes les places sont prises, car elle est limitée à 1200 partants". Il est 8h20 et je cours vers Chamonix à 13, 14, 15 et peut-être à 16 km/h car je veux arriver à prendre un bus pour Courmayeur. Mes préparations habituelles d'avant course sont franchement remises en question et je n'ai qu'une idée en tête, celle d'arriver à passer sous le tunnel du Mont blanc en bus. Quelques minutes plus tard je constate que c'est bon et me retrouve au fond d'un bus sans rien trop comprendre, je suis là sans connaître réellement le parcours, les différents passages et ses difficultés etc... j'en oublie ma seconde lampe frontale et envoi un SMS à Justine pour qu'elle me l'amène dans la journée lors d'un ravitaillement. Il y a encore 20 mn j'étais au fond de mon duvet et je constate que je suis très motivé pour y participer. Vers 9h15, j'arrive sur Courmayeur, en Italie et l'ambiance d'avant course commence à être présente dans le regard, les échanges entres les participants. Il y a plus d'une quarantaine de nationalités différentes sur la ligne de départ. A cet instant, je réalise que je suis dans le massif du Mont Blanc avec son point culminant mais surtout d'autres sites majestueux comme les Grandes Jorasses et le cirque de Frébouze, l'Aiguille Peuterey ou encore les Drus et bien d'autres encore. Pendant quelques minutes je contemple avec émerveillement ce lieu et les montagnes qui culminent tout autour. C'est tout simplement magnifique et grandiose et il est vrai que je me sens tout petit. Cela ne m'étonne pas que l'organisation est annulée la course dans la nuit car on n'est vraiment tout petit face à cet élément naturel démesuré.

Revenons-en à ce Samedi 28 Août. Je me retrouve dans une salle de sport et le départ sera donné dans un peu moins d'1/4 d'heure. J'essai de trouver un plan et un profil de la course pour avoir une idée de ce que je vais devoir faire pendant quelques heures.  Je croise quelques coureurs comme D. Sherpa, J. Chorier, V. Delabarre ... on encore A. Guillon (notre champion local) a qui je serre la main en lui souhaitant une bonne course.

Le départ est donné à 10h17 avec un petit 1/4 d'heure de retard  mais à vrai dire cela m'est complètement égal. Nous traversons une bonne partie de Courmayeur et le public (Italien pour la grande majorité) est bien présent pour les premiers encouragements de ce long parcours. Il fait beau, le soleil est là alors que demander de plus. D'après les dires de certains, connaissant bien le parcours une bonne montée s'annonce jusqu'au refuge Bertone, 820 D+ en moins de 5 kms. Le rythme est relativement tranquille dans l'ensemble mais de mon côté, ce n'est pas la grande forme pour je ne sais quelle raison. Je monte à une allure régulière, en essayant de m'accrocher au maximum. C'est dur et pourtant je ne suis parti que depuis un peu plus de 2 heures.

 

J'arrive au refuge Bonatti en 2h18 ( 641ème ), après avoir fait 1300 m D+. Je me restaure correctement, soupe et quelques friandises et me voilà reparti. Il ne fait pas très chaud. En arrivant à Arnuva, 1h00 plus tard il est annoncé qu'il fait très froid dans la partie suivante, celle du Grand Col Ferret et sa belle montée. Je me change avant de repartir mais je serais tout de même surpris par ce froid glacial, ce brouillard et cette pluie qui rend le terrain de plus en plus difficile. Le moral en prend un coup et bien qu'ayant parcouru seulement un peu plus de 22 kms et 2200m D+, je commence à imaginer un abandon éventuel. En fait, j'ai très froid et je constate le contre coup des deux derniers jours sans trop avoir dormi ou encore m'être préparé correctement pour ce second départ. Je me motive au maximum, me réchauffe comme je peux et j'arrive enfin au Grand Col Ferret ( 789ème ) à plus de 2500 m d'altitude, pour basculer vers une descente de plus de 10 kms et 1000m D-. Le départ est difficile ou plutôt délicat, très délicat car il y a beaucoup de boue, le sol est glissant et les appuies sont difficiles. Après quelques minutes, je constate que je me régale progressivement sur ce terrain. Mes bâtons m'aident beaucoup à garder l'équilibre dans les descentes et d'ailleurs merci à mes p'tits Leki. Avant d'arriver à la Fouly, en discutant justement avec un coureur sur le plaisir que j'ai eu  à dévaler ces pentes de boue, je perds tout simplement le contrôle et me vautre par terre dans la boue. Dans la chute, ma tête frappe violemment le sol et le côté gauche de mon corps est tout simplement maquillé par quelques centimètres de boue. Plus de peur que de mal. Après cette belle chute, je me dirige vers une rivière pour faire "un brin de toilette". Je suis de suite accompagné par des bénévoles qui me demandent si tout va bien et si j'ai besoin d'aide. Merci à vous nos amis Suisse !!!

Le ravito sera le bienvenu et après m'être restauré correctement, me voilà reparti pour la prochaine étape, celle jusqu'à Champex avec un peu plus de 600m D+  en moins de 5 kms et surtout je devrais retrouver ma p'tite famille. Nous évoluons tranquillement dans un bois, très agréable et je ne peux m'empêcher de regarder sur les bas côtés les différents champignons, présents dans cette forêt magnifique. Pas de cèpes en vue mais ce n'est pas grave. En arrivant à Champex, je distingue une silhouette que je connais car c'est tout simplement ma fille qui attend mon arrivée. 8h24 de course et 767ème. Je suis au 50ème kms environ et je me sens très bien, surtout lorsqu'on retrouve sa famille, son assistance, c'est superrrrrrrrrrrr. Je ferais un long arrêt à ce ravito sans m'en rendre vraiment compte,. A vrai dire, je ne me voyais pas repartir de suite pour deux raisons, la 1ère étant qu'il me fallait bien me ravitailler, me changer les vêtements de haut en bas car ils étaient tout simplement trempés. La seconde dans la mesure où mon assistance avait fait quelques heures de bus pour venir me voir à Champex, qui se trouve en Suisse, je ne me voyais pas repartir rapidement. Je me ravitaille et prépare également une bonne assiette de bonne chose pour ma p'tite famille, tarte aux myrtilles entre autre. C'est fort agréable de voir les siens mais au bout d'un moment, en regardant ma montre, je constate que cela fait plus de 50 mn que je suis ici, déjà ! Je me motive brusquement pour repartir pour le prochain ravito qui se trouve à Trient , dans 16 kms. Je dois d'abord avaler une bonne montée (700m D+) pour arriver à Bovine. Avant de repartir, j'apprends qu'il fait très froid en haut, un petit 0° avec du vent. La fatigue aidant et la nuit tombant peu à peu, cela s'annonce difficile, ardu jusqu'à la fin de la course. Un bon "au revoir" et encore des remerciements pour le déplacement jusqu'en Suisse, me voilà reparti en trottinant le long du lac de Champex jusqu'à la première bonne montée, 4 kms plus loin. J'ai un bon rythme mais je veux en garder pour la dernière partie car il reste 3 bonnes bosses qui ont entre 700 et 950m D+, donc prudence et surtout patience. Il est vrai que je me sens très bien mais il ne faut surtout pas s'emporter au risque de le payer plus tard. Patience Laurent. Beaucoup de coureurs me parlent de la montée de la Bovine et de celle de la Tête aux vents, pour la première c'est un régal. J'ai tout simplement l'impression d'être dans le Caroux avec ces longues et hautes marches, ouahhhh fantastique. Il faut effectivement lever les jambes de plus de 50 à 60 cms mais cela ne me dérange pas, bien au contraire. J'évolue d'une manière régulière jusqu'au ravito de Bovine et mets environ 3h00 pour y arriver. Je ne m'y arrête même pas et poursuit mon chemin. Il ne fait pas très chaud et je languis de basculer sur l'autre versant car d'après les dires de beaucoup, nous serons à l'abri du vent et donc du froid. J'ai de nouveau froid aux mains et j'accélère le pas pour trouver d'autres sensations et surtout penser à autre chose mais en vain. La descente arrive et je passe le Col de la Forclaz. En route, je fais la connaissance d'un ancien gardien de refuge du coin. Nous discutons pas mal de la montagne, de courses etc... C'est fort agréable. Je constate que la luminosité de ma lampe se réduit, merde il me faut encore tenir au moins 7 à 8 heures dans la nuit. Il y a deux heures de ça, j'ai du changer de frontale car plus de piles, erreur à ne pas faire. Effectivement après la 6666, je ne les avais pas changées et donc elles étaient OUT. Pour la seconde lampe, je ne sais pas trop où elle en est. Par conséquent, opération économie et je profite de l'éclairage du collègue qui est juste derrière moi. J'évolue par conséquent très prudemment et nous nous faisons doubler par pas mal de coureurs. Tant pis, rien ne vaut un bon échange avec un passionné de montagne. J'en profite pour avoir quelques renseignements sur le reste de la course. Nous arrivons à Trient et nous partons chacun de notre côté, il a en effet une petite assistance sous l'autre tente.

12h42 de course et 818ème, 61 kms au GPS. Arrêt d'une vingtaine de minutes, le temps de prendre une bonne soupe aux vermicelles, hé oui il fait toujours relativement froid et cela risque de durer toute la nuit. Je constate qu'il y a beaucoup de coureurs très fatigués qui abandonnent et attendent de repartir sur Chamonix avec les navettes. C'est à ce moment de la course que j'ai constaté que beaucoup n'iraient pas plus loin et que personnellement, je me sentais bien, voir même de mieux en mieux. D'ailleurs, la suite de la course, à savoir les 8h00 à venir me le démontrera. Belle montée à venir mais elle est tout de même progressive, avec des lacets en sous bois. Super !!! Je serai à l'abri du vent. A ce moment là de la course, je me découvre une énergie débordante et je double beaucoup de coureurs, une centaine me semble t-il jusqu'à Valloorcine. Je double mais j'encourage également ceux qui sont dans le creux de la vague. Laurent ne t'emballe pas pour autant. Non, en fait je suis très bien et j'ai vraiment la forme. Je trouve un super dosage, tant en montée qu'en descente. La montée des Tseppes se fera convenablement et pour la descente de Catogne c'est un régal. Le sol reste très glissant, un peu de boue quand même mais cela ne m'empêche pas de courir mais attention aux racines. Je constate même que je suis un peu gêné de doubler  un bon nombre de coureurs. L'arrivée à Vallorcine sera vécue comme une étape nécessaire à la suite à donner. L'arrêt au ravitaillement se fera très bref, une dizaine de minutes et me voilà reparti pour la dernière grosse bosse, celle de la Tête aux Vents.

A Vallorcine, j'y arrive en 15h30 d'effort et je me place à la 723ème place. Il est 2h00 du matin lorsque je repars du ravitaillement et je me sens en grande forme  mais une belle montée m'attend, à savoir plus de 850m D+ pour arrivée tout là-haut. Je distingue les frontales au loin et je suis contraint de lever la tête, cela donne un aperçu de ce qui m'attend. Dur dur après plus de 70 kms. je suis surpris et surtout content du rythme que j'ai lors de cette belle montée. Là encore, je me vois obligé de m'excuser auprès des coureurs en disant :

-" Droite, merci beaucoup ou Gauche, merci beaucoup etc..."

Je serai effectivement contraint à multiplier ce type de messages mais ce ne sera pas le moment de la course que je préfère car d'une part je ne suis vraiment pas habituer à doubler plus de 200 coureurs lors d'une épreuve de ce type et d'autre part, mon objectif principal étant d'arriver bien physiquement et psychologiquement.. Je pense y être arrivé.

J'arrive à la Tête aux Vents après plus de 18h00 de course et je commence à distinguer la lueur du jour mais il faudra encore un peu attendre. Patience Laurent, il reste encore une belle descente de plus de 550m D-.

A la Flégère, je ne m'y arrêterai pas, tout en saluant l'assemblée qui nous accueille pour cette épreuve. Je rentre dans la tente et j'en ressort aussitôt.

- " Vous ne voulez rien boire ? Non merci, tout va bien. "

La descente sur Chamonix se fera sur plus de 6,5 kms. Je constate que plus j'avance et plus j'ai la forme et avec du recul, je regrette quelque peu que la course ne soit pas plus longue car je prends énormément de plaisir, en montée comme en descente. Je gagne encore quelques places pour arriver à Chamonix à 6h28, après 20h11 de course. En un peu moins de 18 kms et 940m D+ - 1200m D-, je gagnerai encore une centaine de places pour arriver à la 623ème à Chamonix. 

A 300 m de l'arrivée, je vois ma Juju à moi qui m'encourage pour ces derniers mètres et à cet instant de la course, je réalise que je suis arrivé à Chamonix et c'est super. Cathy et Clémence sont également là pour me féliciter et m'accueillir pour ces derniers instants de la course.

 

            En terme de bilan, j'ai envie de dire que je ne suis pas partie dans les meilleures conditions mais il est vrai que je me suis bien adapté aux aléas de la course. Avec du recul, je pense que j'aurais préféré faire la TDS car plus sauvage et certainement plus technique mais là encore, l'ambiance, le parcours ou encore l'évolution de la course m'a vite fait oublier que je devais faire la TDS plutôt qu'une partie de la course de l'UTMB. Je sais maintenant ce qui risque de m'attendre au mois d'Août 2011 car effectivement je pense m'inscrire sur la grande boucle qui est de 166 kms et 9500m D+, soit 70 kms de plus que ce que j'ai réalisé ce week-end. Côté organisation, rien à dire si ce n'est que j'ai trouvé que les bénévoles étaient fantastiques tout au long du parcours, que ce soit en Italie, en Suisse ou encore en France. Bravo à vous et merci pour cet accueil;

Après un p'tit temps de repos nous voilà reparti sur l'Hérault après une halte à Orange pour déposer Clémence à son domicile.

Côté physique, la récupération s'est très bien passée et je dois dire que la fin de saison arrive à son terme. Je suis en effet très content d'avoir participé à cet ultra et qu'il est difficile de décrire ou encore d'exprimer ce que l'on peut vivre "intérieurement" sur de tels parcours.  Il me reste maintenant environ deux mois pour finir de préparer la course des Templiers à Millau, avec une course en préparation fin septembre, le trail de la Collègiale à Montreal, dans l'Aude.

 

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