Récit de la course : Courmayeur - Champex - Chamonix 2011, par Franck30

L'auteur : Franck30

La course : Courmayeur - Champex - Chamonix

Date : 26/8/2011

Lieu : Courmayeur (Italie)

Affichage : 475 vues

Distance : 98km

Objectif : Pas d'objectif

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CCC 2011 -recit par Fx Team D+

 

La CCC : l'impossible qui devient réalité...

 

La course de l'année démarre demain à 10h, de Courmayeur...

 

Magali et moi arrivons à Chamonix la veille, vers les 16h. Beaucoup de monde dans la ville. C'est ici le « sommet mondial de la course nature »... Nous nous dirigeons progressivement vers le haut de la ville, afin de retirer le sésame « 6130 », et récupérer le package. Toutes les nationalités sont là, tout le monde se ressemble : pas de surpoids, pas de coureur qui viennent pour voir. Nous ne sommes pas dans une p'tite course du dimanche : ils sont tous affutés ici !

Patrice, Mathieu et Franck sont déjà sur place.

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Après 30 min d'un p'tit labyrinthe dans la grande salle de Chamonix, me voilà enfin avec le dossard de la plus grande aventure que j'ai jamais réalisé : 98 km et 5800m de dénivelé positif.

Je rejoins ma tribu à la sortie, et l'ambiance est comme d'habitude excellente. Nous sommes tous très heureux d'être là, et l'idée de penser au lendemain nous rend encore plus joyeux : demain, on va souffrir comme jamais, on va essayer d'en apprendre un peu plus sur nous même, en dépassant chacun nos limites... beau programme...

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Arrivée à l'hôtel St Antoine aux Houches en fin d'aprem. Quelques achats pour préparer nos futurs p'tits sandwiches au Super « Houche » du coin, on fait (ou refait pour certains) les sacs (aura-t-on pris assez de gels et de barres énergétiques ?), préparation des p'tis dej du lendemain, etc...

 

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Le soir, repas de pates au restaurant de l'hôtel. Il y a un gros débat sur l'heure de départ du vendredi matin pour Courmayeur, y aura-t-il du monde sur le tunnel du Mont Blanc (10 voitures/h selon l'aubergiste, et strictement aucun bouchon selon son mari....pas facile à s'y retrouver dans cette famille !). Bon, allez, on tranche, on partira à 6h45 de Chamonix pour un départ de course à 10h de Courmayeur : il y a de la marge, et effectivement, nous avions prévu très très large sur ce coup....

Une petite nuit passée....

 

Vendredi 26 aout, 6h : réveil : c'est le grand jour !

 

Nous arrivons à Courmayeur (1200m) vers 7h45, ca nous laisse le temps de prendre nos marques, et quelques boissons d'attentes, bananes au café « cientro » et d'incalculables pauses pipi (Sherpa compris ! Ils n'auraient pas un peu le stress nos sherpas ?).

 

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On est tous prêt, pas d'inquiétude, juste l'ambiance course qui se fait de plus en plus ressentir au fil des minutes.  Aucun oubli de notre part si ce n'est la batterie photo du sherpa Patrice.

Tout va bien, même si les premières prévisions météo ne semblent pas des plus favorables.

Nos sherpas Mag et Patrice sont à nos cotés, prennent des photos, des films de nous trois, histoire d'avoir des souvenirs d'avant course, et de se rappeler nos têtes d'avant course.

 

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Quelques blagues pourries plus tard, nous nous dirigeons enfin sur la ligne de départ, dans le sas des dossards 6xxx.

10h : brief d'avance course : le speaker nous annonce : « attention, météo difficile, orage forts avec coups de vent, grêle possible  à partir 17 h jusqu'à minuit. Neige prévue au dessus de 2000m... » Le parcours est donc modifié, nous ne ferons pas le premier col Tête de la tronche, et le total sera « que » 93km et 5100m de dénivelé.

Nous voilà rassuré, et à cet instant, pour moi, le brief de l'organisation n'a plus grand importante, on est sur la ligne de départ, et on veut simplement partir, quelque soit les conditions... Comme le veut la coutume, la musique de Vangelis « Across the mountain » démarre....émotion...c'est maintenant....

 

« Dieci-nove-otto-sette-sei-cinque-quattro-tre-due-UN » : Bang, C'EST PARTI !

On démarre par un petit tour de ville, avec beaucoup de monde partout qui nous encourage en français ou italien et un brouhaha impressionnant... Là c'est le délire. Les Italiens sont à bloc, les ''bravi'' fusent à gogo, il y a des orchestres, des danseurs habillés en polichinelles,

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des policiers sur des scooters à gyrophare, d'énormes cloches retentissent en permanence... Bref la totale jusqu'à la sortie de la ville. On a l'impression d'être des veaux à la foire de Paris ! On aperçoit furtivement Mag et Patoch, je tape dans la main de Mag et voilà, là, c'est vraiment parti. Selon nos prévisions, nous devrions les revoir à La Fouly, soit km 32, et environ 7h de course plus tard...

A peine sortie de la ville, ca monte fort : ascension jusqu'au refuge Bertone. Il s'agit d'un monotrace, et le peloton est très serré, toute le monde grimpe sans faire trop de bruit, on sent que la course est longue, et que les concurrent le savent... Pas ou peu de jeunes fougueux qui essayent de doubler, c'est révélateur de ce qui nous attend...La raison l'a emporté même pour les plus téméraires...

Les bruits d'hélico nous assourdissent parfois, mais c'est bon pour le moral, on vit un grand évènement J. On monte, et on est heureux.

 

Bertone, Km 5 - 1h08 de course - 1990m d'altitude : petit ravitaillement liquide, on ne s'éternise pas trop, un beau sentier nous attend pour aller à Arnuva. On traverse des rivières, le soleil est au rendez vous, ce passage est superbe.

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Refuge Bonati, km 12 - 2h17 - 2010m d'altitude - Une p'tite soupe, du coca, et un peu de chocolat pour le moral. On repart après une dizaine de minute de pause pour la suite de l'aventure.

 

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Ravitaillement festif à Arnuva : 3h10 de course - très grosse ambiance en arrivant, les encouragements fusent dans tous les sens. Le moral est au top ! On a l'illusion d'être déjà des hérosJ. C'est une superbe journée qui s'annonce.

On démarre l'ascension d'une grosse partie de l'épreuve, le grand col ferret. On est tous en file indienne sur un long chemin interminable... Je décroche un peu mes camarades, et m'impose un rythme un peu soutenu pour cette première grande montée. Tout va bien, le paysage est grandiose, c'est le début d'une longue aventure.

 

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4h31 de course : arrivée au sommet du Grand Col Ferret, km 22 : j'attends un peu mes camarades, et me ravitaille avec mes p'tis sandwiches jambon fromage que je trouve excellent. J 

C'est parti pour grande et longue descente jusqu'à La Fouly, où nous retrouverons afin nos sherpa J

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La Suisse : grandiose ! Quel bonheur de pouvoir courir après cette montée. Je double beaucoup de coureurs, comme si l'arrivée était juste en bas....Je me pose pas de question, je cours, sans penser à ce qui nous attend plus tard : être naïf peut etre un atout dans ce sport, mais attention à ne pas le rester...

 

La Fouly : km 32 - 6h20 de course : très gros ravitaillement, nos sherpas sont là, tout frais, et nous arrivons avec Mathieu en forme, content de la première partie effectuée. Changement de tee-shirt, quelques photos et Franck arrive : la team est à nouveau au complet, tout roule.

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30 min de pause environ, photos, soupe, on discute avec nos sherpas qui nous trouve en forme, et nous voilà reparti pour enchainer une belle descente dans une verdure éclatante.

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Praz de fort : km 40 - c'est la fin d'après-midi, on traverse ce magnifique village suisse au milieu de la vallée : tout est beau. Les chalets sont splendides, les potagers abondant, l'herbe coupée au ciseau, et les enfants sont au pied des chalets pour nous ravitailler et nous encourager.

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On profite de ce moment, car la suite de l'aventure risque de ne pas être pareille. Mes p'tits camarades ne veulent plus courir, et semblent un peu entamé pour la suite...je commence à douter sur le fait qu'on poursuive la course ensemble, car mes jambes semblent en forme pour courir, et la route est encore très longue... Je reste avec eux, en espérant qu'ils retrouvent vite la forme.

La prochaine étape est à Champex, mais il faut monter 400m pour y arriver, et c'est très raide. Le moral chute très vite, nous n'avons pas fait la moitié de la course, et je sens qu'il ne me reste pas énormément d'énergie. Je pense à la nuit qui va tomber dans 1h30, et qui doit durer 9h. A cet instant, je suis seul, et j'ai le moral dans les chaussettes. Je me dit que ce challenge est fou, comment allons nous gérer la suite ?

 

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Champex : km 46 - 9h de course : la pause repas, enfin ! Tout nos supporter sont là : Mag, Aline et sa famille, et Patoch, en supporter expérimenté. J'apprendrai après qu'ils se sont mis à douter de nous à cet instant, lorsqu'ils nous ont vu arriver, les visages marqués par l'effort. Allez, on se change intégralement (j'ai dit intégralement J), et rv sous l'immense tente pour faire un repas à base de soupe, pates chaudes, eau gazeuse, et tout ce qui traine sur les tables. Mag fait les aller-retour au buffet (c'est toujours çà d'économisé niveau énergie). On s'habille pour la nuit, nos frontales installées, et il va falloir songer à relancer les machines.

 

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Après 45 min de pause, c'est reparti.

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On abandonne nos gentils sherpas, en se disant qu'on se reverra dans 15km, à Martigny : un dernier au revoir le long du lac, et nous voilà lancé maintenant dans l'aventure de nuit. Le moral est là, on a bien mangé, et je me sens personnellement en forme, à croire que c'est une nouvelle course, avec le plein d'énergie : naïf le Fx.... Le prochain ravito devrait être au km 61, on devrait peut être sentir l'écurie là-bas. On marche beaucoup pour cette reprise, à un rythme soutenu. Nous allumons très vite nos frontales, et l'aventure nocturne prend ici tout son sens. Mathieu se plaint de son genou, et un anti-inflammatoire va vite apaiser cela. Vigilance sous nos pieds, afin d'éviter toute entorse ou chute qui pourrait être fatale. On rentre progressivement dans la forêt, et la forme revient, on trottine, on double du monde, on double beaucoup de monde, on commence à rencontrer des coureurs qui n'avancent plus beaucoup... On a tous les trois retrouvé la patate, et on sait que le prochain ravito est en bas, à 500m d'altitude. C'est magnifique de voir toutes ces lumières dans la foret, et les km défilent. La pluie commence à tomber. Dernière ligne droite avant de retrouver la civilisation, on court comme au premier km, on double tout le monde...On voit au bord du chemin 2 supporters sous un parapluie, qui encouragent à vive voix les participants. On les remercie, et 2 sec après je réalise que c'est Mag et Patoch : Ils sont là, pour nous, c'est génial. Ils courent avec nous les quelques centaines de mètres qui restent pour arriver au ravito de Martigny, il y a une ambiance du tonnerre.

 

Martigny : km 61 - 12h07 de course, il est minuit passé, on est samedi ! On mange, on boit, et on va à la voiture pour se changer une nouvelle fois, car on est trempé.

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Je change ma montre Gps, car les piles sont mortes (je les ai eu J). Une femme de l'organisation m'indique que le prochain ravitaillement n'est que dans 10km, à Trient, mais expérience oblige, je pose la question pertinente : « combien de dénivelé ? » Réponse : « 1000m à monter sur 10 km », c'est 10% de moyenne, donc c'est monstrueux.

On abandonne une nouvelle fois nos sherpas, et nous suivons la route qui nous amène sur les hauteurs du village, à la recherche d'un point d'eau pour remplir nos camelback qui sont tous quasi vide. Des habitants nous attendent devant leur chalet, avec bouteilles d'eau et verres : quelle générosité : il est tard, il pleut, et il fait froid, et les habitants sont là, pour nous encourager : ces moments là sont inoubliable. On fait tous le plein, et nous voilà engagé sur un petit sentier monotrace, droit, mais qui montent très très raide. Les bâtons m'aident à me stabiliser sur un terrain de plus en plus instable. Nous montons à un bon rythme, et Mathieu a pris la tête. Il pleut de plus en plus fort, et les éclairs illuminent la montagne régulièrement. On se sent parfois tout petit face à la nature.

Mathieu a définitivement disparu de mon champ de vision, et je souffre, car l'ascension est très raide, il pleut fort, et je ne vois pas le bout de cette montée. Je commence à avoir froid malgré l'effort fait. Franck (le Patron) est toujours derrière, et semble bien tenir le choc. Je croise par moment des coureurs arrêtés, avachis sur leurs bâtons. Je n'ose pas leur demander si ca va, il n'y a pas plus stupide comme question à cet instant. Je ne lâche pas, je maintiens le rythme malgré une fatigue très importante. J'aperçois sur le bord de la route un chalet, et décide de m'y arrêter pour m'habiller plus chaudement. La Patron m'y rejoint, et nous voilà reparti pour en finir avec cette ascension. On arrive au col de la Forclaz, il fait 5°, il y a un vent impressionnant, une pluie glaciale, et le froid m'oblige à m'abriter sous une tente de l'organisation, afin de mettre mon collant, gant et bonnet. Franck m'y rejoint. Je suis habillé le plus chaudement que je peux, et il reste maintenant 3km de descente pour arriver à Trient...

 

Trient : km 69 - 14h40 de course, Mathieu est arrivé depuis 35 min ! Impressionnant... Est-ce parce que Ester nous a rejoint ici ? Nous ne le serrons jamais L. Encore une bonne soupe, on se réchauffe comme on peut, on fait une pause de 27 min.

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Changement de pile de ma frontale (je les ai eu aussi celles là). Tout le monde a le moral, car, à cet instant, il nous reste 24km... du moins, c'est ce qu'on croit... Après un ravitaillement, nous reprenons notre course le long d'une route, puis ascension d'une longue montée sur une petite route, à rythme soutenu. Seuls nos bâtons font du bruit dans cette nuit noire et pluvieuse, et nous enchainons les mouvements tels des robots mis à rude épreuve. J).

 

Vallorcine : km 82 Vallorcine - 17h06 de course : La pluie commence à s'arrêter. La prochaine fois qu'on reverra nos sherpa, ca sera à l'arrivé à Chamonix ! Ca commence vraiment à sentir la fin. On se réchauffe auprès de parasols chauffants. On s'alimente encore, car ce n'est pas le moment de craquer : il est 4h du matin.

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Argentière : km 88 - 18h47 de course : c'est les derniers km, on traverse la tente de ravitaillement, sans s'arrêter, car on veut tous en finir. On apprend à cet instant qu'il nous reste 8km, mauvaise nouvelle lorsqu'on s'attend à 4 km....On court un km sur la route, et on se dit que Cham est plus bas dans la vallée, ca devrait le faire...c'est une question de quelques dizaines de minutes... Le balisage nous indique un sentier sur la droite, et nous constaterons que ce chemin est interminable, après chaque virage apparait le chemin qui continue encore et encore...Ca monte, ca descend, ca remonte....Ca fait 6km qu'on a dépassé Argentière, et survient au milieu du chemin un bénévole pour nous scanner notre dossard... « Il reste encore 4 km » Agrr, ca devient pénible de se faire raconter des histoires sur le kilométrage... On n'en peut plus de repousser sans cesse l'arrivée. On relance encore une fois. Le soleil se lève progressivement. On est sur le chemin des « balcons », on surplombe Chamonix sous la brume matinale.

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Ca doit être beau quand on est en forme J. On espère toujours voir la fin de ce chemin interminable, et Mathieu présente de sérieux signes de fatigues. Je l'entends pester contrer l'organisation et le balisage, et je dis rien, mais j'acquiesce... un peu plus tard, je dis à Franck que je vais m'avancer, car je ne supporte plus d'être sur ce chemin atroce, où on ne voit jamais le bout. Je me remets péniblement à courir, histoire d'aller vite voir la fin de parcours. Je relance donc encore une fois, dans la douleur, et je fini par voir la fin de ce terrible sentier. Je croise quelqu'un à qui je demande évidement combien il reste, et il m'annonce 1 km J. Ca y est Fx, « tu tiens le bon bout ». Voilà enfin le bitume sous mes pieds, mes jambes s'activent toujours. Je regarde ma Garmin, et une nouvelle fois, j'ai fais beaucoup plus que le kilométrage annoncé. 2 km parcouru, toujours pas de ligne d'arrivée L, mais je suis dans Chamonix, le long de la rivière...C'est la fin, c'est sûr. Je m'arrête un peu avant la foule de fin de parcours, afin de ne pas me faire encourager sans mes deux camarades, et je les attends sagement...

 

Les voilà, ils arrivent, Mathieu est complètement en bouilli, Franck et moi guère mieux ! Ca y est les barrières se resserrent et la ligne d'arrivée se dresse devant nous. On la franchit ensemble, l'émotion est au rendez vous : la délivrance J : 98 km, 5100m d+, et 20h54 de course. Oui, on est des finishers de la CCC !

 

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Je pense à cet instant à la distance incroyable parcourue, j'ai des difficultés à intégrer que depuis le départ hier matin, c'est la même course. C'est une grande satisfaction. Le partage de l'effort physique sur une aussi longue période sera gravé à jamais dans ma mémoire.

 

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Bonjour à tous , voici le film de notre course sous ce lien, 20 min de bonheur : enjoy

 CCC: 2011

http://www.youtube.com/watch?v=czDGEjBOPxU&feature=player_embedded

Franck

http://team.denivplus.over-blog.com/

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