Récit de la course : Courmayeur - Champex - Chamonix 2009, par Jihem

L'auteur : Jihem

La course : Courmayeur - Champex - Chamonix

Date : 28/8/2009

Lieu : Courmayeur (Italie)

Affichage : 1102 vues

Distance : 97km

Objectif : Pas d'objectif

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Comme ce doigt que l'on passe sur les phalanges

Pas facile de faire un récit de la CCC, tant ma pratique de la course à pied touche à l’intime. Tant de choses que je ne peux partager. Ou pas ici. Difficile d’écrire tout court.

 

Je vois ici la tronche de Granware et Epitaphe. Intime ? Et nous alors, on est quoi ? Il se la pète un peu  le Jihem ! Il dérive mystique grave ou quoi ? Je ne crois pas mais après tout, sait-on jamais…

 

Donc tenter de faire un récit de cette course que je n’ai pas vraiment quittée, mais de laquelle je n’avais déjà que peu de souvenirs la ligne franchie. Mis à part ce voyage intérieur. Qui fait que malgré la difficulté qui accompagne le coureur, très tôt, le temps parait distendu, le temps n’est plus temps, la nuit n’est pas durée mais juste la nuit, intemporelle. Et pourtant la difficulté est là. Le bonheur aussi. Ils cohabitent, sans heurts, l’un n’ayant sens que par l’existence de l’autre.

 

Faire un récit de cette course, ou tenter de le faire, en n’omettant de narrer l’essentiel. Mais n’est ce pas la vie, tour simplement ?

 

Rappelons-nous il y a un an et quelques paquets de jours classés par 7 à cause d’un type fort comme un Benos qui aurait mis 6 jours pour créer le Mont Blanc, entre autres, et un jour pour buller, parce que faut pas déconner, on a beau être Dieu, on a aussi envie d’un bon lit, d’une couette douillette et de croissants chauds à 11 heures du mat (merci Epi pour les démentis historiques),  Les jours ont été ensuite classés par mois, en paquets irréguliers allant de 28 à 31 pour des raisons que j’ignore ou que j’ai voulu oublier, mais qui vont permettre d’alimenter les commentaires, hein Epi ? Pour s’y retrouver, on a mis un pense bête au dos de la main de l’homme qui ne marche qu’à moitié en ce qui concerne le mois de février. Une bosse, un creux, une bosse un creux… Avouez que côté ergonomique, même Bill fait aujourd’hui mieux. Je disais donc qu’il y a un an et quelques millions de minutes, je me fixais un objectif, ambitieux. Celui de courir l’UTMB. Un jour. Dans deux ans pour être précis. Notez que ça fait  très « in » de se fixer un objectif ambitieux. Mais on ne fait pas de politique ici… 

 

A l’époque, j’étais encore un coureur de bitume qui fait ce qu’il peut et qui avait découvert le monde intérieur dans lequel on peut pénétrer en courant sur de longues distances. J’avais alors 2 courses de 100 kms à mon actif. Comme je n’aime pas mettre la barre trop haut, je me fixais des objectifs intermédiaires. Un trail déjà, pour voir. Puis une Saintélyon. Jusque là, tout va. Et puis la découverte de la montagne début juillet sur le TGV. Je découvre alors ce que signifie dénivelé. Et puis cette CCC, dernière grosse étape avant de se pouvoir se dire « c’est bon y va, il est au bout de la ligne droite, le tour du Mont Blanc ».

 

Pourtant, une semaine avant la course, je dois bien dire que j’ai failli renoncer. Non que la course me foutait la trouille ou que je ne me sentais prêt. Au contraire, je pensais avoir fait une préparation suffisante et j’étais raisonnablement confiant sur mes possibilités. Non, c’était tout le reste qui me pesait. J’ai parfois le moral qui fait des vagues, comme sur le dos des phalanges  de la main lorsqu’on cherche à connaître le nombre de jours du mois de mai : une bosse 31, un creux 28, une bosse… Enfin chez moi les bosses peuvent monter très haut, les creux pas forcément très bas, mais ça peut arriver. La comparaison s’arrête donc là. Et le creux passé, je partais ce jeudi matin avec mon Ware préféré. Il est sympa le Ware, je crois que lui aussi a hésité à partir. « Si t’y vas je t’accompagne » m’avait-il dit. « Heu le Ware, p’tête qu’il va pleuvoir, t’es sur ? ».

 

Nous faisons la route nickel. Lorsque nous arrivons près du but, l’impatience du suisse quasi francophone (je dis ça parce qu’il utilise parfois des mots bizarres…) se fait sentir. Z’êtes où ?

En un clin d’œil ou presque, nous voilà arrivés au camping des marmottes, où le même suisse nous a réservé un emplacement. Sympa les potes. En face de nous ou presque, la tente familiale d’un illustre connu : The Shung, titulaire du titre honorifique du poil à gratter d’or 2008 de kikourou. Ca fait un an qu’on se connaît et pourtant nous ne nous étions jamais vus. Epitaphe, Grandware, Shunga et moi réunis en un même lieu, sous le glacier des Bossons. Il est des moments qu’il faut savoir savourer. Shunga est la avec Madame Shung et la smala. Sympa Madame Shung’, Cool les p’tits Shung’. C’est pas de la politesse, Jihem n’est pas poli dans ses récits.

 

Nous montons nos tentes respectives avec une agilité certaine et en deux temps trois mouvement, GW et moi accompagnés d’Epi qui ne veut plus nous quitter nous retrouvons à la remise des dossards. Là, nous attends Line, charmante coureuse expérimentée en possession d’un accent à faire chanter les vers luisants au point de se prendre pour des cigales.

 

Epi nous apprend que Madame Shung doit nous emmener demain au départ de la CCC à Courmayeur. Aïe, me-dis égoïstement (si si j’insiste), le Shung dans ses récits nous explique qu’il se pointe aux courses un quart d’heure avant le départ. Je décide quand même de faire confiance à Madame Shung, mais au cas ou, je prends 3 tickets de bus pour le lendemain 8h. On n’est jamais trop prudent. Pardons le Shung pour cet aveux, mais faute avouée est à moitié pardonnée, non ? Hmmm…

 

La tâche effectuée, nous croisons Souris et Françoise en route tout comme Line pour la « Grande Course ». Nous sommes alors la proie de quelque remarque machiste, nous les hommes qui ne partons que pour la « petite ». Comme nous ne sommes pas susceptibles, surtout moi, nous n’y prêtons que peu d’attention.

 

Nous retrouvons d’autres kikous dont j’ai oublié le pseudo et qui m’en voudront peut-être, à par le père Pégase mais celui là c’est une figure connue. J’en profite ici pour le féliciter de sa course. C’est qu’il doit être sacrément déterminé le gars pour faire la course qu’il a fait. J’en profite également pour préciser que je n’ai pas oublié que je lui dois une tournée.

 

Je m’arrête ici sur les rencontres parce que je fatigue. Bien sur, je ne peux ne pas citer Benos et Astroquelquechose. Qu’est ce que je hais les pseudos !

 

Le soir, on se fait un petit dîner intime à 10 où s’est jointe une coureuse sans pseudo dont j’ai oublié le prénom. Line complétera…

 

Je ne sais si c’est de retrouver cette tente qui a une âme, mais je passe la première bonne nuit depuis 3 jours. 6 heures 45, Je me lève, je me lave, je vérifie que le Ware se réveille, un petit dèj avec la confiture de tante Jeanine, les dernières vérifications et je suis prêt. Je dois dire que je suis surpris par la famille Shunga. Nous avions prévus un départ pour 8 heures dans le Shungabus reconverti pour l’occasion en DreamTeamBus (merci GW de me corriger…). A 7h55, la famille est sur le départ, minots compris. Reste les deux autres. Le Ware trainasse un peu,  je crois que c’est un peu pour m’em… Quand à Epi, c’est la panique. Le machin qui ferme sa poche d’eau oublié ! Là, il devrait se dire que c’est pas très grave, mais pour ceux qui le connaissent un peu… Au final, on ne part pas trop tard. C’est nickel. Moi, je rentre tranquillement dans ma bulle. Je suis avec tout le monde et pourtant je m’isole déjà. J’ai besoin de cela avant les courses. Quand je faisais du vélo, je cherchais parfois à me concentrer sans succès. Là je ne cherche rien, la solitude vient à moi. Je suis bien. Nous passons dans le tunnel du Mont-Blanc et nous en profitons bien parce qu’à ce tarif là, il faut en profiter. Ca tombe bien, le morveux du Shung, il adore les tunnels. Epi stresse, mais il essaie de ne pas le montrer. Courmayeur terminus.

 

Nous nous rendons près de l’arrivée et après avoir apporter les sacs à la consigne, je dis un au revoir furtif à presque tout le monde (mes excuses Madame Shung) pour me rendre sur la ligne où je me retrouve plus loin que prévu. Dommage, il faudra ramer pour remonter.

 

Je patiente, je suis seul dans cette foule, je suis bien. Et puis il y a ces foutus hymnes nationaux. On a l’air malin. J’en ai rien a taper moi de la marseilleuse et ses paroles à vomir. N’en plaise ou pas à notre nainbo national. Passons, nous ne sommes pas ici pour faire de la politique…

 

C’est le départ ! Nous, courrons, nous marchons dans les rues de Courmayeur le temps que la course ne se décante. Je double tant que le sol est bitumé. Beaucoup de coureurs. Puis nous entamons le premier col, celui du lieu dit « La tête de la tronche ».  Au refuge Bertone, je croise Astro, venu en supporter. Je poursuis vers le sommet. Un premier rendez-vous m’a été fixé là-haut. Le Mont-Blanc est masqué par un nuage, mais le ciel bleu est dominant. J’ai une pensée forte, je reprends une bouffée d’air à pleins poumons, et je me lance dans la descente. A Bonatti, Je suis 205e. J’ai alors 3 heures d’avance sur les barrières, ce qui me permet d’oublier celles-ci. Suis-je parti trop vite ? Je ne le sais pas, mais c’était un choix. Celui de n’être pas dans les bouchons, d’être tranquille dès le premier ravitaillement. Evidemment, cet effort là a un pris. Mais alors que je regarde mon évolution, je crois que celui-ci a été raisonnable. A partir de ce moment là, je vais me faire doubler jusqu’à l’arrivée. Mais toujours par très peu de monde. Je serais régulier jusqu’au bout.

 

L’ascension du grand col Ferret est difficile. Il est raide et la chaleur est au rendez-vous. Pourtant, depuis le TGV, je me suis préparé à ce genre de difficulté. Je crois que jusque là tout ce passe normalement. A ma grande surprise, j’ai par contre des difficultés à encaisser la descente. C’est habituellement un point fort chez moi, et là, les cuisses ont du mal à retenir mon corps lorsque la pente est trop raide.. C’est sûrement là que le doute s’installe. Je crois bien que c’est la première fois depuis longtemps que je doute dans une course. Non que je suis sur de moi, mais j’ai pris l’habitude de ne pas me projeter dans l’échec, même lorsque cela va mal. Cela va mal, mais la préoccupation est d’aller vers l’avant. Je n’ai pas la tête complètement dans la course. Heureusement, il y a les encouragements. Ceux que l’on trouve dans les villages, aux ravitaillements, dans la montagne aussi. Ceux qu’on a au téléphone, que je ne citerai pas, mais qui se reconnaîtront. Merci à vous. Je n’ai pas toujours besoin de ces soutiens, mais là il furent précieux. Je décide de lever le pied quelque part par là.

 

Arrivé à Champex, le doute est là. En même temps, à aucun moment je ne pense m’arrêter. Je m’inquiète pour plus tard. Et quelque chose me manque. Je décide de prendre le temps de me restaurer convenablement, de m’occuper de mes pieds, de m’habiller pour la nuit qui approche et je repars après 30 bonnes minutes. On attaque Bovine et après on verra. Une douleur apparaît sur l’extérieur du genou. Elle ne me quittera plus. A mi-ascension, je mets la frontale. La nuit est là. Plus haut les nuages semblent s’installer sur les sommets. C’est dans Bovine que je vais trouver la chose qui manque et qui me tient à cœur. Et qui me réchauffe et ne me quittera plus. Je suis surpris par le sommet. Là haut, nous devons courir sur un plateau et brouillard aidant, nous formons un petit gruppetto. Nous ne nous parlons pas, mais j’aime ce besoin de se regrouper. Là-haut, les bénévoles nous attendent. Les courageux vont passer toute la nuit ici. Lorsque j’arrive à Trient, je retrouve une fois de plus Astro, qui commence à fatiguer. Je m’alimente correctement de nouveau. C’est un souci permanent lorsque je cours. J’attaque la montée vers Catogne que je trouve plutôt aisée. Là, pas de marches rocheuses, pas de racines comme à Bovine. La montée est plus régulière et ça me va. Au milieu de celle-ci, je sais que sauf accident, je finirai la course. Comme au TGV, j’ai inscrit dans ma tête que mon arrivée se situait au pied du dernier col. Ensuite, il n’y a plus le choix que de finir. La descente vers Valorcine m’est pourtant difficile.

 

Je ne sais à quel moment j’ai appris que mes copains avaient quitté la course. Mais j’accueillais cette nouvelle avec une certaine déception. J’avais tellement envie de partager cela. Je n’avais pas envie d’être le seul à finir. Aussi je suis content de savoir que Vincent a poursuivi jusqu’à Trient.  

 

Puis c’est la montée vers la tête au vent. D’abord tranquille avec une portion de route, puis l’image nocturne de cette montée verticale se dessine devant nous. Le tracer dessiné par les frontales n’augure rien de bon. Je dis cela, mais intérieurement, je suis serein. Je sais l’épreuve qu’il va me falloir franchir, mais je ne doute plus. Peut-être n’ai-je pas de place pour cela. La montée est longue, raide, interminable. Faite de marches rocheuses. Je monte lentement, mais régulièrement. Je ne m’arrête pas. Lorsque la pente devient plus douce, le sommet se fait encore attendre. La pluie apparue récemment se fait plus dense, les nuages rétrécissent la vision, et de plus en plus. Je tarde à m’arrêter pour mettre mon vêtement de pluie. Mais je sais qu’il me reste plus de 2 heures à courir. Je me décide et bien m’en prend. Enfin c’est l’arrivée vers la tête aux vents. Depuis quelques temps, j’ai trouvé un compagnon de route. En effet je ne vois plus guère devant moi. Et les roches sont glissantes. Je chute par deux fois. Au pointage au sommet, la machine fonctionne mal. Mon compagnon s’en va dans les nuages.

 

Je me retrouve seul dans le brouillard. J’avance à tâtons. J’ai hâte de quitter ce foutu brouillard. J’ai peur de chuter. Plus loin je ne sais plus où aller. Je décide d’attendre le suivant qui opte pour la droite. La rubalise suivante me dit qu’il ne s’est pas trompé. La Flégère ! Nous en avons fini ou presque avec les nuages. C’est maintenant la descente vers Chamonix. Je n’arrive pas à courir car la pente est trop raide et trop accidentée. Et je ne veux pas compromettre ma course par une chute stupide. Mes quadriceps sont douloureux. Bientôt, sur les hauteurs de Chamonix la pente se fait plus douce. Et le jour apparaît, doucement. J’arrive toujours à courir efficacement à proximité de l’arrivée monteée d’adrénaline aidant. Les émotions montent en moi comme la rosée du matin. Je dévale. Je dépasse. Dans le dernier kilomètre, une voix m’interpelle. C’est Cédric, qui vient courir quelques mètres avec moi pour me serrer la main. J’adore ces moments là qui restent gravés dans les souvenirs d’une course. Comme ce type du dernier kilomètre à Belvès qui me propose de finir avec lui alors que je coince. Comme ces bras  tendus à Lyon.

 

Je serre la main au castor et je file. Il y a ces 4 types devant que je dois dépasser. Et c’est l’arrivée, une arrivée que j’ai envie de faire partager. Un peu plus tard Epi viendra me chercher avec son amie et Astro.

 

Je ne sais pourquoi, mais je viens de commettre un récit où ne transpire ni le bonheur, ni la sérénité, ni cette distorsion du temps que j’ai vécu. Peut-être parce que l’essentiel est ailleurs. Peut-être parce que l’essentiel est trop intime pour paraître en ces lignes. Peut-être aussi parce que la CCC n’était pas ma ligne d’arrivée mais une étape vers l’an prochain. Peut-être un peu tout cela. Je m’en vais me coucher, passer mon index sur mes phalanges, signe du temps qui passe, des hauts et des bas, et fermant les yeux, me repasser le film de cette course en montagne.

  

A toi, et au ciel bleu des montagnes

24 commentaires

Commentaire de shunga posté le 06-09-2009 à 00:24:00

J'espère sincèrement qu'un jour tu parviendras à relier les deux, ou que tu te l'autoriseras. Que tu arriveras à accrocher ce Tout qui se trouve entre les lignes et tout là haut, en haut de la montagne, et que tu redescendras jusqu'en bas en le tenant par la main.
Bientôt.

Commentaire de Epytafe posté le 06-09-2009 à 00:27:00

Pas la sérénité ? Je le trouve serein ton récit, serein, calme, posé.

Commentaire de Epytafe posté le 06-09-2009 à 00:31:00

Suis content d'avoir attendu pour lire ce récit. C'est toujours un délicat plaisir de se frotter à ta prose.

Commentaire de _azerty posté le 06-09-2009 à 07:01:00

Tiens moi aussi je l'ai trouvé serein ton CR, reposant. j'ai aimé "voyager" en ta compagnie

Domi.

PS : Les bosses-les creux-les bosses, je leur ai donné un nom : La machine à laver.

Commentaire de JLW posté le 06-09-2009 à 07:48:00

Pas facile de faire un récit du CCC mais tu y parviens bien et me donne envie d'y retourner, à la course des "petits".

Commentaire de Le Lutin d'Ecouves posté le 06-09-2009 à 08:41:00

Je me souviendrai toujours de Jihem sortant de la nuit pour venir à la rencontre de Blanche-Neige et de ses nains. C'était à Paris et ce fut un très bon souvenir...
J'ai beaucoup aimé ton introduction. La suite se fait sur un nuage...
Ton texte et celui, apocalyptique, de Yayoun sont les deux meilleures facettes de cette course qui me tente tant mais que mon absence de mental m'interdit de faire pour le moment...
Merci Jihem

Commentaire de Le Bagnard posté le 06-09-2009 à 15:20:00

Une CCC très joliment conté.
Ça donne envie d'y participer !!! Milles merci Jihem et RDV dans un creux ou une bosse ;-)

Commentaire de jepipote posté le 06-09-2009 à 17:02:00

une étape, jihem, une étapes...
le bonheur et la sérénité viendront avec l'objectif...
merci pour cette belle promenade.

Commentaire de loicm posté le 06-09-2009 à 17:14:00

en fait un récit jihemisé 100% Jihem lololol
Bon, je passerai sur l'hymne (groumph), mais ce fut un plaisir de te soutenir durant cette course.

Ca c'est fait !! Etape suivante Jihem !!

Commentaire de chrystellem posté le 06-09-2009 à 18:08:00

Beau recit , c'etait un plaisir de te lire et même reposant ...:-)
A bientôt et bonne recup .
Chrystellem

Commentaire de Linette06 posté le 06-09-2009 à 18:33:00

Jihem,

Avec mon accent "à faire chanter les vers luisants au point de se prendre pour des cigales" je te dis un grand merci pour ce récit délicieux... et un peu mystérieux...

Bravo d'avoir ignoré le doute, les douleurs, le brouillard, pour aller au bout. Rendez-vous au départ de la grande boucle en 2010?

Line.

PS: mon amie s'appèle Régine.

Commentaire de taz28 posté le 06-09-2009 à 21:23:00

C'est un bien joli récit que tu nous livres là Jihem, plein de pudeur, et même de poésie...Avec tes doutes, tes creux, tes bosses, tes phalanges...
J'ai fait une jolie balade au dessus des nuages.

Merci.

Taz

Commentaire de Astro(phytum) posté le 07-09-2009 à 00:13:00


Et bien oui jihem , j'étais un peu fatigué à cette heure tardive à Vallorcine et pas à Trient,la prochaine fois essaie d'être plus rapide quoi!! :-)))

Bien beau récit qui donne envie d'y être l'an prochain.

Merci

Commentaire de domdom g posté le 07-09-2009 à 08:18:00

bravo!jihem pour ce Bien beau récit qui donne envie d'y être mais helas pas encore de mon niveau.

bon recup.....

Commentaire de Pegase posté le 07-09-2009 à 13:20:00

Pfff, quelle plume...
Et si cette course n'était qu'un instant de vie, un "ici et maintenant" balance entre conscience et inconscience (entre soma et pneuma).
Ces hauts et ces bas, qui permettent parfois une mise à nu et découvrir notre lumière intérieure. Un peu comme tenter un "je t'aime" qui laisse sans voix parce que c'est dure et qu'un simple moment de tendresse t'élève au dessus des phalanges.

Commentaire de Goldenick posté le 07-09-2009 à 16:03:00

Bravo Jihem. Très beau récit qui ressemble en beaucoup de points à mes impressions post-CCC.
On était d'ailleurs pas très loin, je crois.
Bonne chance pour 2010!

Commentaire de frankek posté le 07-09-2009 à 17:58:00

merçi pour ton voyage et encore " BRAVO "

Commentaire de hellaumax posté le 07-09-2009 à 18:00:00

Très beau récit, Jihem. Merci

Commentaire de fanfan59 posté le 08-09-2009 à 12:53:00

Que dire de plus que tous les commentaires précédents ? MERCI pour ce merveilleux voyage où, malgré ta pudeur, tu nous dévoiles de bien jolis moments... Bises des gens du nord qui t'apprécient avec beaucoup de sincérité.

Commentaire de LtBlueb posté le 08-09-2009 à 23:39:00

Du jihem dans le texte .Un récit très agréable . coté course , on t'a senti facile , très facile

Commentaire de Mustang posté le 09-09-2009 à 21:40:00

Trop de retenue, trop de pudeur dans ce récit, Jihem. Mais je te comprends. Comment décrire ses émotions? La prise de décision d'accomplir une course hors-norme,le long décompte du temps avant, puis le Grand moment. Effectivement, on est hors du temps durant cette épreuve. Le monde est autrement, avec cette seule volonté, avancer.

Commentaire de Souris posté le 13-09-2009 à 19:03:00

Un style incomparable, merci Jihem pour ce récit!
Une 1ière étape qui en annonce de bien belles...
Beau projet

Commentaire de chtigrincheux posté le 05-10-2009 à 05:17:00

Tu me trou le cul avec ton aisance à nous compter ce tremplin qui te propulsera très certainement sur le chemin de la sérénité.
Tu es quelqu'un et non pas quelconque.

Commentaire de chtigrincheux posté le 05-10-2009 à 05:18:00

Tu me trou le cul avec ton aisance à nous compter ce tremplin qui te propulsera très certainement sur le chemin de la sérénité.
Tu es quelqu'un et non pas quelconque.

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