Récit de la course : Courmayeur - Champex - Chamonix 2016, par Bert'

L'auteur : Bert'

La course : Courmayeur - Champex - Chamonix

Date : 26/8/2016

Lieu : Courmayeur (Italie)

Affichage : 1026 vues

Distance : 101km

Objectif : Pas d'objectif

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CCC : un bonne course pour boucler la trilogie !


La CCC : enfin une « petite course » du Mont-Blanc pour se reposer !... Tel était le mot d’ordre depuis le succès à l’UTMB 2013. Mais encore faut-il être tiré au sort ! Des résultats négatifs m’ont amené à refaire une jolie TDS en 2014 avant d’obtenir enfin la possibilité de participer à l’édition 2016. 

Fin Août, la saison est déjà bien remplie après plusieurs défis réussis (planifiés comme imprévus) : Raid 28, Eco-Trail 80 et Grand Raid du Morbihan. Comme tout s’est bien passé et que l’entrainement estival s’est révélé très positif, je débarque à Chamonix zen comme jamais, malgré ses plus de 30 degrés très inhabituels. Même la nuit de course, je m’endors facilement, sans penser ni rêver de l’épreuve !

 

Jour J :

Après un réveil à 6h20 et un bus à 7h15, je retrouve Jerry et son ami Petr à 8h45 sur la ligne de départ, à quelques mètres seulement des premiers ;-) 

9h, c’est parti !... avec la sensation, dans les 200 premiers mètres, que « la victoire est encore possible » (!) Ce n’est évidemment qu’une grosse boutade, car je ne vise qu’un double tour d’horloge ;-)

Avec Jerry nous courons sur le 1er km, jusqu’à ce que la montée devienne trop marquée, et surtout parce qu’avec plus de 1400m de dénivelé d’un coup, ça s’annonce quand même costaud ! Je passe donc en mode Marche Nordique sur un terrain qui reste roulant et facile. Les choses finissent par se corser vers 2000m d’altitude avec l’exposition au soleil et un terrain plus technique.

 

Pas de souci et j’en profite pour observer les coureurs autour de moi dont les profils semblent très variés. Le dernier quart d’heure d’ascension devient plus pénible mais j’arrive à la Tête de la Tronche (2570m) à 11h24, soit avec plus de 30 minutes d’avance sur mon roadbook (RB).

 

Deux verres d’eau et me voilà d’attaque pour la descente vers Bertone. Le sentier est assez facile mais très poussiéreux.

J’alterne marche et course dans un panorama magnifique avec des vues simultanées sur Courmayeur et le Mont-Blanc. Ça fait drôle de voir Bertone en contre-bas alors qu’à l’UTMB, ce refuge apparaît au bout d’une montée raide et interminable.


Le ravito est bien géré avec, entre autres, des éponges bien utiles pour se verser de l’eau sur les bras et jambes. Avec la chaleur, il va falloir rester frais au maximum. C’est reparti, mais je dois faire demi-tour, ayant oublié mes bâtons !!

 

La portion qui suit est longue et plate ce qui incite à augmenter le rythme et courir autant que possible. Un peu de marche en alternance évite de se griller prématurément. D’ailleurs, au détour d’une bergerie, ça monte et, sans ombre, cela devient plus difficile. Un peu comme avant d’atteindre la Tête de la Tronche... Pour tout dire, j’arrive à Bonatti légèrement cuit. 

Il est 13h30 et c’est clairement une heure de pointe. Je récupère dans un coin à l’ombre, le même qu’en 2013, avec une pensée pour l’ami Jacques que j’avais croisé alors !

Comme à chaque ravitaillement : une soupe d’abord ! C’est l’idéal pour combiner hydratation, apport de sel et éléments nutritifs. Puis je vais au bar du refuge pour commander jus de pomme et café : le délice tant attendu est au rendez-vous !! Les nombreux touristes me font cependant perdre quelques minutes.

 


« Allez, c’est reparti, direction Arnuva ! » Cela descend majoritairement sur plus de 5 km avec un objectif d’une heure (qui sera parfaitement atteint) ! Le kikoureur Papakipik m’interpelle et nous parcourons quelques dizaines de mètres ensemble, avant un micro-stop lors d’une traversée de rivière : l’occasion de rafraîchir ma casquette et refroidir mes chaussures (!). L’idée est d’éviter qu’elles ne montent en température et génèrent par la suite des ampoules… 

Dans la descente vers Arnuva, les cuisses répondent bien et je double, avec de gros encouragements juste avant le chapiteau. Il y fait méga chaud et le ravito est blindé de monde ! Une soupe, un morceau de banane, quelques messages, un coup d’éponge rafraîchissante et je prends mon courage à deux mains pour attaquer la Grand Col Ferret, frontière avec la Suisse.

 

750m de dénivelé… ce ne sont que 6 côtes des Gardes ! Allez, on gère, on gère, on gère…. Pour moi, il y a 3 parties : une première assez régulière, puis un « mur » un peu plus pentu et enfin, après un large virage, un final plus facile. 

La chaleur est écrasante mais j’avance à un rythme très correct (550m D+/h). Tout en surveillant le dénivelé, je guette le petit replat qui va plein Est, juste avant de grimper plus verticalement lors d’un virage à gauche. Là, il faut tenir et rester patient… jusqu’au grand virage à droite où ça va mieux. Surtout que le col est alors en vue !

 

Finalement, après 1h20 d’ascension, j’atteint le Grand Col Ferret vers 16h15, soit avec toujours trois quart d’heure d’avance sur le programme. Je profite une dernière fois de la magnifique vallée italienne avant de plonger sur l’autre versant.

 

Je commence par marcher pour récupérer et m’alimenter en même temps. Puis au bout d’un petit quart d’heure, le mode trottinage reprend le dessus. La descente de 10km est piégeuse : il ne faut pas s’emballer trop vite, sous peine de griller les quadriceps. C’est d’ailleurs aussi l’objectif d’une suissesse avec qui je partage le rythme jusqu’à la Peule. Un peu d’eau fraiche et on continue !

 

Nous poursuivons en descente avant de longer la rivière, que l’on finit par traverser peu avant le ravitaillement. J’alterne marche nordique et course, avec un rythme régulièrement croissant. Peu avant la Fouly, j’entends un flatteur « regarde, lui, ça se voit que c’est un bon marcheur ! », ce qui m’encourage bien :-)

Un petit brumisateur juste avant la tente et je pointe à 17h45. Marie m’a vu sur la webcam et commence à se lâcher en jeux de mots sur la Fouly par SMS… La petite pause est d’autant plus sous le signe du sourire que je croise et échange avec Bertrand Cochard, que je n’avais pas vu depuis 6 ans ! Entraîneur fédéral et ancien top 30 à l’UTMB, il fait la course en mode balade, en duo avec sa chérie.

 

Il est 18h et la chaleur commence à décroitre : entre la forêt et le basculement du soleil derrière les cimes, cela va sensiblement mieux. En plus, en arrivant au fond de la vallée, la zone est paisible à souhait. Rien de tel pour se ressourcer. Nous bénéficions de multiples encouragements, tandis que beaucoup de familles suisses prennent l’apéro ou dînent dans leur jardin ouvert. Régulièrement on nous offre des verres d’eau particulièrement bienvenus !

 

A Praz le Fort, j’arrive à la fameuse maison remplies de nains de jardins. L’occasion d’une photo souvenir et d’un nouveau verre rafraichissant. Puis je discute avec un coureur et en profite pour ralentir légèrement le rythme. L’avantage est de s’économiser un peu en évitant d’être tout le temps au taquet. Je le laisse même filer dans la montée, le temps de poser un panneau d’encouragements pour la Mordor Rire(s) Team de l’UTMB (Chris, Fafa & Sab) qui passeront le lendemain. 

 

Quelques jolies sculptures en bois égayent la bonne montée vers Champex. La fin est un peu usante et interminable, d’autant plus qu’un coureur ne cesse de se plaindre juste à côté (!). Enfin, l’accueil à Champex est énorme et le jour permet de bien en profiter ! 

20h24, je pénètre dans une grande tente… surchauffée ! Pire, j’ai l’impression de retrouver les 1000 coureurs devant moi au classement ?!!

 

Des nourritures appétissantes nous attendent mais après quelques coups de fourchette, je me sens subitement mal ! Je perçois un coup de chaud et des nausées commencent à m’envahir. A côté, d’autres semblent plus mal encore. Je reste assis et attend que ça passe. Mais, au bout de quelques minutes, ça empire car de gros frissons me parcourent le corps... 

Aïe, ce début de malaise m’inquiète fortement, redoutant alors l’abandon forcé ! C’est une situation nouvelle et je tente de réfléchir en accéléré : n’ayant rien de chaud pour me couvrir, je décide alors de bouger pour tenter de me ressaisir. Plein d’eau et autres actions, même si j’ai envie de me reposer. Puis je décide de quitter ma place pour me diriger vers une tente où je sais pouvoir m’allonger et me couvrir. En effet, à Champex, quelques matelas et couvertures permettent utilement de souffler.

L’objectif est de rééquilibrer ma température, me sécher et me changer. Après quelques minutes sous une couverture, ça va mieux. Je m’active alors pour me nettoyer les pieds, changer de chaussettes et de tenue. L’arrêt va durer 30 minutes de plus que prévu mais je repars requinqué et content d’avoir trouvé la bonne solution !

 

En sortant, un jeune dénommé Alexandre m’encourage à « tout déchirer » : je rigole et promet de le faire ! Le long du lac, le démarrage est tranquille et j’en profite pour me remémorer d’anciens souvenirs très positifs ici même. Devant la boulangerie de Léon, je songe à sa fameuse « Petite Trotte » (PTL), me demandant si j’oserai en prendre le départ un jour…

 

Le début est tranquille et, bien que je me sente mieux, préfère ne pas courir avant la montée de Bovine qui s’annonce costaude (+800m D+). En marchant vite, je progresse déjà bien. La pente est ensuite toujours raide et longue, mais ne fait pas tant « d’équivalent - côtes des Gardes » que cela ! Je double souvent des coureurs qui s’arrêtent dans les virages. En ce qui me concerne, je me suis promis de ne jamais m’arrêter ! Dans aucune montée ! La leçon de Sab sur la TDS 2014 reste bien ancrée ;-) 

Le sommet se profile enfin avec une pente plus douce. Mais à la bergerie, toujours pas de pointage en vue… « Euh, c’est où la Giète ?! » Encore « loin » en fait…

Finalement, j’y pointe à minuit et une minute ! Pile dans le Roadbook, mais quelques secondes trop tard pour le « bouzin » de Kikourou qui relève les positions de ses coureurs, automatiquement à chaque heure !! En tout cas, mine de rien, nous avons fait les 2/3 du parcours maintenant :-)

 

La descente vers Trient devient technique et non-stop ! Pas le temps de trainer et c’est même souvent difficile de s’hydrater sans perdre un peu son souffle à chaque fois. La bonne nouvelle est que j’avance bien, trottine régulièrement et que les quadriceps ne se plaignent pas trop.

Peu après le col de Forclaz, Trient est désormais visible en contre-bas.  On entend de l’animation qui nous pousse à accélérer.

 

Je pointe à 1h07 (contre 1h au Raodbook !) et un peu de calme ne ferait pas de mal, sauf que la musique de la sono y est toujours un peu fatigante. Le rituel d’alimentation et hydratation est bien rodé, puis je préviens Marie par SMS. Un coureur me demande des indications… et je rajoute par erreur 1000m de D+ à ce qui nous reste ! Les idées ne sont pas bien claires :-)

Avant de lever le camp, j’échange quelques rapides messages avec Raya et Clément qui m’encouragent toujours. Devant l’hôpital de fortune de Trient, je tente de glaner des infos sur l’abandon de Jerry ici même. J’apprends juste qu’il est déjà rentré.

 

Bon, c’est parti maintenant avec la grosse montée vers Catogne. La musique de l’Iphone permet de prendre son mal en patience devant les plus de 800m de dénivelé. Je baille de temps en temps mais reste globalement assez alerte pour dépasser régulièrement des concurrents. Nous sommes assez espacés les uns des autres désormais.

 

Après une heure et demi d’ascension, je passe Catogne, le 4e passage à plus de 2000m d’altitude. Pile à l’heure (3h du mat’), je note que l’arrêt à Trient, légèrement plus long que prévu, aura été bien compensé par une bonne montée. La température est parfaite pour avancer mais sacrément chaude par rapport à la normale. En tout cas le T. Shirt suffit largement et la veste de pluie ne sert finalement que 5 minutes après chaque ravitaillement, au moment où on est juste un peu plus froid.

 

Descente vers Vallorcine : je trottine sur le 1er tiers, jusqu’à la forêt, où le sentier devient plus technique. La fatigue devient plus pesante : je baille ou me sens tout le temps déshydraté. Je profite alors de la pose de mon 2e panneau d’encouragements pour m’arrêter quelques instants. Mais bien vite cela ne suffit pas et 2 autres petites pauses s’avèrent nécessaires. Ce seront les premiers et seuls de mes ascensions / descentes.

En tout cas, mes cogitations se confirment définitivement :

. Montées = consommations d’énergie, mais non traumatisantes pour les jambes

. Descentes = faciles en terme d’efforts, mais difficiles musculairement

 

Vallorcine : 4h30. Le timing d’une heure du RB était clairement trop ambitieux ! J’y fais aussi une pause un peu plus longue car ça sera la dernière avant l’arrivée… dans plusieurs heures ! Le ravitaillement n’est pas trop rempli de monde et assez calme J

Un peu de soupe comme d’habitude et des quartiers d’orange : cela change et j’ai très envie d’un bon jus pour ce petit déjeuner matinal !! Je repars et… après 50m réalise avoir encore oublié mes bâtons !! Grrr, demi-tour… puis, enfin, direction vers le prochain col. Ça monte gentiment et le rythme se maintient, soutenu et régulier.

Comme prévu, il me faut environ trois quart d’heures pour atteindre le Col des Montets.

 

J’appréhende alors un peu la dernière grosse grimpette : près de 700m de D+ sur 4km seulement. Montée tout en régularité, je ne me fie qu’à l’altimètre car cette ascension est trompeuse : on croit souvent arriver alors qu’il en reste toujours un peu. C’est assez raide et technique et il faut gérer sans se poser de question.

Le jour s’est maintenant levé et je peux ranger définitivement la frontale. Heureusement, le soleil est encore caché par les montagnes. Vers 2200m d'latitude, la grimpette se termine mais ce n’est pas fini pour autant ! Il faut traverser un pierrier et pas mal de balcons techniques divers…


Enfin, nous y voilà : Tête aux Vents ! 

Le plan prévoyait 1h50 et… un quart d’heure de moins auront été finalement nécessaires !

Je profite alors un peu mieux du superbe paysage tout en squattant le bon « banc » de 2 coureurs qui repartent. Le temps d’un selfie souvenir, 2 bénévoles rigolent gentiment ;-) Je les invite à me tirer le portrait qui sera beaucoup mieux :-)

 

« Bon, c’est bien tout ça, mais si on envoyait un peu maintenant ? » Et puis j’ai deux idées en tête : ne pas passer le seuil des 25h et finir dans les 1000 premiers !... J’accélère donc progressivement et passe bientôt en mode running.

Pourtant le soleil a fait son apparition et, en un instant, la fournaise tombe malgré les 8h du matin. Pas de temps à perdre à sortir casquette et lunettes de soleil : j’en suis quitte pour commencer à cramer et sentir la sueur perler au front ! Qu’importe, je commence les premiers dépassements et me retrouve notamment avec un groupe de six coureurs en ligne de mire : tous doublés d’un coup !! :-)

 

La Flégère, chère à Fafa, est en vue : le ravitaillement, plus loin qu’avant, se fait près des télésièges, au bout d’une ultime bosse. Encore deux petits groupes dépassés :-) La « pêche » aura été bonne ;-) Je dois cependant m’arrêter un minimum pour boire et me mettre en configuration de protection du soleil. Raya m‘encourage à une grosse séance de « Pacman » pour finir. Ça tombe bien, j’ai envie d’essayer de descendre en courant au maximum. J’y songe depuis longtemps mais n’y crois guère, m’attendant à une rapide complainte de mes quadris pour mettre le hola…

 

La 1ère ligne droite de la descente est longue, pentue…  et se passe sans soucis ! Du coup je poursuis à travers la forêt sans mollir. Les lacets s’enchainent et je double toujours régulièrement et accélère même. Je compte alors plus ou moins dans ma tête : 10, 20, 30, 40 concurrents dépassés… C’est euphorisant !!

Dans l’autre sens, des coureurs prodiguent plein d’encouragements et c’est jouissif de finir de la sorte. Du coup, j’ai encore plus envie de foncer J L’altimètre descend très vite et me voilà déjà au bar d’altitude à 200m au dessus de Chamonix. Cette fois-ci, ça sent bon l’écurie !

Avec la fatigue, je songe un temps à marcher pour m’économiser un peu, mais à quoi bon ? Tant qu’il n’y a pas de douleurs insupportables et surtout, si près du but, autant abaisser le chrono au maximum. Les moins de 25h vont être largement atteints !...

 

Je reconnais la dernière descente avant le bitume de Chamonix et suis ravi. En ville, c’est plus plat, mais il n’y a qu’un gros kilomètre à parcourir. Je cours toujours mais sens un peu la fatigue s’installer. Marcher ? Non !! Je n’ai pas de mal à me convaincre que ce n’est vraiment pas maintenant qu’il faut s’y remettre. Au contraire, il faut pleinement savourer… en courant !

 

La ville s’anime gentiment mais sûrement et j’ai la chance d’avoir des spectateurs pour finir. C’est chouette et toujours aussi extraordinaire à vivre. Rue piétonne :  le meilleur moment à savourer !

 

Plus que 200m et… 2 coureurs devant ! Mais là, pas question de doubler : ça ne se fait pas de dépasser juste avant la ligne ! Je finis donc en mode roue libre :-). Dernière descente accomplie en 55 minutes pour finir (contre 2h lors de l’UTMB !) : c’est une réussite au delà de mes espérances ! :-)

Résultat : 24h21 et 890e sur 2130 partants. Contrat bien rempli :-)

 

Après la ligne, quelques mots échangés avec le speaker… qui conclut en m’invitant à faire la PTL après ma trilogie UTMB, TDS, CCC !... ;-)

Photos souvenirs et échanges avec l’allemande qui me précède, puis je retrouve la tente finale de ravitaillement. Les verres de jus d’orange et pomme sont grandement appréciés. Un petit message à Marie et je rentre au bercail, à 800m de là ! Ça va, les jambes suivent toujours :-)

Il manque juste quelques amis… que je retrouverai plus tard.

 

 

Bilan : 

Une course bien menée avec un objectif atteint, mais pas de tout repos !!

Inévitablement il reste le sentiment de pouvoir faire mieux encore, en particulier avec une météo plus « normale » où mon rendement serait meilleur. Pour info, même, le vainqueur met une heure de plus qu’habituellement…

Autre satisfaction : s’être engagé plus sportivement que lors d’autres ultras avec, pour la première fois sur une course de montagne, un résultat largement dans la 1ère moitié des participants. Pour la première fois aussi, la course s’est finie en accélérant plutôt qu’à « l’agonie » !

Physiquement, l’absence de douleurs significatives aux genoux et de soucis aux pieds est une bonne surprise également. 

Bref, un très bon Ultra ! :-)


P.S : petite pensée à Godot qui aurait tant aimé faire avec nous cette CCC  


22 commentaires

Commentaire de bubulle posté le 05-09-2016 à 20:02:03

Finalement, pour quelqu'un qui ne devrait pas courir, tu cours bien, quand même. Reste donc la PTL, quoi. Moi, tu te doutes, je suis partant même si je me demande déjà comment gérer les quelques bavardages en route, moi qui suis une huître en course....;-)

C'était un superbe week-end qui restera dans nos mémoires. Merci encor epour les Panoberts spécial "MRT" même si j'ai raté le premier. Et donc, maintenant...direction de Raid 28 et le poutrage de qui tu sais !

Commentaire de Bert' posté le 06-09-2016 à 20:28:10

On va se concentrer sur le court terme et j'espère un grand moment encore au Raid 28...
Et une PTL, ça serait énorme.... Maintenant j'en suis sûr, je serai partant !...

Faut pas s'inquiéter sur les bavardages car en plein effort, j'ai du mal à parler ;-))))

Commentaire de Mams posté le 05-09-2016 à 20:37:09

Vous faites tous une belle équipe de champions parisiens! ( c la parisienne qui parle ):)
Bravo pour cette belle trilogie! Hâte de lire vos aventures sur la PTL ;)

Commentaire de Bert' posté le 06-09-2016 à 20:33:47

Bravo d'abord pour ta super TDS !! Quelle revanche :-)
J'ai raté ça...

Et j'espère qu'on te donnera matière à lire un jour avec la PTL !...

Commentaire de Godot posté le 05-09-2016 à 20:47:59

Un gros plaisir de lire cette très belle CCC! Bravo bravo Bert'! Tout vos exploits et récits font du bien, et remotive! Je la ferai, je la ferai... Et pleins d'autres courses et off avec des kikourous! Bon, ben, refaire en deux ans des points (et c'est dommage que les points de suture vaillent pas les points utmb, parce que là, j'ai de quoi postuler sur la CCC sur les 20 prochaines années! :)) et hop! A bientôt et merci mille fois pour ta pensée qui nous touche (the family) infiniment!

Commentaire de Bert' posté le 06-09-2016 à 21:25:51

Merci Godot ! (et bises à Nat')
Content d'abord de savoir que tu reviens déjà très vite à la course :-)
Je suis persuadé que tu vas bien vite retrouver ton projet, et ça ne serait que justice que l'orga gère ton cas comme il se doit.
A bientôt pour un Off j'espère :-)

Commentaire de Stéph le givré posté le 05-09-2016 à 21:06:55

Bravo pour cette trilogie, en attendant les exploits de la "MRT" sur la PTL. Au moins vos polaires de la team ont plus de gueule que les sacs poubelles de finisher de cette année. ;-)

Commentaire de Bert' posté le 06-09-2016 à 21:30:15

C'est vrai qu'on a déjà eu nos polaires 2016... et j'espère que la MRT va encore écrire de jolis chapitres !...
Bravo encore pour ta course ! la CCC c'est quand même un bon morceau :-)

Commentaire de Bruno Kestemont posté le 06-09-2016 à 10:00:53

Merci pour ce récit et les photos. Je m'y retrouve en grande partie (sauf pour la marche nordique et les oublis de batons). Même problem à Champex, à la meme heure mais j'y suis resté plus longtemps. J'ai vu les panneaux "Mordor Rire(s) Team" ! Bravo pour tafinale ! Moi je faisais partie des gens qui se faisaient dépassé sur la fin !

Commentaire de Bert' posté le 06-09-2016 à 21:36:08

Merci Bruno !
Champex aura bien été un moment spécial... Je savais que ça risquait d'être blindé de monde mais ne m'attendais pas à vivre ces "drôles" de moments. Heureusement, y être déjà passé à l'UTMB m'a aidé à bien gérer les lieux. En fait, c'est un grosse zone d'abandons et de coups de mou (certains ne s'en remettent pas et lâchent peu après).
Bravo d'avoir surmonté l'obstacle !

Commentaire de ArnaudB posté le 06-09-2016 à 16:14:48

Merci pour ces photos que je n'ai pas pris le temps de prendre, de superbes souvenirs ! et ce panorama après la Tête de la Tronche, et ce chalet truffé de nains de jardins...
Au plaisir de se recroiser l'an prochain !

Commentaire de Bert' posté le 06-09-2016 à 21:38:09

Merci Arnaud !
On se complète ! Toi tu joues les premiers rôles et moi je te ramène les photos souvenirs :-))))
Bravo encore et à une prochaine ;-)

Commentaire de Bérénice posté le 07-09-2016 à 00:06:52

Encore super ton récit ! Bravo et comment tu assures bien ! Ce serait quand même bien qu'un jour je te vois franchir la ligne d'arrivée à Cham !
Tu es vraiment un Boss, comme diraient les ados...))

Commentaire de Bert' posté le 07-09-2016 à 15:49:37

En fait, ça parait toujours plus simple dans un récit !... mais, même si l'impression que ça a roulé sans trop de souci n'est pas fausse, Il a fallu quand même bien s'employer ;-)
Et puis boire près de 10 litres d'eau pendant l'épreuve, c'est mortel ! ;-)
Pour la prochaine, ça serait cool de partager ça, mais difficile de prédire quand...

Commentaire de franck de Brignais posté le 07-09-2016 à 10:15:36

Merci pour ce super CR ! On sent une bonne gestion, qui amène un résultat et un finish superbe ! Sympa les photos qui permettent de voir les sculptures de la montée sur Champex... de jour !!
Merci pour le partage au resto dimanche, qu'ils sont bons ces moments là !!
Et au plaisir d'une prochaine rencontre :)

Commentaire de Bert' posté le 07-09-2016 à 15:52:23

Merci Franck ! J'ai bien profité de ma course... et été content d'assister à tes exploits !
Le resto du dimanche, c'est clairement des trucs qu'on savoure pour longtemps :-)

Commentaire de Spir posté le 09-09-2016 à 19:47:59

Et ben ça c'est une course bien gérée ! J'ai des leçons à prendre... Bravo pour ce bel objectif ! Un plan sans accrocs ! C'était chouette de vous croiser à l'arrivée de la TDS et de discuter en buvant une bière en terrasse ! Au plaisir de te recroiser !
Sylvain

Commentaire de Bert' posté le 10-09-2016 à 11:00:38

Merci Sylvain ! t'inquiète pas, la gestion de course, ça s'améliore petit à petit avec l'expérience :-)

En tout cas, c'était bien cool ce petit pot à ton arrivée et j'ai pu travailler le mental pour ma CCC...
en découvrant ta veste de finisher ;-)))

Avec plaisir pour un prochain épisode !

Commentaire de Renard Luxo posté le 09-09-2016 à 21:45:34

Du bien bel ouvrage pour ta dernière marche de la trilogie ! Enfin quand je dis "marche", nordique ou pas, le mot n'est guère approprié vu qu'au final elle fut moins que jamais de rigueur et que tu t'obstines à oublier tes bâtons sur les ravitos ;-)
Quant à la trilogie finale de l'UTMB/CCC, ton CR nous rappelle qu'elle n'a rien à envier à certains passages (***) de la toute pourrite !

Commentaire de Bert' posté le 10-09-2016 à 11:24:02

C'est marrant car au Mont-Blanc, je me permet de courir autant que possible <=> comme l'occasion de l'année !!

La marche nordique m'aide quand même bien pour mieux monter et relancer régulièrement. Après l'oubli des bâtons aux ravitos, ça relève de l'acte manqué ?! ;-)))

En tout cas, la CCC, comme la toute pourrite, c'est très sympa aussi !

Commentaire de RayaRun posté le 11-09-2016 à 22:31:30

En fait, j'ai lu ton CR au boulot cette semaine et je voulais mettre un petit commentaire et emporté par les urgences, je ne l'ai pas fait !

J'ai adoré la manière dont tu as fait la course, avec pleins de sms et de messages, lire ton avancée a été un vrai plaisir ! Sûr qu'on va bien s'amuser en janvier avec la MRT ! Bravo pour ton CR, maintenant il faut envisager l'avenir en grand !

Grandiose ta course, super sympa le suivi !

PS : toujours en train d'oublier quelquechose le Bertounet !

Commentaire de Bert' posté le 11-09-2016 à 22:42:16

Merci Raya !

Un gros sourire d'abord pour mes "oublis" répétés : promis, je vais travailler la concentration ;-)

Ensuite, j'ai adoré partager cette course avec toi : ton coaching m'a fait énormément de bien à tout point de vue :-)
Un grand merci encore

Nos aventures ne font que commencer et je suis 100% d'accord + c'est très clair : envisageons l'avenir en grand !!...

A très vite :-)

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