Récit de la course : Ultra Trail du Mont Blanc 2007, par samontetro

L'auteur : samontetro

La course : Ultra Trail du Mont Blanc

Date : 24/8/2007

Lieu : Chamonix Mont Blanc (Haute-Savoie)

Affichage : 2335 vues

Distance : 163km

Matos : Batons "ski de fond" 1m70
Sac Diosaz 17 et 2 poches à eau
Montrail Hurricane XCR
1 collant, un short et plusieurs Tee-shirt (temps très chaud)

Objectif : Terminer

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UTMB avec un "B" comme bonheur!

Ca y est. Me re-voici à Chamonix cette année encore pour ce dernier week-end d'août. Après mon abandon l'an dernier à cause d'une mauvaise tendinite, je suis bien décidé cette fois encore à en découdre avec lui, l'UTMB. Cette année j'aborde la course complètement différement. L'an dernier j'étais plein d'apréhension devant la monstruosité de cette course, 157Km et 8700m de dénivellé positif. Cette année ils l'ont allongé à 163Km, ont rajouté du dénivelé pour atteindre 8900m, ont enlevé des ravitaillements et pourtant il ne me fait même pas peur! Je piaffe d'impatience à quelques heures du départ.

Pourtant les choses n'ont pas très bien commencées. Mes deux collègues viennent de me planter devant le gîte pour partir à la pasta pendant que je terminais d'enfiler mon dossard. Je me retrouve tout seul et pars à la recherche de mon épouse partie faire un tour avec les enfants. Une vingtaine de minutes plus tard elle m'emmène à Chamonix pour la pasta mais les collègues ont déjà du quitter la grande tente où se tient le repas et je mange mes pâtes seul. J'essaie de guetter un kikoureur, mais même moi je n'ai pas mis la célèbre casquette rouge!
Heureusement l'organisation de l'UTMB est vraiment sympa et laisse ma petite famille me rejoindre autour de la table. Le moral remonte.

Place du triangle de l'amitié je retrouve mes collègues et plein de kikoureurs. La musique de Vangelis monte et mon coeur accélère avec elle. Et c'est parti. Le peloton compact s'élance dans la rue principale. J'essaie en vain d'appercevoir ma famille dans la foule très dense qui applaudit, nous encourage, nous porte déjà très fort. Trop de monde.

J'ai décidé de partir un peu plus vite que l'an dernier car j'avais eu beaucoup de mal à doubler dans la Croix du Bonhomme, mais à peine plus vite. Le peloton s'étire lentement et je perd mes collègues. Une pause pipi après quelques kilomètres et cette fois-ci j'en suis sûr, je suis au fond du peloton. Pas de pression, j'ai décidé de courir à mon rythme. J'apperçois Béné38 au bord de la piste et je stopppe pour lui faire "péter la bise". Elle est venue supporter Agnes94 tout au long de l'épreuve mais fera beaucoup plus que ça!

En arrivant aux Houches je rattrappe Rapace74 et Agnès94. Wahou! Vous êtes partis comme des avions devant! Nous faisons quelques centaines de mètres ensemble mais avec mon rythme très légèrement plus rapide l'écart fini par se creuser entre nous. A tout à l'heure les kikous!

Première monté vers Voza et la Charme: position marche, est cool svp! Au détour du chemin j'apperçois un collègue de boulot venu encourager les coureurs. Je reverrai toujours son énorme surprise en me reconnaissant lorsque je le salut en passant! "Mais tu fais ce genre de truc toi ???" dira t il étonné. "J'essaie". Mais je sens que ça va jaser lundi au boulot!

A la Charme, je jette un coup d'oeil sur mon plan de route et me rend compte que j'ai pas mal d'avance. Va falloir se calmer. Ici l'air est frais mais on ammorce la descente sur St Gervais. Cela ne va pas durer et je reste en Tee-shirt. La descente est très raide sur la piste de ski alpin. Deux kikoureurs (reconnaissables à leur casquette) sortent de la file une centaine de mètres devant moi et tentent un dépassement par la pelouse. Je les vois brutalement disparaître assis dans l'herbe en glissade. OK, on reste tranquilement sur le chemin. Puis ce sont les lacets interminables sur une route goudronnée très pentue. Ca tappe fort sous les Montrails! Un cauchemard qui m'incite encore à ralentir.

Je déboule dans St Gervais où reigne une chaude ambiance et apperçois ma petite famille. Enfin. Le temps de m'arrêter et je fais demi-tour pour les rejoindre. Et là, énorme remonté de bretelles par mon fiston de 7 ans: "T'arrête pas, vas y vite, tu te fais doubler..!" Ma parole, Béné l'a briffé ou quoi ?

Il me reste encore pas mal d'eau (j'ai deux poches de 1.5l) et je décide de ne pas m'arrêter trop longtemps à ce ravitaillement comme je l'avais initialement prévu. Je ferai le plein aux Contamines. La liaison est sympa, vallonnée. Il y a encore un peu de goudron mais la nuit est tombée et avec la frontale cela passe vite. Au pied de la petite côte qui monte aux Contamines un spectateur m'annonce 472eme. Hein ? Moi? L'an passé j'étais 1646eme ici. Hou là! Il faut impérativement que je ralentisse! Au ravitaillement je m'installe tranquillement près de la barrière pour faire le plein des 2 poches à eau. Il y a beaucoup de monde et je discute avec un spectateur. On parle de l'UTMB, bien sûr, mais aussi de son fils qu'il emmène demain faire sa première rando sur glacier. Les yeux du gamin brillent. Je lui dit, "demain il fera grand beau, ça va être une journée exceptionnelle, tu vas te régaler. Profites en!" Et ses yeux brillent de plus belle.

Mathias arrive, je l'ai doublé dans la nuit sans le voir. Il est mal et me dit qu'il veut arréter. J'essaie de lui dire que c'est trop bête, que la course est longue et que ça va passer, mais je vois bien que j'ai du mal à le convaincre. Il ne veut pas repartir. Dépité de mon échec à le convaincre je repart en marchant et tombe sur Béné, Moicélolo et Céline (Madame Rapace74). Je leur lance "Le boss est là, il a un coup de mou, il veut arrêter!" et je vois les 3 filles foncer sur lui dans la nuit comme des oiseaux de proie! Il sera finisher le Boss!

Rassuré de le savoir bien entouré je repars sur le long plat en compagnie d'un écossais. On entame la discussion "in english" tout en trottinant jusqu'à Notre Dame de Bellecombe. Ensuite, ce n'est pas que nous n'ayons plus rien a dire mais la pente.... J'aime bien cette côte. La croix du Bonhomme c'est le plus gros D+ en continu de la course (1500m depuis les Contamines) mais l'an dernier je n'y ai pas souffert. Puis c'est la bascule dans la longue descente vers les Chapieux. Humide, glissante, technique et idéale pour ne pas s'endormir! J'adore. Je mettrai bien deux ou trois fois main à terre dans les schistes glissants mais ne salirai pas le collant! L'honneur est sauf! Certains, par contre, ressemblent à des spéléologues sortant d'une grotte bien argileuse! J'ai fait la moitié de la côte avec un jeune de Rouen (et oui je suis V1) et on a pas mal discuté. Je l'ai perdu dans la descente mais il me rejoint aux Chapieux pendant que je recharge mes deux poches à eau en discutant avec les bénévolles. Il me dit "je ne m'arrête pas, j'y vais tout de suite". OK, je referme mon sac et part avec lui. Sur la portion goudronnée on reprend la discussion où on l'avait arrétée avant la descente.

Le col de la Seigne est long. Très long. Interminable. Je l'ai en horreur. heureusement on peut discuter. Ma frontale est une vrai daube: quand j'ai un coureur derrière moi, je marche sur mon ombre et n'y voit rien! Ca a vraiment évolué les frontales! C'est encore loin l'Italie ? Tais toi et marche! Le collègue Rouennais se rend soudain compte qu'il n'a plus d'eau. Il a été optimiste sur ses réserves aux Chapieux. Je vais donc jouer le porteur d'eau et le ravitailler toute cette fin de monté. Enfin le col. Mais cette année je le passe de nuit. L'an dernier je l'ai passé au levé du jour. Cela suffit a mon bonheur et nous plongeons sur le refuge Elisabetta.

Nous allons continuer ensemble jusqu'au pied de l'arrête du mont favre et cette année je longe le Lac Combal en trottinant. L'an dernier je marchais ici et j'avais beaucoup souffert dans l'ascension de cette arrête! Cette année ce n'est qu'une formalité mais j'y perd mon compagnon de route. C'est vrai que dans la monté puis dans la liaison très roulante vers maison vieille j'ai pas mal doublé. Le jour s'est levé et je plonge sur Courmayeur.

Courmayeur, je récupère mon sac et me change. Certains prennent une douche. Allez j'y vais, cela me fera du bien. Et puis non, je reviens m'assoir et me chausser. Un coureur me dit "Ca fait vachement du bien" et j'y retourne. Et re-non j'y vais pas! Je m'habille et part manger quelques pates. Pas terribles. Trops cuites. Cela fait déjà 45mn que je suis là. Faut y aller. A ce moment, Pio38 entre dans la salle.
-"Tu es déjà là ?" me lance t il lui qui avait décidé de partir vite!
-"Oui, j'allais repatir".
-"Je ne m'arrête pas, on part ensemble!".
Le jeune de Rouen est en train de boucler son sac et se joint à nous et nous voici au pied de la monté à Bertonne. Je prend rapidement un rythme élevé dans la monté et perd mes deux compagnons. Ralentir ? Je suis bien sur ce rythme et j'avale cette cote "à la fraîche" ! Je les retrouverai au ravito sans doute, j'y fait des arrêts assez longs chaque fois (je suis bavard avec les bénévolles).

Mais à Bertonne mes compagnons sont long à venir. Mon épouse qui vient de recevoir un SMS de l'organisation après mon pointage, me téléphonne.
- Ca va ?
- Pour l'instant, oui! Nickel!
Enfin Pio38 arrive.
-"On y va, je ne m'arrête pas longtemps" me dit il.
Et on repart ensemble mais l'absence de pauses aux ravitos ne lui permet pas d'accrocher et sur le long balcon jusqu'à Arnuva, je le perd très rapidement. A ce moment, je rattrappe "Monsieur" (faut pas lui dire il va m'engueuler) Werner Schweizer. Ce coureur est un mythe pour moi. Il est aussi mon objectif: Être encore capable de faire ne serait-ce que la moitié de ce qu'il fait quand j'aurai son âge! J'ai a peine fait quelques foulées dans les siennes qu'il me lance:
- tu veux passer ?
- j'ose pas!
- espèce de con! vas y!
Et il me laisse spontanément le passage. Nous discutons un bout de chemin. Je sais les ennuis de santé qu'il a eu cette année et lui dit tout le plaisir que j'ai à le voir sur cette course. Il me répond que cette année il est juste là pour finir. Un sacré type.

A Arnuva, je rempli à nouveau mes deux poches à eau. Les bénévoles sont vraiment aux petits soins avec nous et m'apportent de l'eau, des barres de céréales. Je suis arrété depuis une dizaine de minutes quand Werner arrive et spontanément les bénévoles lui font une haie d'honneur. Applaudissements pour celui qui doit probablement être le doyen de la course! Ca, c'est l'UTMB. Je ne le reverai plus avant Chamonix, il va s'envoler et finir plus d'une heure devant moi... Je repars sans voir arriver Pio38. Le Grand col Ferret et devant moi, derrière c'est la Suisse. Le début de la côte est très raide puis la pente se calme. Mais les Italiens sont là et leurs "Forza Patrick" me feraient avancer
jusqu'au bout du monde! Ce col est certe le plus haut mais la monté est courte. Je m'arrête à mi-pente pour grignoter une barre de pâte d'amande et repart en doublant un petit groupe qui a l'air de souffrir. Quand quelques lacets plus haut j'appercois la tente orange au sommet, je leur lance "ça y est, les gars, la col est là, on l'a eu !" histoire de leur donner un petit peu d'énergie pour avaler les derniers mètres de dénivellé.

La descente sur La Fouly est longue, je le sais, mais je suis bien. J'y vais au filling, j'ai même oublié que j'avais une montre au poignet. Je me permet même d'avaler les deux petites bosses en courant avant la Peule. J'ai une bonne réserve d'eau encore et doit pouvoir tenir jusqu'à Champex mais à la Fouly il y a une viande séchée extraordinaire au ravitaillement et... des flans au caramel! Je ne vous raconte pas! J'oublie aussi de compter (un bénévolle m'a dit que c'était "à volonté") et j'y reste bien 20 minutes! Trop bon!

Le premier qui me dit que de La Fouly à Praz Fort ça descend tout le long je le ......! J'y croyais aussi. C'est pas vrai! Et la petite bosse pour monter à Champex lac elle est... monstrueuse! C'est vrai que jusqu'à la Fouly je connaissais, maintenant je suis dans l'inconnu. Je vais vraiment en baver pour rejoindre Champex, surtout mentalement parce que je ne m'attendais pas à cela. Mais à Champex je retrouve... les flans au caramel suisses! Yeesssss! Trops forts les Suisses! Et comme j'en profite pour recharger mes poches à eau, changer de tee-shirt, mettre des piles neuves dans ma frontale... c'est un long moment de gourmandise. Au bout de 40mn je me dit qu'il faut quand même y aller!

En quittant Champex je vois Pio38 qui arrive de l'autre coté du ravitaillement. Au bout de quelques minutes mon portable sonne. C'est le Pio38 avec son traditionnel "Je m'arrête pas, t'es où?". "Juste un petit kilomètre devant toi, j'attaque Bovine tranquillement". Il faut dire que Pio m'a fait une descritpion apocaliptique de ce col. L'enfer à coté, c'est une plage de sable blanc. En fait, je vais le passer avec une facilité qui me déroutera: escalader ces gros blocs quand on a ma longueur de jambe et des batons de 1m70, c'est enfantin. Pio38 fait 30cm de moins que moi et je comprend son cauchemard sur ce terrain, l'an dernier  de nuit et sous la pluie! Je me retourne souvent pour le guetter, je vais même faire la traversée horizontale qui suit en marchant, personne. Je reste un moment au ravitaillement et alors que je vais repartir je le vois. Je vous dit pas ce qu'il m'a dit, mais il ne s'est pas arrété et on est reparti! On attaque la longue descente sur Trient et il me dit tout le mal possible de la prochaine ascension. Je ne connais pas alors j'assure. On trottine lentement ensemble maintenant jusqu'à Trient.

Effectivement, la monté des Tseppes n'est pas la plus tendre et je marque le coup. Sur ce terrain très roulant mais fortement pentu j'ai du mal à hisser mes 85Kg. Pio38, pas plus lourd qu'un moineau, fait le lièvre devant dans la nuit qui est tombée et je fais le forcing pour m'accrocher. La descente sur Vallorcine sera difficile: j'ai les jambes dures. Pio38 fatigue aussi et nous allons marcher tranquillement. De toutes façons la dernière grosse difficulté est derrière nous et maintenant le mot de finisher commence a s'écrire sur les pierres du sentier éclairées par nos frontales!

On arrive à Vallorcine en trottinant sur le bout de route et je m'arrête au ravitaillement pour remplir une seule des poches à eau pour la dernière fois. Puis nous repartons tout les deux. Au bout de 300m je regarde Pio38: "Et tes batons ?" Oubliés au ravito! demi-tour!

Cette fois ci tout y est. La fraîcheur est même revenue le long du torrent et cela fait du bien. Pio38 me regarde et me dit:
- "On doit être dans les 310 ou 320, si on relance, on peut rentrer dans les 300"
- "tu crois? C'est comment le col des montets ?"
- "c'est comme ce bout de chemin, un faux-plat montant, après ça descend tout le long" (menteur!)
Je vois ses yeux qui pétillent dans la nuit...
-"chiche Pio? on y va?"
Et c'est parti en marche rapide sur un rythme effréné! Et là, on se fait déposer par un groupe qui marche beaucoup plus vite que nous. Impressionant! Comment peuvent ils marcher à cette vitesse! Mais cela ne durera pas, 300m plus haut ils sont "à la ramasse" et nous les repassons pour ne plus les revoir! Le col des Montets ne sera qu'une formalité. Arrivé en haut je plonge sur le petit sentier qui descend sur Argentière. Ce sentier je ne l'ai jamais parcouru et pourtant je le connais par coeur! J'ai visionné des dizaines de fois le DVD et le passage de Vincent Dellebare le dévallant à grandes enjambées et pendant ces quelques centaines de mètres je suis Vincent Dellebare (enfin presque). Pio38 a beau hurler "ça va pas! t'es fou" il s'accroche et on double, on double. Les jambes ne me font plus mal, la fatigue est oubliée, le corps humain est vraiment une machine impressionnante! Nous déboulons au ravitaillement d'Argentière où nous nous contentons de pointer (y'a même pas de flan au caramel) et on repart en relançant sur le plat-descendant. Mais cela ne dure pas...Le chemin tourne à gauche et remonte! Pio38 prend les commandes et ne lache rien: à grandes enjambées en poussant sur les batons nous continuons à remonter au classement. Enfin nous passons devant le gite où je suis hébergé avec mes deux autres collègues. Au bout de la ligne droite, c'est Chamonix! Nous passons encore quelques coureurs à l'agonie et Pio38 me lance "on est dans les 300 ce coup ci, j'en suis sûr". Moi je n'en ai aucune idée, je ne sais même pas quelle heure il est. Je vais être finisher, prendre ma revanche sur l'an dernier et je suis tout simplement heureux comme un gamin!

 

Nous sommes dans Chamonix, ça y est. Une centaine de mètres devant nous un coureur en fini aussi. Pio38 me dit:
- "il n'y a personne sur nos talons, ralentissons. Laissons le précédent profiter de son arriveé, embrasser sa famille qui doit l'attendre, peut être passer la ligne d'arrivée avec ses gosses..."
C'est un grand type le Pio38 et je ne peux qu'être d'accord avec sa proposition. Une place de plus, une place de moins c'est quoi devant le bonheur de finir cette sacrée boucle comme on en a rêvé depuis tout ces mois! Nous coupons notre élan pour rester a une distance respectable du précédent, je ne suis d'ailleur pas sûr que nous l'aurions rattrappé!

Le dernier virage, la "Pio familly" qui fait crépiter le flash. Je n'ai pas voulu reveiller mes enfants, plus petits, au milieu de la nuit pour cette arrivée. Nous nous arrêtons devant le tapis électronique. De l'autre coté Catherine Poletti nous attend. Un, deux et trois et nous sautons à pied joints sur le tapis, main dans la main, pour une arrivée entre copains. Catherine Poletti nous félicite et nous annonce notre temps: 31h15! moi qui partait pour 37h! Et quand le classement tombe, 160eme, c'est comme si un feu d'artifice embrasais la place du triangle de l'amitié. On se fera même répeter les choses pour être sûr que nous n'avons pas révé.

Dimanche soir, la rue principale de Chamonix ressemble à une séquence du film de "la marche de l'empereur" (d'après ma femme). Tout ces coureurs courbaturés se déplaçant avec un dandinement plus ou moins élégant mais pas forcement volontaire! Il est tard, Catherine Poletti descend la rue principale de Chamonix. A la terrasse du restaurant on entend un "Merci Catherine" et elle passe sous les applaudissements.

10 commentaires

Commentaire de akunamatata posté le 04-11-2007 à 20:28:00

magnifique récit Samontetro, l'an dernier je t'avais suivi sur le live kikourou, et je voyais que tu étais bien parti, cette année tu es aussi bien arrivé, félicitations

Commentaire de pio posté le 04-11-2007 à 22:40:00

merci Samontetro pour le rappel de ces supers moments. Toi, t'es 2 fois un grand bonhomme !

Jean-Luc dit Pio dit Pio38

Commentaire de rapace74 posté le 05-11-2007 à 12:39:00

bravo bravo bravo!!!!!
pour quelqu'un qui me double tranquillement et me dit qu'il vise 37h..... je suis ravi de m'etre fait laminer par un grd champion comme toi
a la revoyure sur un trail ou autre
manu

Commentaire de seapen posté le 05-11-2007 à 15:31:00

Ce récit exaltant bonifie enfin l'idée que je me faisais de l'umtb transmise par d'autres récits aussi captivant d'ailleurs. Mais suivre un haut classé comme toi stimule. il faut savoir regarder en haut pour se dégager du bas.
et pour
" Ce sentier je ne l'ai jamais parcouru et pourtant je le connais par coeur! J'ai visionné des dizaines de fois le DVD et le passage de Vincent Dellebare le dévallant à grandes enjambées et pendant ces quelques centaines de mètres je suis Vincent Dellebare (enfin presque)",
moi en lisant, j'étais samontetro, enfin, presque. Salut.

Commentaire de béné38 posté le 07-11-2007 à 01:24:00

Bravo Patrick,
vraiment un très beau récit et une très belle course (faudrait juste écrire un peu plus gros :-)
Je savais que tu filais vite, je te suivais aux pointages...
A+
Béné

Commentaire de Khanardô posté le 07-11-2007 à 14:16:00

Eh bé....
Bravo Patrick, une excellente gestion de course, une excellente place, un excellent récit !
Je l'aurai en tête l'année prochaine... si je m'inscris.
En tout cas, merci !

PS : à bientôt aux 24h00 de Jack !

Commentaire de samontetro posté le 07-11-2007 à 18:18:00

Merci à tous pour vos commentaires et votre patience devant ce long CR! J'ai agarandit les caractères pour Béné ;-)

Commentaire de joy posté le 22-11-2007 à 09:48:00

Good job man.
Sportivement
JOY

Commentaire de jerome_I posté le 15-05-2008 à 14:01:00

Vraiment super CR, j'aimerai bien écrire aussi un CR comme celui ci en Septembre... J'en rève déjà...

Jérome

Commentaire de Hay-David posté le 20-08-2008 à 11:30:00

Excellent compte rendu Samontetro j'ai vraiment eu le sentiment de faire parti du groupe avec Pio38 et toi pendant que vous courriez, un long CR mais tellement bon!

Félicitations à toi et autres compagnons de route!

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