Récit de la course : Courmayeur - Champex - Chamonix 2007, par Sandrine74

L'auteur : Sandrine74

La course : Courmayeur - Champex - Chamonix

Date : 24/8/2007

Lieu : Courmayeur (Italie)

Affichage : 1938 vues

Distance : 86km

Objectif : Pas d'objectif

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Le récit

Les photos arrivent dans la semaine et bonne lecture !

 

COURMAYEUR – CHAMPEX – CHAMONIX

Vendredi 24 Août 2007

Une course à part entière !

Lundi 27 Août 2007

Il est deux heures et demi du matin, les minutes sont interminables, mes pensées sont ailleurs…Je suis vannée, fatiguée, je ne rêve qu'à une chose arrivée, me coucher dans un bon lit !Mais avant tout ça je repense à tout ce WE si vite passé…. Où j'ai si peu dormi, 5h30 tout juste depuis ce vendredi matin….Mais déjà une semaine bien chargé…. Nous avions dit repos ! Oui, je voulais un peu me reposer avant la "petite" course, juste histoire de…

Ainsi le dimanche, alors que certains se tapent 35km en montagne, moi je pars ramasser des myrtilles, après avoir rejoins ma sœur sur Combloux, et je sais déjà qu'est ce que je vais en faire… Mon maigre, mais précieux butins est conservé bien au frais.

 Lundi, ah oui, nous avons connu de meilleurs jours, donc en attendant le train qui nous amènera Marc, nous finissons un puzzle sur le Mont Blanc (préparation psychologique oblige), merci Maman ! 

 

Oui, Marc, il faut que je vous le présente…Je crois que dans la détermination, et la volonté, enfin voilà, je lui tire mon chapeau, ma casquette… e tutti quanti !Marc c'est le Québécois, d'ailleurs c'est le seul du coin par là, qui vient participer au CCC ! Ca doit faire un an et demi et un peu plus, qu'il en rêve… Et un an et demi, qui nous communiquons.Nous nous plaignons car les inscriptions ouvrent à 8h (heure française), lui à 2h du matin il était devant son PC, alors que la neige venait enfin recouvrir Québec, via une tempête !Je vous passe tout le cheminement qu'il a fait, ces entraînements en solitaire et tout ça pour ce plaisir. 

Donc Marc arrive ce lundi, par le train, et nous l'attendons, nous nous rendrons à deux reprises à la gare… Et la deuxième fois sera la bonne. Il arrive le visage marqué par la fatigue, mais avec un grand et large sourire. Il est bien chargé, mais bien moins que nous !Je ne peux me lasser de son accent québécois…. 

Bon Mardi, Emmanuel l'emmène sur le Chevran, pour voir un peu comment il va… En redescendant, il me dit qu'il vaut 13h approximativement sur le CCC ! Wouahh !Après avoir passé la journée à Annecy, le soir nous sommes convié chez des amis, au programme Lasagne, et beaucoup de rire…. Enfin tout ce qui va bien ! 

Mercredi c'est journée libre, rien à faire… Enfin, juste une grasse mat' !Avant d'être une bonne tablé le soir, intitulé Soirée Québécoise… Mais bon dessert bien du coin, avec entre autre Tarte aux Myrtilles maison !En dehors de la famille (parents, sœurs, beau frère), nous nous retrouvons avec Paulo et Michèle, LePiou, Marc, LeSanglier, Jean François et moi… 6 coureurs, 2 sur le CCC et 4 sur l'UTMB… 

Jeudi matin, le réveil sonne il est 5h30…. J'suis à la remise des dossards à Courmayeur et un bus nous attend à 7h à Chamonix….C'est un peu dur ! Mais bon, la prise de post se fait, la matinée s'écoule vite, le temps de croiser des personnes que je connais, ou tout simplement qui me connaissent….

J'en profite pour récupérer mon dossard le 5142.

En tout cas, l'accueil italien et surtout le repas chez les italiens tient à ces promesses… Soit des bonnes pasta ! Voilà, l'heure tourne et je m'en retourne à Cham', où je rejoins ma moitié qui est au stand UFO.Le problème, c'est que je connais pas mal de monde, en coureurs certes mais aussi beaucoup en bénévoles, alors pour faire un km, je mets presque 3/4h…. Mais bon, je ne vais pas me plaindre, c'est bon de voir des amis ! Enfin voilà, la journée est bien vite passée, le temps pour moi de quitter ma moitié que je laisse au bon soin de Phil est compagnie, moi je rentre à Cluses !Je suis stressé, angoissé, sous le sourire que j'ai affiché une bonne partie de la journée, détrompez-vous j'étais dans le même état que vous !La seule différence, c'est qu'après une journée comme celle là, je suis rincé…. Je m'endors sans problème après avoir préparé mes dernières affaires…. 

Vendredi 24 AoûtUn an, oui un an que j'attends ce moment là, ce moment où enfin, je vais en découdre !En me réveillant, tout de suite, je sens, ça ne va pas, j'ai la tête qui tourne, la boule au ventre, je suis stressé comme rarement !Je provoque de grande inspiration et de longue expiration, en me disant que ça va bien se passer, que je ne vais rien oublier !Ca ne m'empêche pas d'être à moitié malade… Je prévois de prendre l'un des premiers bus sur Cham' comme ça je serai un peu plus zen ! Une fois arrivée à Cham', j'suis quand même un peu plus zen effectivement, et surtout je dois voir Serge, qui vient spécialement pour m'encourager, lui prendra le départ ce soir à 18h30 !

HEUREUSE ! Simplement, de le voir. Parfois si peu peuvent apporter tant ! Il m'accompagne jusqu'au bus, bien sûr je croise d'autres personnes que je connais… Mais ce qui m'étonne le plus c'est de voir Emmanuel, j' croyais qu'il ferait la grasse mat' ??? M'enfin, je suis comblée rien qu'à le voir. Derniers encouragements, nous nous disons à très vite, mais pas trop non plus ! 

Je suis à côté de Jacqueline dans le bus, ça fait 6 mois tout juste que j'ai déménagé et autant que je ne l'ai pas vu… Contente d'arrivée à Courmayeur, la pression s'estompe un peu plus, je pars me réfugier au centre sportif, derrière le point Info, où officie Helga…

Patrick gère toujours la partie de la remise des dossards sur Courmayeur…Le temps s'égraine, Gégé arrive, elle appréhende et je la comprends. Son entraînement est quelque peu léger d'après ces dires.Vite un petit cours sur les bâtons, comment les régler, les utiliser, et le tour est joué ! Je remonte tranquillement sur les lieux du départ, il y a déjà du monde.

J'essaye de voir des personnes que je connais mais pas facile ! Après plusieurs appels, avec Jean-Charles nous arrivons à nous voir…

Une présentation de Jean Charles… Un ami tout simplement ! Un montagnard, d'ailleurs c'est dans ce milieu que nous nous sommes connues, au mur d'escalade ! Il y a déjà quelques années… L'an dernier, il devait prendre le départ de l'UTMB, tout comme Franck… Mais les choses ont fait que… Donc cette année Franck retente l'UTMB, et Jean-Charles prend le départ du CCC. Nous savons que nos entraînements sont totalement différent, et nous ne pouvons dire si à un moment, ou un autre nous nous recroiserons ! 

Il fait déjà chaud, le soleil est au rendez-vous. La Place Brocherel est bien étroite, pas un brin d'air ne vient nous rafraîchir… Dans le brouhaha général, les hauts parleurs vibrent, et il faut un peu pioché les infos !Celle qui me vient aux oreilles, n'est pas forcément des meilleures… Alors que nous sommes déjà tous dans les starting blocks, il nous est annoncé que le départ sera donné à 12h30 !Ca me fait l'effet, d'une pièce de viande qui est en train de se faire grillé au barbecue. Le seul souci, c'est quand la viande est trop grillé, elle est sèche et indigeste !Ben là c'est un peu pareil !Nous nous asseyons les uns après les autres… Le retard est du à des embouteillages au passage du tunnel, et il reste des personnes dans un des bus de l'organisation dans ce tunnel ! Je bois un peu, mais pas assez, en plein soleil, la sanction va être immédiate, surtout pas complètement remise de mon réveil…. 

Courmayeur – Refuge Bertone : 4,9 km, 799m+, 30m-.

Une envie être seule…

12h32

Pas de musique, on entend à peine une voix qui nous dit cinque, quattro, tre, due, uno…. Et les applaudissements, nous avertissent du départ ! Après un détour dans les rues de Courmayeur, fait normalement pour étirer le peloton… nous récupérons rapidement le chemin qui va nous mener à Bertone.En temps normal, le chemin est agréable, en lacet régulier, pas trop large…Mais là, comment dire, HORREUR ! Beaucoup monte à un rythme saccadé. J'essaye de ne pas m'arrêter et repartir, comme beaucoup font… Je monte plus doucement, en essayant toujours d'être en mouvement !Pourtant cette année je ne suis pas partie dernière, loin de là ! C'est la bousculade totale, il n'y a aucun plaisir, rien… Ca râle, ça ne veut pas qu'on passe, tel des yens se disputant une proie !1h16 à se faire déchiqueter, je bois mais pas assez apparemment !A Bertone, je me dirige vers Joseph pour qu'il me serve du Coca… Et vers Marie, pour de l'eau ! 2 minutes maxi j'ai dit, cette année je ne traîne pas ! 

Refuge Bertone – Refuge Bonatti : 7,5 km, 1184m+, 384m-.

Un petit peu d'accordéon ?

13h48

A peine repartie de Bertone, encore quelques mètres à monter, avant d'attaquer une légère descente !Je me rappelle de ce chemin, au milieu des myrtillers, il n'est pas bien large il devrait être agréable…Je conçois le fait qu'on fasse une course avec des amis, mais cela ne doit pas empêcher les autres participants de faire leurs courses… C'est là que je me rends compte que certains ont une conception de la course complètement différente que sont vrai esprit !Certains sont vulgaires et désinvolte, je me fais incendié parce que je veux passer. Je garde mon calme, tout en rappelant qu'ils pourraient laisser passer, surtout quand c'est averti ! Que d'énergie gaspillée pour rien, la suite jusqu'à Bonatti sera toujours autant épuisante, à faire l'accordéon, à n'être jamais à mon rythme !La petite montée qui nous amène au refuge fait plaisir…. Une bonne soupe, du coca, de l'eau… Tout qui va bien !J'en profite pour voir Sandrine et Jean-Charles avec qui je fais le yoyo depuis le départ !Déjà 2h36 de course.Je ne reste pas trop, et je repars après peut être 4 minutes. 

Refuge Bonatti – Arnuva : 4,3 km, 1280m+, 731m-.

Garder son calme…

15h07

Un petit peu de montée, descente, en fait les parties en balcon sont belles, mais c'est celle que j'aime le moins !Alors que j'aimerai relancer, et que je le peux, il m'est impossible de le faire durablement, encore dans les embouteillages, certes moins conséquent qu'au départ, mais toutefois je ne peux pas courir…Et pourtant cette descente sur Arnuva, elle est tellement sympa !3h34 de course, 59 minutes pour faire ce tronçon, où j'aurai pu mettre au moins un quart d'heure de moins… Certains diront que c'est la course qui veut ça, mais après presque 17 km…L'arrivée à Arnuva, où règne une cohue phénoménale au ravitaillement, nous entendons dire qu'il faut faire la queue comme au supermarché… Toutefois, je n'ai pas trouvé les tickets !... JPuisque c'est comme ça, je me dépatouille pour une soupe, et un peu à boire, et je file. 

Arnuva – Grand Col Ferret : 4,6 km, 2048m+, 731m-.

Ah, ah, ah la queue leu leu !

16h06

Ayant réussit à sortir du ravitaillement, je grignote un je ne sais quoi pris au passage…Et j'entends "Allez Sandrine", hé hé c'est Felipe ! Juste deux mots et je m'éclipse ! Merci ! ;)J'avoue que je suis contente de moi, car j'ai un bon rythme régulier en montée ! Et ainsi, je vais vers le refuge Elena…Il y a toujours ces ralentissements, qui fractionnent et qui fatiguent !J'essaye de gérer tout ça !Malgré les quelques litres d'eau déjà bue, j'ai un petit souci, même si je transpire beaucoup, j'aurai déjà dû m'arrêter.Bon, ça ne m'empêche pas de continuer, j'essaye de boire plus, mais rien n'y fait ! A Elena, c'est l'heure d'un premier petit gel, je sens que la faim vient, et j'ai déjà engloutie un peu de ma réserve perso !C'est là que je vois un groupe de 5 coureurs repartir dans la descente… Je regarde dans la montée, je vois une longue file multicolore quasi ininterrompue, cela ne présage pas la tranquillité, mais nous devons faire avec !Du fait de l'altitude, le fond de l'air c'est un peu rafraîchit, mais le temps est toujours au beau…Un coup d'œil en arrière de temps à autres, pour profiter pleinement de ces moments. Les organismes s'essoufflent, presque plus personnes ne parlent, les visages sont fermés, sévères, alors que moi je suis heureuse, car c'est bientôt la fin, car je vais bientôt arriver à ce petit point jaune que nous voyons depuis plusieurs km ! Le jour décline, déjà 5h09 de course, quand une collègue bénévole me pointe, et est heureuse de me voir ici ! 

Grand Col Ferret – Champex-lac : 23,5 km, 2592m+, 2335m-.

De la descente au paradis, à la montée à l'enfer…

17h40

Un rapide coup d'œil côté Italien, beaucoup de coureurs sont arrêté pour enfilé une veste en haut de ce col, moi les yeux rivés vers la Suisse, j'entame la descente…Oui, les organismes ont bien souffert, même si nous n'allons pas vite, nous sommes toujours plus proche des barrières, plus susceptible lors d'une défaillance. Mais là, tout de suite, je profite enfin de cette liberté de pouvoir évoluer comme bon me semble, d'allonger le pas…Dégourdir les jambes, et encourager ceux qui ne courent !Ainsi je vois cet homme, ni plus ni moins qu'un autre participant, il a des moustaches et des lunettes, strappé des 2 chevilles, opéré des 2 genoux… Il m'indique qu'il fait son chemin qu'il descend en marchant ! Quelques mètres plus loin, Jean-Charles… Depuis le début nous nous voyons régulièrement… Mais là ça me surprend qu'il ne court pas ! Ces tendinites les font souffrir, mais il est positif comme toujours… A La Peule, il y a la queue, bon sang j'aimerai bien que ça s'arrête… je bois vite un coup, et je continue vers Ferret, toutefois le sentier étroit déclanche de nouveau ralentissement ! Après ce n'est que du bon, le sentier permet de dérouler de nouveau, de relancer… Il est agréable ce court d'eau, ça repose un peu…Le soleil c'est déjà caché, et j'arrive à La Fouly… Là c'est la fête, y'a plein de personnes que je connais ! Jean-Louis, qui a l'air de bien aller, et Stepht, qui en profite pour me donner des nouvelles de Rouba.Mais c'est aussi la fête du côté de l'estomac, je commençais vraiment à avoir faim !Et là, fromage, saucisson, pain, orange, banane, soupe, coca, eau, pain, fromage, saucisson, tuc… LA TOTALE !De ce côté-là, je ne suis pas malheureuse, j'arrive toujours à manger !Après un bon ¼ h de pause, j'enfile les manchettes, je troque la casquette avec un buff, je range mes lunettes de soleil, et c'est reparti, en remerciant encore une fois les bénévoles, et ce festin ! Le balisage est bien mieux quand Italie, là bas, nous aurions dit qu'un troupeau de sanglier était passé ! Après tout ça, le sentier est toujours autant agréable, je prends du plaisir à relancer.Certain endroit me font bien rire, quand nous voyons marqué à la peinture sur la paroie Praz-de-Fort avec la flèche, alors qu'à gauche c'est du rocher, et qu'à droite c'est un peu pentu, il n'y a qu'un chemin ! JEnfin, donc après ça c'est Praz-de-Fort, où nous attendent des familles entières pour nous encourager, et les enfants viennent nous apporter des gobelets remplient d'eau provenant de la fontaine !Ca apporte beaucoup de gaieté ! Issert approche, comme la nuit. Après une longue période de bien, il fallait bien qu'à un moment la mécanique se grippe !Je m'arrête juste au pied de la montée pour Champex, j'en profite pour m'étirer, et un peu manger, boire, mettre la frontale… J'ai toujours le même problème depuis le départ sur l'hydratation, et j'en suis consciente ! Cette montée de 400m+, ressemble pour moi à l'enfer, même quand ça ne va pas, je ne m'arrête pas en monter… Mais là, la nuit me prend, la tête tourne, des nausées viennent…Nombres de coureurs me passent, m'encouragent, ou gardent le silence !Je repars, j'avance lentement, très lentement, les questions, les doutes arrivent…"Mais non, je vais y arriver !", je ne renoncerai pas !Je pense à autre chose, ce que je pourrai bien vous écrire, comment pourrai-je raconter ce mal être que je rencontre, ça aide à faire passer le temps.J'entends au loin des applaudissements, des encouragements…Allez Sandrine, avance, c'est bientôt là fin, t'arrives à la moitié !Il m'aura fallu près 1h20 pour abattre cette montée, mais j'y suis arrivée, ça fait 9h27 de course. 21h58 Oui Champex… Andrea (un collègue bénévole et coureur) me demande comment ça va ! Il voit bien mon état…J'essaye le coca, ça passe mal, l'eau c'est pareil… Ca bourdonne, la tête tourne un peu, je vois au fond, une tente avec des matelas, je demande pour m'allonger, je mets 30min… Et je verrais bien, je loupe le réveil de 5 min, Ouf ! ça aurait pu être plus grave !Mais à ce moment là, qu'entends-je : "Prochain bus pour Chamonix dans 5min", il fait pas bon de rester dans le coin… Et il me semble voir quelqu'un que je connais au travers de la tente…Oui, c'est Jean-Charles, je l'interpelle, il est avec Jean-Philippe son neveu. C'est chouette de le retrouver là !Il me dit que ça fait un moment qu'ils sont là, et je lui explique… Il m'annonce qu'ils partent dans une dizaine de minutes… Mais que ni l'un, ni l'autre peuvent courir. Moi ça tombe bien il faut que je mange, et je ne courrai pas tout de suite.Je pars prendre une assiette de pâtes, déjà bonne chose elles me font rudement envie, et le pain, le saucisson, le fromage, enfin tout y passe… Même un yaourt, c'est bon !Je revie !Sur le départ, je vois Akuna grand sourire, nous saluons tout le monde, puis nous attaquons la deuxième moitié. 

Champex-lac – Bovine : 9,3 km, 3296m+, 2529m-.

Une jolie ballade nocturne !

23h25

Je vous passe le fou rire que nous avons eut, en voyant le camion "Jean Claude Mermet", à Champex à cette heure là ! JNous voilà parti bon pas, dans une bonne ambiance.Jean-Charles et J-P impriment un bon rythme, ce qui fait que nous ne perdons pas trop de temps en marchant, même si la descente est tentante. Nous retirons rapidement la couche supplémentaire que nous avions mise au départ de Champex.Le ciel est magnifique, limpide, plein d'étoile, c'est tellement agréable. Le début de la montée pour Bovine est là. Il est 1h du matin…Je retrouve dans chacun des pas qui nous font évoluer, ce pas montagnard, ce rythme donné par nos souffles, le geste simplement. La montée de Bovine étant joueuse, nous y prenons beaucoup de plaisir, tout en évoluant à bonne allure. A un moment, nous entendons des instructions précises, un ralentissement dans la montée que nous passerons bien vite, j'apprendrai plus tard que c'est un mal voyant qui évolue avec deux amis qui l'accompagnent dans son aventure. Hum ! Ces lumières au milieu de la nuit… C'est Bovine !Il nous aura fallu à peine 1h pour montée. Avec la soupe que je déguste, je sors le morceau de pain que je n'ai pas fini de manger, et le bon saucisson fumé de Magland… Au milieu de tout ça, c'est formidable !Comme quoi nous pouvons tout apprécié au bout de 13h31 de course ! 

Bovine-Trient : 6,1 km, 3370m+, 3290m-.

Parler pour avancer…

2h02

Nous repartons tous les trois, J-P malgré ces douleurs à vite fait de nous distancer, moi je n'ai pas le cœur à laisser Jean-Charles tout seul. Il marche dans la descente et m'avoue qu'il s'endort un peu. La nuit bat son plein, je lui parle, lui pose des questions… Sur les courses qu'il a fait, sur l'entraînement, et puis sur tout et n'importe quoi ! Il ne faut pas qu'il s'endorme, pas ici, pas dans cette descente…. Je l'ai peut être gavé, mais j'm'en fous, faut avancer ! Au Col de la Forclaz, je le laisse, de toute façon nous nous retrouverons bien vite à Trient !Je dévale, je déboule, 19min pour descendre jusqu'à Trient. Enfin c'est l'impression que ça me donne, beaucoup me regarde d'un air bizarre à mon passage…Déjà 15h07 de course. Je sais que je ne suis plus dans mon objectif, mais ce n'est pas grave. Mon seul objectif maintenant étant de terminer, de prendre un max de plaisir, de PROFITER ! Arrivée à Trient, je vois Géraldine, elle a un peu les yeux cernés, mais à cette heure-ci tout le monde est excusé. Elle peste contre tout, et se demande comment elle a pu se faire embarquer là dedans. Je sais bien qu'une fois qu'elle aura fini, elle sera heureuse et aura tout oublié.Jean-Charles arrive, il me dit d'y aller, que c'est bon. Je pars ainsi avec Rouba… 

Trient – Catogne : 4,8 km, 4158m+, 3400m-.

Le métronome

3h39

Nous discutons, mais quand la montée se durcie, mon rythme revient, un pied devant l'autre, comme un métronome. Je distance rapidement Rouba et je continue seule.La fatigue commence à se faire sentir, et je m'assieds sur un tronc, qui a déjà recueilli deux autres coureurs.Rapidement je repars, je devine que je passe à côté du chalet des Tseppes, je continue… Au moment où je bascule c'est sur le barrage d'Emosson que je pose mon regard. Je le distingue à peine à cette heure bien matinale. Le soleil ne s'est pas encore levé.Un grand sourire me vient "c'est bon je suis à la maison".Un nouveau pointage nous attend au milieu de nulle part.Le temps passe vite 17h15 de course. 

Catogne – Vallorcine : 4,8 km, 4158m+, 4118m-.

Courir il faut, pour ne pas dormir !

5h47

Une lueur pointe à l'horizon, les aiguilles rouges se dessinent de plus en plus.La descente est joueuse, mais aussi boueuse. J'allonge le pas, heureuse, c'est un terrain que j'aime bien… Je passe pas mal de personne bien plus prudente que moi, j'entends certains qui se posent la question : "Comment elle peut courir là dedans ???", c'est mon terrain de jeu.J'ai l'impression en cette aube d'être de la première fraîcheur, de profiter. Après une nuit douce, le petit matin apporte de la fraîcheur et de la rosée, j'aime ces matins là ! J'appréhende cette arrivée à la frontière Suisse – France, j'ai un mauvais souvenir de la suite, qui pour certain est roulant, mais moi je préfère le joueur, surtout à ce moment là où la fatigue pointe son nez. Je me pose 2 min, je repose mes yeux, je profite du moment, je m'endors presque… Mais je repars rapidement, j'attaque cette descente en marchant vite, puis en trottinant, ça me fait mal sous les pieds, je hais cette partie…Et le fait de retrouver ce petit sentier est un soulagement, pour la tête comme pour les pieds… Vallorcine arrive vite, après 18h27 de course…Certains sont déjà là, à encourager, certainement des familles de coureurs. L'entrée sous la tente, une chaleur nous donnerait envie de piquer un petit somme !Je croise Dédé, et il est déjà temps de repartir. Car y rester trop longtemps y serait dangereux. 

Vallorcine – Argentière : 6,3 km, 4364m+, 4324m-.

"Le physique te fait tenir debout, le mental te fait avancer"

6h58

Je pourrai dire que c'est gagner, mais non pas tout de suite, pas encore… Je sais que j'arriverai au bout, mais Morphée me réclame…  Je ne veux pas lui répondre trop facilement !En tout cas, je remarque que mon état général n'est pas si mauvais que ça, quand je repense à cette montée de Champex.La fatigue se fait toujours ressentir, mais je sais que bientôt ça va aller mieux, bientôt les yeux vont vouloir rester ouvert !C'est comme ça chez moi quand je fais une nuit blanche, il y a le coup de pompe, et une fois qu'il est passé ça va ! Doucement j'arrive au Col des Montets. Il y a 9 ans, j'y faisais ma première randonnée, seul de surcroît… Pour aller au Lac blanc et lacs de Chesery. J'ai pris nombre de fois cette route qui mène à la Suisse, je l'aime bien, c'est beau. Il y a toujours du monde pour nous accueillir, nous encourager le long des chemins. Et puis, nous nous faufilons dans les rues de Tré les Champs, le long d'un ruisseau, avant de s'engouffrer dans la descente qui nous amène sur Argentière, je me rappelle de la première fois où j'ai pris ce chemin, c'était il y a un an et demi, avec des amis du CMBM. L'arrivée à Argentière et une étape de plus, un but que je m'étais fixé à Vallorcine, comme Vallorcine était le but de Catogne.Un rapide pointage, une bonne gaufre offerte par une personne de passage. Ca ne fait "que" 20h09 de course. 

Argentière – Chamonix : 10,4 Km, 4537m+, 4722m-.

Emotion, plaisir, joie…

8h40

J'envoie un message à ma moitié, à chaque point de passage, je me suis tenue informé de son avancement sur l'UTMB. Je pense beaucoup à lui… Quand nous participons à telle course, on nous indique de bien nous entraîner, de faire attention aux blessures, à l'alimentation, à l'hydratation.Mais bien souvent, ce que nous pouvons oublier c'est l'émotion que ça peut susciter, le bien être profond, et la satisfaction personnelle. De l'extérieur, nous sommes pris pour des fous, et nous ne sommes pas toujours compris même par nos proches. Pour beaucoup, c'est plus de la torture, que de se faire plaisir. Mais non, croyez moi, croyez nous, nous ne sommes pas maso…  Après Argentière, je connais le chemin, c'est mon terrain de jeu et celui du club. Je garde ma tête bien sur les épaules, tout en sachant que la fin est proche.Des sursauts d'émotion viennent, les souvenirs des débuts en course à pied, il y a un an et demi, ou après 10 km j'avais des jambes durs et douloureuses pendant une semaine.Là, ça fait des km est rien, pas mal… Enfin si en dessous des pieds, mais c'est normal…Les muscles ça va bien, les articulations aussi, pas d'ampoules… Le bonheur quoi ! Arrivée au Lavancher, un dernier petit pointage, celui-ci est surprise c'est Joseph qui m'accueil. Certains se posent la question de savoir qui est Joseph, ben l'an dernier c'est un des Nantais qui s'étaient arrêté pour me faire la bise aux Houches. Ils avaient terminé l'UTMB.Cette année, il fait bénévole tout le WE. Nous échangeons deux mots, et me voilà repartie. Une dernière montée, juste une, après c'est de la descente !Malheureusement, la descente je ne peux la courir, les douleurs sous les pieds ne vont pas en s'arrangeant… Et pourtant qu'est ce que j'aime la dévalé cette descente en temps normal.Et puis l'arrivée à la DZ, où je décide de m'arrêter un cours instant.Je regarde tout autour de moi, et je repars. Peu après, je vois un visage que je connais, Ysolo… c'est super de le voir là, mais en même temps ça veut dire qu'il a dû abandonner à cause de ces problèmes gastriques.Malgré tout, il a le sourire, il me parle, il me fait rire, il me donne des nouvelles d'un peu tout le monde qui est en course.Avec lui, les douleurs aux pieds disparaissent, car j'ai l'esprit occupé ailleurs.Chamonix approche bien vite. Le long de l'Arve il y a bien du monde, il me dit qu'il faudrait penser à courir, mais pas tout de suite.Il y a beaucoup de monde sur le chemin, le petit "ik", c'est qu'arrivée à la route, nous ne savons pas où prendre, il y a en plus le marché, les voitures ne s'arrêtent pas. Pas grand monde pour nous dire comment ça se passe, et des bénévoles occupés à autre chose… Enfin, les rues de Cham', allez je remets la machine en route… Mais, je ne peux à 200m de l'arrivée passer quelqu'un, même si d'autre le font sans problème au même moment. La première chose que je vois, c'est 2 chevilles strappés,… Tiens ça me rappelle quelque chose, quand j'arrive à son niveau, je jette un coup d'œil à son dossard…"Allez Pierre-Alain, il faut finir en trottinant au moins", il m'avoue qu'il ne peut pas, qu'il est bourré de crampes… Avec Yves nous l'encourageons, et il fini par emboîter le pas.Nous finirons ensemble.Mes parents sont là, ils finissent avec nous… Fabienne, Jean-Bernard, Gilbert, des amis, qui ont suivie la course sur internet, m'attendent à l'arrivée…

Il est 10h50, ce Samedi 25 Août 2007... 22h19min17s. 1174ème sur 1609 au départ.

Que dire c'est magique, René est là pour nous accueillir, ça me fait aussi plaisir de le voir, et puis Helga…Et puis tout s'enchaîne trop vite, même pas le temps d'apprécier.Juste au moment de mon arrivée, ma moitié me laisse un message vocal pour me dire qu'il avait eut mon message. Récupération du cadeau finisher, une jolie polaire, et puis je félicite Pierre-Alain, il est avec sa femme et sa fille, cette dernière me dit "Tu sais c'est mon papa", je lui dis qu'elle peut être fière de lui. J'essaye juste de savoir où en est ma moitié, je pars prendre ma douche, je mange… Une deuxième course m'attend… J'apprends que Marc a terminé en 14h07, mes félicitations ! Et puis, je vois L'Dingo, l'Electron, Jésus, Koko.  J'assiste à l'arrivée des premiers, et je vais à la rencontre de Dawa…  Je prends le Bus de 19h qui me mène à Trient, j'en profite une fois sur place pour goûter à leur grillade salade, à les embêter un peu pour savoir où en sont les uns et les autres !Ainsi je vois Patrack, et puis François alias "Bolet", et puis c'est lui, c'est Emmanuel, je suis heureuse de le voir…Il me pose deux, trois questions, je lui donne des nouvelles, et nous nous donnons rendez vous à Vallorcine.Juste au moment où nous nous quittons, c'est Stef (73) qui m'interpelle il arrive tout juste ! Juste le temps d'attraper le bus qui va me ramener à Cham'. Je m'équipe un peu en chaud, pour moi j'attaque aussi la deuxième nuits, les yeux jusqu'alors n'ont pas trouvé de repos ! Je prends la voiture, direction Vallorcine, là Alice et les enfants arrivent en même temps ! Nous discutons un peu sur les temps mis par les uns et les autres, elle m'indique qu'Olivier doit pas tarder !Et puis, l'attente… Dans la nuit, j'aperçois ce maillot… C'est lui, il est avec Jean-Christophe (Escalamonaco), ce dernier peste tout ce qu'il peut sur le parcours et autres… Ca m'amuse beaucoup, surtout avec cet accent monégasque ! Je leur dis que si c'est possible je les rejoins à Argentière, mais avec l'intention de m'arrêter au Col, toute fois, la fatigue excessive me ramène à Chamonix, où je dormirai comme un bébé dans la voiture durant 1h20 !Avant de rejoindre la ligne d'arrivée. J'ai déjà récupéré ces sacs, pour que nous puissions redescendre directement.Alice est là, elle aussi, les enfants attendent tous aussi leur papa avec impatience. A notre grande surprise, ils se sont retrouvé en chemin, et ainsi terminent ensemble tous les trois !3h26 du matin… Nous restons un moment ici, je leur propose du ravitaillement, ils acceptent la bière.Et puis, Emmanuel et moi nous partons dormir un peu ! Juste 3h30 de temps avant de revenir pour midi ! 

Déjà Dimanche, ce que c'est passé vite, les affaires sont toutes prêtes à être chargé dans la voiture ce soir !A ma grande surprise, je n'ai mal nulle part, en plus pas d'ampoule !A part la fatigue, c'est chouette ! Nous prenons des nouvelles des uns et des autres, mais surtout de Paulo et Le Piou, que nous suivons avec attention ! Ils font toutes les barrières horaires ! Nous allons déjeuner dans une bonne pizzeria, après je décide d'aller à la rencontre d'Isa et Paulo…Au passage, certains des coureurs me demandent combien il reste ? Je fais quelques pas avec eux, ça paraît peu, mais ça peu aider ! Et puis, à un moment des bras qui se lèvent ! C'est eux, ils sont là, je pense qu'à ce moment là je suis autant heureuse qu'eux !Jusqu'à Cham' ont peu s'en raconter des choses ! Déjà, la question de Jean-Paul, combien de coureurs derrière eux ? Ben 7 il me semble !Et les 3 derniers sont suivis en direct sur grand écran ! Jean-Paul, nous dit en rigolant qu'il n'a pas encore été assez doucement ! Il marche d'un bon pas le bougre !Je donne des nouvelles d'un peu tout le monde, en vrac ! C'est chouette ! A certain moment je vais un peu plus vite pour les prendre en photos !Jusqu'à leurs arrivés, et puis comme il se doit, arrivant pendant la remise des prix, ils montent sur le podium pour se faire saluer ! A peine descendu, ça tombe bien y'a Dawa qui est là, et encore une petite photo souvenir…

L'après midi passe très vite, après la remise des prix, nous allons boire un pot ensemble, et nous croisons Val, et puis Steve, et Yves…. Et puis c'est toujours comme ça ! La journée tire à sa fin, ainsi que le WE, et le semaine… Je n'arrive pas à me reposer, les yeux dans le vague, je dois prendre le volant  pour rentrer sur Paris… J'ai un rendez-vous à 10h et pas moyen de le louper ! Ce n'est que bien tardivement que nous partons, après avoir charger les affaires à Cluses nous partons à 21h15… Je vous passe le nombre de fois que nous nous sommes arrêté, les changements de personnes au volant, et les jambes qui gonflent dans cette position !Nous arrivons à 5h30 du matin, juste le temps de prendre une douche et de fermer les yeux 3h de temps et voilà ! Mardi matin, les tests étant concluant, je pars travailler !.... Wouah ! C'est passé à une vitesse…Et puis, une réflexion à la fin de ce Week End, le sirop d'Erable n'aurait il pas des vertus de finisher ???Sur le CCC, Marc termine en 14h07 et moi en 22h19.Sur l'UTMB, Jean-François termine en 27h02, Emmanuel en 32h52, et Jean-Paul et Isa en 45h28. Tous des finishers autour de la table le mercredi d'avant ! Félicitations à vous ! Je voulais remercier Emmanuel, mes parents et sœurs qui essayent de comprendre ce que je fais!Mais aussi tous les bénévoles, et organisateurs car ils ont tous su garder leur sourire et bonne humeur pour notre plus grand plaisir, durant ce WE !Merci aussi aux amis qui ont envoyé des messages, qui ont suivi ! 

Ce que j'ai le plus aimé… Pouvoir profiter, même peu des ravitos…

Ce que j'ai le moins aimé…

-          Les coureurs vulgaires et désinvoltes, ainsi que les nombreux détritus aux sols (heureusement que certains ramassent, ce que d'autres ont jetés !).

-          Le fait que le Courmayeur-Champex-Chamonix soit toujours indiqué comme une "petite course", et comment dire… Bien moins suivi que sa grande sœur… Pourtant ce n'est pas une demie épreuve, ni une demie course, cette course est entière car nous partons pour faire 86 km, et nous nous donnons durant ces kilomètres. Tel que ceux qui partent pour l'UTMB se donnent sur les 163 km. Ne parlons donc plus de "Petite course", mais donnons lui bien le nom qu'elle a et qui n'est pas si anodin que ça "COURMAYEUR – CHAMPEX – CHAMONIX", 86 km !

Et si c'était à refaire… Oui, et non… En fait, mon esprit n'est pas encore assez clair pour savoir si je veux retourner dans une épreuve où il faut subir des embouteillages pendant pas mal de temps ! Et pourtant l'épreuve est magnifique. 

Amicalement,
Sandrine…74, UFO, CMBM, et CAF Chedde-Passy !

11 commentaires

Commentaire de Le Bulot posté le 10-09-2007 à 09:33:00

bonjour sandrine,

Oui, l'esprit trail existe mais pas dans les bouchons. Dans ces conditions tu as bien du mérite...
Félicitation pour ta course vraimant Bravo

le bulot

Commentaire de Jerome_I posté le 10-09-2007 à 11:39:00

Salut Sandrine,

bravo pour ta course et ton CR. Je suis d'accord avec toi, certains n'ont pas leur place en trail. Jeter ses papier volontairement, mais ce sont vraiment une très petite minorité.

C'est bon de revivre cette course en lisant les CR...

Ton collègue Canadien fini 7minutes devant moi et on s'est doublé des dizaines de fois. Je me rappelle bien de ses drapeaux canadiens sur les mollets.

Sportivement

Jérome

Commentaire de agnès78 posté le 10-09-2007 à 12:52:00

Merci ma petite sandrine pour ce beau récit!
Et un énorme BRAVO pour ta course...
Je n'ai malheureusement pas eu l'occasion de te faire un petit coucou à cham!
Bonne récup
gros poutoux
agnès

Commentaire de lolo' posté le 10-09-2007 à 15:13:00

Bravo pour ta course !

En 2008 vas-tu résister à l'envie de passer 2 nuits dans la montagne ?

pace e salute

lolo

Commentaire de may posté le 10-09-2007 à 19:29:00

Salut Sandrine,
bravo pour ta course!!
c'était sympa de voir ton sourire à notre arrivée de l'UTMB!
je te donne RDV l'an prochain sur la grande boucle, ok?!
bonne récupération et à très bientôt,
biz
may

Commentaire de maï74 posté le 11-09-2007 à 11:59:00

Bravo sandrine et au plaisir de te revoir !
Maïlys

Commentaire de hagendaz posté le 11-09-2007 à 21:28:00

Beau Cr. Il est dense, tu avais raison mais surtout en émotions...
franck

Commentaire de gdraid posté le 12-09-2007 à 09:05:00

Bravo Sandrine74 pour cette belle course que tu termines, en excellent état physique !
Fatiguée mais heureuse !
Merci pour ce bon récit, qui nous permet de partager quelques unes de tes émotions, de tes satisfactions, et certaines de tes déceptions.
JC

Commentaire de Say posté le 14-09-2007 à 07:47:00

Un grand bravo à toi Sandrine. Ton récit m'a vraiment fait plaisir à lire. Merci beaucoup. Préviens moi quand tu rajouteras les photos.
A peluche
Coli

Commentaire de PaL94 posté le 26-09-2007 à 19:48:00

Bravo Sandrine pour ta course et ton récit.

Entierement d'accord avec toi : la 3C n'est pas une petite course mais un ultra à part entière et loin d'etre aussi facile que certains pourraient le croire !

Gros bisous et au plaisir de se croiser sur un autre trail !

Commentaire de martinev posté le 24-11-2007 à 21:37:00

Nos plus sincères félicitations pour ta course et ton récit.
Tu as raison sur la CCC , pas une petite course !
Sans dévoiler de grands secrets , de TRES grands coureurs , anciens vainqueurs de l'UTMB seront sur la CCC en 2008.
Encore bravo , martinev et badgone

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