Récit de la course : Ultra Trail du Mont Blanc 2007, par béné38

L'auteur : béné38

La course : Ultra Trail du Mont Blanc

Date : 24/8/2007

Lieu : Chamonix Mont Blanc (Haute-Savoie)

Affichage : 2896 vues

Distance : 163km

Objectif : Pas d'objectif

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L’UTMB d’Agnès vu de l’intérieur

Tout commence fin août 2006 : inscrite depuis peu de temps sur Kikourou je découvre l’UTMB au fil des posts sur le forum. Samontetro m’annonce sa participation et je suis de loin sa préparation, n’ayant pas vraiment l’idée de ce que cela représente. Puis le jour J je me trouve passionnée par ce que je peux suivre sur mon pc, et me retrouve avec quelques kikoureurs à veiller pour suivre la progression des Samontetro, Joy, Olivier91, Sandrine 74 et autres Mathias…. Puis à leur retour je dévore chacun de leur récit, et reste fascinée par toute cette organisation et le déroulement de cette épreuve mythique. Ma décision est prise, l’année prochaine j’y serai au bord du chemin, soit en tant que bénévole soit en tant que supportrice, mais tant qu’à passer la nuit réveillée à suivre les autres autant être sur place.

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Août 2007 je mets un post sur le forum pour dire que j’y serai en tant que supportrice. Lorsque j’en ai parlé à Laurence pour savoir si elle voulait venir avec moi, elle a dit oui sans hésiter. Au fil des posts je sens que la pression monte. Nous irons pour supporter Patrick, Manu, Mathias, Virginie, Cédric, et les autres concurrents, et vivre la course au plus près.

Samedi 4 août je reçois un mp d’Agnès : " je me lance…. Est-ce que tu voudrais me suivre sur la course… ça me rassurerait… "je rentre juste de mon week-end dans l’Oisans, j’en parle à Laurence et dès le lundi je réponds à Agnès : " c’est avec plaisir que nous t’accompagnerons "… quelle aventure ! je ne la connais même pas cette nana, juste quelques échanges sur le chat !

Je commence donc à lire chacun de ses récits de course, et on s’écrit presque tous les jours, et on se téléphone. Nous faisons connaissance, nous avons finalement peu de temps pour nous apprivoiser avant de passer près de 40 heures presque ensemble.

Et puis Franck s’y met également, il a la pression ça se voit, ça se sent. Du coup je l’appelle lui aussi et nous discutons pas mal au téléphone : je veux savoir jusqu’où Agnès est capable d’aller et de supporter la douleur, je sais qu’elle en aura des douleurs, alors je veux pouvoir trouver les mots justes pour qu’elle trouve la force de repartir.

Et nous voilà le jour J. Lorsque nous arrivons à l’appartement à Cham vendredi 24 août la tension est perceptible. Manu est là qui se fait masser par Céline, puis nous faisons connaissance de Franck, Bertrand, Caro et papa coach. Bertrand nous délivre le message principal : Agnès ne doit pas s’arrêter aux ravitos, seulement se ravitailler, mais on ne discute pas, on ne perd pas de temps, elle connait ses temps de pause. On part sur une base de 36 heures, elle en est capable, elle peut y arriver. Le message est clair, concis, direct. Nous sommes toutes les deux très impressionnées par la solennité du message. Nous ferons de notre mieux…

Très vite le courant passe très bien entre nous, nous échangeons les temps de passage, les bouteilles de coca les ravitos. Agnès nous indique ce qu’elle souhaite à ses ravitaillements :monaco et haribo ! Boisson : coca tout simplement.

Enfin l’heure du départ approche, nous la laissons s’éloigner et lui donnons rendez-vous aux Contamines.

Puis très vite nous prenons le chemin du départ histoire de se mettre dans l’ambiance.

Tiens Jean-Mimi venu lui aussi en tant qu’accompagnateur !

Petit coup d’œil à ma montre, et une pensée pour Maïlys et Alain son père. Encore une autre sacrée nana !

Chamonix – St Gervais :

Nous quittons Cham avant le départ histoire d’être bien posté vers l’école d’escalade pour ne pas louper la tête de course.

Tiens May, depuis le temps que j’entends parler d’elle !

Allez maintenant les choses sérieuses commencent direction St Gervais (pas évident avec les bouchons et notre sens de l’orientation à toute épreuve… c’est pas gagné d’arriver à temps)… finalement nous arriverons à temps à St Gervais, et nous rencontrerons Samontetro, Mathias, Cédric, et notre petite Agnès qui ne s’attend pas du tout à nous voir ici.

 

 

StGervais – Les Contamines :

Elle a un super rythme et est en forme. Impecc, on est boosté à fond, direction Les Contamines. Vive le portable et les sms ! Agnès nous demande de lui préparer du coca. Nous retrouvons Céline par hasard, Franck et Caro doivent repartir pour suivre Bertrand.

Nous retrouvons Agnès en forme, je l’arrache par le bras à la discussion qu’elle a avec une amie en plaisantant " et Agnès tu as une course à faire ! J’ai des instructions moi ! ". Pardon ma belle. Nous rechargeons ensuite son bidon de coca, petit changement de tee-shirt et c’est reparti. Nous prendrons ici l’habitude de l’informer à chaque ravito de son temps de passage, de son temps sur son prévisionnel, et de la distance jusqu’au prochain ravito. Mais elle connait tout cela par cœur. Elle repart aussitôt : 5’ de pause.

Nous apprenons la victoire de Vizcacha sur le CCC. Autre pensée pour Maï… Samontetro passe et m’annonce que Mathias veut abandonner à cause de contractures et de douleurs aux fessiers. Il faut aller le chercher, hors de question d’abandonner ici. Manu envoie un sms à Céline, ça ne va pas il est désolé. Nous sommes avec les parents de Manu. Céline est désemparée, l’attendre ou prendre la navette pour les Chapieux. Ni une ni deux nous décidons de l’embarquer dans notre voiture pour les Chapieux trop contente de retrouver notre Céline. Nous l’attendrons donc toutes ensembles. Mathias n’est pas très bien, il a froid et n’a rien pour se changer. Pas grave, Laurence se déshabille, lui passe ses fringues pour qu’il puisse continuer au sec. Que ne ferait-on pas pour le boss !!!

 

Manu arrive et nous décidons qu’ils repartiront ensemble, " au moins jusqu’aux Chapieux " leur dit-on. " On vous retrouvera là-bas et vous verrez bien ". Mais dans notre tête hors de question qu’ils arrêtent. Cédric est reparti depuis un moment déjà.

 

Et nous voilà reparties toutes les 3 dans notre Kikoumobile aménagée pour la circonstance. Quel bazard !

Les Contamines – Chapieux :

Nous avons tout de même une petite faim… Laurence prend le volant direction les Chapieux. Lorsque nous arrivons là-bas quelques deux heures plus tard, nous nous arrêtons face à la montagne pour apprécier le spectacle qui s’offre à nos yeux : un serpentin de lumière descend de la montagne doucement. Mon cœur se serre à l’idée de la savoir dans le noir, elle qui n’aime pas ça. Pourvu qu’elle ai trouvé quelqu’un avec qui courir. L’ambiance aux Chapieux est terrible : merguez, gauffres, feux de bois, orchestre rock, et des spectateurs déchainés.

Lorsque nous arrivons nous sommes très étonnées de trouver Franck et Caro. Bertrand n’est pas très bien et est en train de décider s’il continue ou pas… que faire ? Rien. La réponse de Franck est catégorique : il ne faut rien dire à Agnès, elle doit rester concentrée sur sa course et ne pas être inquiète. Lolo Céline et moi nous nous regardons dubitatives : est-ce vraiment la meilleure décision pour elle ? mais très vite l’arrivée des autres coureurs nous ramènent à ce pourquoi nous sommes ici : l’attendre, et l’encourager à repartir. Nous invitons Franck à repartir très vite, il griffonne un mot à sa belle sur un bout de papier et repart ,et les kikous que nous connaissons commencent à arriver : Samontetro, Cédric toujours autant en forme. Un gars s’évanouit devant nous sous la tente. Pas glop.

Enfin Agnès arrive, elle a des ampoules à tous les doigts de pieds, Lolo lui dit " c’est pas grave ça va passer ", de toute façon il n’y a rien pour soigner. Nous lui conseillons de se faire soigner à Courmayeur. Ok elle avale une soupe et un gateau de riz et repart aussitôt. Que d’attente pour finalement la voir passer si vite !! Enfin Mathias et Manu arrive. A la sortie du ravito nous retrouvons Souris contente de nous voir aussi. Mathias est en train de se faire masser, tandis que Manu l’attend plein de crampes. Je lui file un tube d’anticrampe, on ne sait jamais…finalement nous retrouvons Zeb, Mahtias et Manu, tous les 3 habillés pareil, on dirait des triplés !!

Au passage nous encourageons aussi Joshua01.

Allez les gars Souris est pas loin devant il faut repartir ! Rendez-vous à Courmayeur.

Avant de partir re-petite faim. Il est preque 4 heures du mat. Ptijean vient d’entrer dans la tente, mais nous ne pouvons pas l’attendre.

On se fait chauffer de l’eau pour un thé et des pates avant de repartir direction Courmayeur. Petit sms à Agnès : " même la lune est avec toi… "

Chapieux-Courmayeur :

Au passage nous profitons du levé de soleil sur la montagne. Le sommeil nous guette un peu. Arrivées sur le parking de Courmayeur, je décide de dormir une petite demi-heure dans la voiture. Franck attend Bertrand que nous pensions déjà reparti. Je somnole à moitié, ne mesurant pas l’effort qu’Agnès est en train d’accomplir à cette sortie de la nuit.

Soudain, un sms me réveille, c’est Agnès : " 1 h d’avance ". Quelle heure est-il ? Mince elle va arriver et Franck est encore là !! Panique à bord, j’appelle Franck. Où est Bertrand Agnès arrive, elle a une heure d’avance sur son prévi. Si elle le voit elle va s’inquiéter.

Nous remontons donc très vite vers eux, finalement Bertrand arrive. Je ne sais pas quoi lui dire, je lis la déception sur son visage. Caro l’entoure de toute sa chaleur et de tout son amour. Il n’y a rien à dire. Lolo pose sa main sur son bras " à tout à l’heure Bertrand ". Nous nous retrouvons toutes les trois à faire comprendre à Franck que malgré son envie de rester, il doit repartir, elle ne doit pas le voir ici à aucun prix. C’est donc le cœur gros que Franck repart. La fatigue est perceptible sur son visage aussi.

Et nous attendons Agnès, nous attendons, elle va arriver, je prends les jumelles et scrute chaque visage aussi loin que possible, m’exorbitant les yeux pleins de sommeil afin de ne pas la louper. Tiens le chien vu hier soir aux Chapieux arrive ! Il aura fait les Chapieux-Courmayeur avec les coureurs. Non pas avec LES coureurs, mais avec ELLE. Nous sommes tellement bouleversées que nous ne la voyons pas passer. Elle n’avait pas son bandana et ne nous a pas vues non plus.

Re-sms " ravito. Où etes-vous ? " Merde, merde, merde elle est là ! Je l’appelle, elle est dans la salle et nous cherche. Merde, merde, merde on l’a loupé ! Quelles courges !!! C’est pas possible ! Nous remontons la rue jusqu’à l’entrée de la salle et finalement la retrouvons pour lui donner son sac. Tout de suite je m’enquiers de la santé de ses pieds. Ca va, me dit-elle, ça ira. Non, nous l’incitons à se faire soigner les pieds, car nous savons que dans quelques heures ça risque d’être intenable. Finalement elle y va, et pour nous c’est l’attente à l’extérieur, car le tel ne passe pas, et elle ne répond pas. En fait en attendant de se faire soigner les pieds, elle se fait masser. Lorsque qu’elle sort elle a l’oreille collée au portable, avec Franck… elle est en colère car elle a beaucoup attendu, et réalise qu’elle perd de son avance. Ah ben si en plus elle discute avec son mec, ça va pas le faire !!

 

Pardon Franck mais j’incite fortement Agnès à raccrocher à ce moment là, nous devons lui mettre les anti-inflamatoires aux genoux et changer son bidon. Et elle doit repartir. Elle me regarde embêtée : c’était Franck, je la rassure, t’inquiètes pas on va le rappeler et lui dire où tu en es… et la question que nous redoutions tombe : et Bertrand il en est où ?? Pardon Agnès pour ce mensonge : Bertrand, euh on l’a pas vu on s’est endormies dans la voiture quand il est passé. Tu devais rester concentrée sur ta course, c’était le meilleur moyen. Allez hop il faut repartir, on se retrouve à la Fouly. A ce moment là je ne me doute pas qu’elle va en baver et passer un sacré long moment, seule ou presque, en tous cas sans qu’on puisse la retrouver avant la Fouly.

Nous retrouvons les autres kikous qui arrivent un à un, Manu en premier qui se fait dorloter par sa belle… profiteur va ! Puis Joshua que nous ne verrons plus, et Bionnassay, hop une tite photo.

Manu est prêt à repartir mais nous n’avons aucune nouvelle des autres. Finalement Manu part et Lolo envoie un sms à Mathias avec son portable à elle. S’ensuit une suite d’incompréhensions, et finalement, Mathias croyant que Manu l’attendait, était reparti tout doucement avec Souris et l’attendait à chaque épingle direction Bertone. C’est vers 14 h alors que nous étions rentrées sur Cham rejoindre Franck que Mathias m’appelle : il vient de croiser Joshua qui lui a dit qu’on l’attendait à la sortie de la salle. Souris et lui en ont marre, ça traine, c’est trop long, des idées d’abandons leur trottent dans la tête… Ah non, ça ne va pas recommencer, d’autant plus que là le physique y est ! Encore une fois j’essaye de les remotiver, de leur dire de ne pas lâcher, de ne pas se quitter, et qu’on les attend à Champex.

Petite douche à Cham, petit casse-croûte et nous voilà reparties pour la Fouly, Franck et Céline devant, Lolo et moi derrière. A la Fouly nous décidons qu’il est trop tôt pour que Franck se montre. La fatigue est bien présente pour nous aussi, je ne me vois pas enquiller une deuxième nuit sans au moins une heure de sommeil avant. Nous décidons que ce sera après Champex. Franck nous paye à boire dans un bar, et nous attendons Agnès. L’heure de son arrivée approchant nous invitons Franck à aller se cacher. Puis nous scrutons les coureurs un à un, un coup aux jumelles, un coup sans jumelle.

Et puis d’un coup là voilà, dans mes jumelles c’est elle j’en suis sure. Je me suis maintenant habituée à sa foulée, à son attitude, à ses bandanas. Nous brandissons nos " banderolles " de soutien, et je la vois s’approcher lentement. Je ne vois pas encore son visage. Puis elle arrive enfin tout prêt de nous en marchant rapidement.

 

Lorsque je m’approche d’elle, elle a un sourire forcé, elle est heureuse de nous voir, c’est sur, mais au bout de quelques mètres, elle tourne ses yeux embués vers moi : " Béné j’en peux plus, c’est trop dur ! Je peux plus courir " et elle éclate en sanglots. C’est une petite fille maintenant que j’ai dans mes bras, l’espace de quelques secondes. Je la serre fort et l’embrasse : " c’est pas grave, on va marcher jusqu’au ravito et on va te soigner. Tu vas manger, et boire et tu verras ça ira mieux ". Nous l’accompagnons jusqu’au ravito, jusqu’à l’entrée interdite aux accompagnateurs, et derrière les barrières nous ne la quittons pas des yeux… déjà elle a le téléphone collé aux oreilles et lorsqu’elle sort du ravito pour nous rejoindre, je comprends que c’est Franck, le ton est sec, presque coléreux… normal, elle a mal, il faut qu’elle se décharge sur quelqu’un, Franck est le plus proche de nous deux, c’est lui qui ramassera… ça ne durera pas longtemps, car à peine quelques secondes plus tard, sur son banc, pendant que je lui change ses compresses et que Lolo lui change son bidon de coca, elle nous demande si réellement il va venir très bientôt la voir, elle nous dit " Bertrand a terminé c’est super "… maintenant l’important c’est qu’elle reparte absolument, nous savons qu’avant Pras de Fort Franck sera là avec nous pour l’encourager. Nous faisons les clowns pour qu’elle sourit, et puis nous l’accompagnons quelques mètres, et la laissons prendre son envol, telle une hirondelle blessée … C’est très dur à ce moment là de se dire qu’on la laisse seule, espérant toujours qu’elle trouvera un compagnon de route, et de nous retrouver comme ça sur le parking, ça passe tellement vite.

Nous retrouvons Franck abattu, il faut lui aussi le rebooster, lui expliquer que c’est normal, et que ça va passer, qu’elle souffre et qu’il fallait que ça sorte, mais que dès qu’elle le verra tout sera oublié, évidemment…

Nous profitons encore du temps qu’il nous reste pour attendre Manu, pas longtemps après Agnès finalement. Pareil nous l’accompagnons au ravito, et lui suggérons de la rattraper pour faire route avec elle. Lolo manque de s’étouffer avec une rondelle de saucisson, et très galamment Manu lui propose du coca. On a pas idée aussi de se bâfrer de saucisson à 4 h de l’après-midi… c’est que quand on accompagne, on a toujours faim, on alterne fringale et, fringale… ça doit être le stress !

Nous retrouvons Agnès sur le bord de la route, dans les pas de Vboys74, dans les jumelles je la vois confiante, bien que titubante à mon goût. J’ai très peur qu’elle ne trébuche. Au pire il la stoppera… mais non elle assure toujours autant. Et son sourire en dit long lorsqu’elle aperçoit Franck à nos côtés. Elle court, dès qu’elle le peut, elle court. Cette nana est incroyable !

Nous repartons aussitôt pour Champex, nous arrêtant dès que possible pour l’encourager, et attendre Manu quelques mètres plus loin. Là c’est Céline qui ramasse, l’est pas content le Manu, il râle, il se fait doubler sur le plat et il court sur le plat, c’est pas normal qu’il dit, et puis Agnès elle a pas besoin de lui pour avancer, il ne la rattrapera jamais ! qu’on le laisse donc tranquille ! Un petit remontant Céline, du chocolat et de la brioche, rien de tel pour se requinquer et tout encaisser.

 

Et puis à Champex, qui nous voyons arriver dans un joli trio , le Rapace, Miss Haribo et Vboys74 que nous remercions chaleureusement d’avoir accompagné Agnès. Une tite photo souvenir…

Nous nous affairons à aider Manu à soigner son pied, puis c’est Agnès qui a le dos brûlé par la sueur et le frottement du camelback, nous l’aidons à se changer, à changer les piles de la frontale, à remplir la poche à eau, à s’alimenter, comment ça rien ne passe, essaye ça c’est de la compote ! Ah finalement pas mauvais ! Agnès est prise d’une crise de baillements, elle est épuisée ça se voit. Elle ne veut pas s’assoir de peur de ne pas repartir. Ce ravito est tellement tentant, la chaleur y est bonne, les accompagnants sont acceptés et peuvent même prendre quelque chose à manger, la nourriture aussi est bonne, de la tarte aux myrtilles…. Et les bénévoles sont charmants. Bref tout est fait pour qu’on s’y sente bien, tellement bien, comme dans un cocon bien au chaud dans la nuit… Mais non, Agnès décide de repartir immédiatement, " sinon je vais m’endormir " nous dit-elle. Ok Agnès, c’est toi la chef ! Nous l’accompagnons donc au sortir du ravito et longeons un peu le lac avec elle, Manu n’est pas loin, ils sont repartis ensemble, c’est rassurant.

Et nous, nous sommes épuisées, que d’émotions ! Franck est déjà reparti, mais nous prenons le temps de ranger un peu la voiture, il y a tellement de foutoir. Nous allons même nous renseigner sur la progression de Mathias et Virginie. Ils sont à la Fouly, ouf ! ils continuent ! dans l’enthousiasme nous repartons pour le Col de Forclaz. Petit sms de Mathias pour nous indiquer où ils sont, nous leur répondons qu’on est au courant de leur progression et super contentes pour eux.

Col de Forclaz : seuls quelques supporters sont là et des vaches avec leur cloche troublent le silence de cette deuxième nuit. J’ai réussi à dormir une petite heure dans le coffre de la Berlingot, Lolo est revenue me chercher " elle va arriver ". Nous savourons la nuit, bien qu’un peu fraiche, et encourageons un à un les coureurs qui passent devant nous.

 

 Les femmes aussi sont saluées par un " bravo madame ". Une femme passe devant nous l’air un peu hagard, " bravo madame ", puis Céline se penche, " Agnès ?  c’est toi ? " oui c’est elle. Elle ne s’arrête pas et continue sa descente sur Trient.

 Trient : nous sommes au cœur de la nuit. Agnès arrive très rapidement, mais elle s’est tordu la cheville et elle a mal. Nous la soignons rapidement avec les moyens du bord, un anti-inflamatoire, de l’eau dans la poche, le bidon de coca, du fromage en petite quantité, et c’est reparti ! Elle nous interroge sur son prévi, ce qui l’attend, la feuille de route est dans la poche, nous répondons à toutes ses questions. Tout en courant à ses côtés je la regarde progresser lentement. On dirait qu’elle est bourrée ! Sa démarche n’est pas assurée, et pourtant elle court, elle trottine plutôt. Un coureur arrive à sa hauteur " allez c’est gagné là ". En haut des escaliers, je la regarde s’éloigner et les larmes me montent aux yeux, j’ai mal au ventre de la voir comme ça.

 

Je ne comprends pas ce qui la porte autant, et en même temps je l’admire. Je reste là en haut des escaliers de Trient à la regarder s’enfoncer dans la nuit, pleine de courage. Nous retournons à la voiture, Franck est dans le même état que moi. C’est en silence que nous le suivons jusqu’à Vallorcine. L’émotion est grande dans la voiture.

Vallorcine : la fête bat son plein, la bière coule à flot, et quelques mecs complètement saouls nous accueillent. Je rêve d’un bon café bien fort. Nous prenons des sandwichs frais (ça faisait longtemps qu’on grignotait plus qu’on ne s’alimentait vraiment)

Puis nous décidons de dormir un peu en attendant notre héroïne. Lolo et Franck vont dormir, me faisant promettre de les réveiller à l’arrivée de Manu. Mais à peine dit que Manu est déjà là, ses parents arrivent peu de temps après. Il est en forme, plus que quelques kilomètres avant Cham. Je sais que je ne le verrai pas arriver, que nos chemins se séparent là et que Céline repartira avec les parents de Manu. Encore quelques heures avant qu’Agnès arrive. Je lui souhaite bonne route et laisse Céline repartir, et enfin je vais me coucher, montre programmée pour dans une heure.

Une heure plus tard, je me réveille quand Lolo et Franck sont déjà dans la tente du ravito. On ne parle que d’Agnès… elle a mené un groupe de mecs qui sont épatés par cette nana. Eh eh, c’est notre copine ! Elle arrive toujours un peu hagard… rituel habituel : bidon de coca, la poche à eau est pleine, soupe, fromage en petits morceaux, et nous courrons avec elle au sortir du ravito. Là elle vole carrément, elle survole les cailloux et les racines, la nuit ne lui fait plus peur. Elle est forte, elle sait que c’est fini, elle connait ce parcours, elle l’a fait avec Bertrand quelques jours avant.

 

Col des Montets : nous plaçons nos phares de voiture de manière à ce qu’ils éclairent le parcours, les coureurs nous en remercient, Agnès est passée toujours dans son rythme, dans sa bulle, le jour se lève doucement.

Chamonix : nous rejoignons Manu, Céline, Bertrand et Caro. Le temps de remonter en amont de la ligne d’arrivée, salut Akuna, t’as pas l’air bien réveillé, l’attente est longue… interminable… c’est la fin et nous ne voulons pas la rater. Lolo s’endort contre un réverbère, et moi je n’en peux plus d’attendre. Attendre encore, et voir passer les autres. Et les encourager encore. Enfin la voilà, papa coach et Franck l’entourent, nous enquillons le pas avec elle, et remontons avec elle l’allée tracée avec les barrières de l’organisation. Enfin à quelques mètres de l’arrivée nous la laissons savourer son bonheur avec son chéri et la retrouvons juste après la ligne. Elle se jette dans nos bras par-dessus les barrières, et nous la retrouvons enfin du même côté des barrières cette fois. Nous restons un moment avec elle, suivons son interview pour Jogging International et le journal de Seine et Marce, et nos pensées vont vers Mahtias et Souris.

Agnès est bien entourée, alors nous la laissons et repartons aussitôt pour Vallorcine, chercher Mathias et Virginie. Nous les prévenons que nous les attendons par un sms. Et au petit matin les voilà qui arrivent tout contents de nous retrouver. Nous les accompagnons jusqu’au ravito de Vallorcine, et les suivons au départ du ravito.

 

Montée vers le col des Montets, nous sommes encore là pour les voir passer, Mathias se fait même interviewé par la télé de Grenoble.

 

 (bientôt la vidéo, quand je saurais faire )

 

 

 Argentière, Virginie qui ne voulait plus courir arrive en courant dans les pas du boss… ils ont l’air bien, et c’est sympa de refaire le trajet de jour sous le soleil.

 

 

Nous les retrouverons encore avant Cham accompagnés cette fois du Blueb, la Tortue, L’Dingo et le Shadock. Rapides présentations et nous voilà repartis avec eux.

Les autres continuent mais nous, nous retournons à la voiture et les attendrons à Cham. Difficile de se garer à cette heure-ci, il est 10 h du mat.

Nous nous posons sur un rocher au milieu du chemin qui suit la rivière et qui mène à l’arrivée, et nous attendons. Et là est-ce la fatigue ou l’émotion ou les deux, nous prenons Lolo et moi un fou rire monumental. Nous rions de nous voir là, telles deux statues sur ce rocher, comme si nous avions toujours été là, manquant de se faire embrocher par les bâtons des coureurs hagards et pressés d’arrivés, et certainement pris d’hallucination en voyant ces deux sirènes sur leur rocher. J’en ai les larmes aux yeux, et presque des sanglots, et des coureurs nous disent de ne pas pleurer, que nos hommes vont bientôt arriver, ce qui relance notre fou rire de plus belle.

Enfin l’arrivée de Mathias et Virginie et leurs compagnons nous sort de cette situation burlesque, nous leur entamons le pas, ils ont encore bien la caisse !

Là aussi avant l’arrivée nous bifurquons pour les laisser vivre ce moment bien à eux, et l’apprécier de derrière les barrières pour nous.

(bientôt la vidéo, toujours quand je saurai faire...)

Et voilà, d’autres arriveront plus tard, nous les suivrons sur l’écran géant.

De retour à l’appart nous retrouvons Agnès qui sort du sommeil, et qui a bien mal aux jambes et au pied blessé. Nous retrouverons les autres pour boire un coup tous ensemble, et nous mettrons 1 heure à quitter Cham le temps d’accompagner les uns et les autres et de se faire ramener à notre voiture.

Nous repartons pour Grenoble hyper crevées, et devrons nous relayer au volant.

La semaine qui va suivre sera pour moi assez difficile pour récupérer le sommeil (2 heure dans le week-end), mais tellement riche en souvenir et en rencontre.

On ne revient pas d’une telle épreuve inchangé, qu’on soit coureur ou accompagnateur.

Pour ma part, Agnès m’a donné beaucoup de force mentale, je l’ai tellement vue surmonter sa douleur pour avancer et finir, et surtout finir au mental, Manu nous a bluffer avec sa force intérieure également, j’ai passé de tels bons moments intenses et émouvants avec Lolo, Céline et Franck, et d’avoir vu passer les autres c’était tellement fort. Par contre une chose est sure pour moi, je ne suis pas prête de me lancer sur une telle épreuve, mais il y en a tellement d’autres à faire…

Merci Agnès de m’avoir entrainée dans cette aventure, de m’avoir permis de vivre cette course de l’intérieur et à travers toi. Cela doit tellement être difficile de le faire seul, sans personne qui attend au prochain ravito.

Merci Lolo et Céline de m’avoir supportée pendant ces 2 jours. Merci à Franck aussi pour ta patience.

Et merci à vous tous, tout simplement de faire que de telles aventures soient possibles.

 

29 commentaires

Commentaire de NoNo l'esc@rgot posté le 11-09-2007 à 00:30:00

Wouha ! Wouha ! Wouha !
Et là, j'ai encore plus de regret de ne pas avoir été des votres...
En 2008, avec vous sur le bord du chemin ? Qui sait ?
Merci Béné de nous avoir si bien fait partager ces merveilleux instants...

l'escargot_envoûtée

Commentaire de titifb posté le 11-09-2007 à 06:48:00

Salut Béné !
Quel week end pour aussi, les accompagnants...Vous aussi vous avez fait votre UTMB ! Je suis sûre que certains et certaines vous doivent beaucoup dans leur réussite. Vraiment chapeau à vous, ceux de l'ombre qui avaient permis à nos kikous de rallier Cham' au soleil, grâce à votre dévouement et à la chaleur de votre amitié.
Béné, si un jour je fais un "Défi Fou", tu me ferais l'assistance, dis ?

Commentaire de agnès78 posté le 11-09-2007 à 08:18:00

ma petite béné c'est avec les larmes aux yeux je j'ai lu ton beau récit... Je vous dois tant à lolo et à toi... Merci du fond du coeur... je suis très émue...

Commentaire de taz28 posté le 11-09-2007 à 08:30:00

Béné,
Je viens de dévorer ton récit avec passion !!!
L'aventure vue autrement est toujours différente et teintée d'émotiions particulières...
Vous avez été des anges gardiennes, ou Agnès-gardienne (fameux anagramme...) merveilleuses !!!

Je serai bientôt sur le GRR pour Domi et Soul, et j'espère sincèrement être à la hauteur des sirènes que vous avez été !!

Merci Béné, tu es géniale, je n'ai qu'une hâte : te rencontre ENFIN !!

Bisous

Taz

Commentaire de Zeb posté le 11-09-2007 à 09:42:00

Salut Béné,

Bien sympa de ton CR. j'aime bien connaître les impressions vues de "l'autre coté" de la course.

Bravo pour cet ultra-soutient !!!

A+ sur les chemins....

Zeb

Commentaire de Françoise 84 posté le 11-09-2007 à 10:28:00

Super ton CR avec toutes ces photos en + ( même sans video , c'est génial ) . Agnès a dû vraiment apprécier votre présence et une part de sa réussite vous revient ! Bravo !

Commentaire de rapace74 posté le 11-09-2007 à 11:13:00

un enorme merci béné pour ton CR , pour avoir trainé ma petite chérie partout sur le parcours, pour m'avoir supporté et encouragé aussipour ton sourie et ta bonne humeur ,a tres tres bientôt
manu

ps: un grd merci aussi a lolo pour tout (vous faites un super couple toutes les deux!!!!!!)

l'année prochaine si vous etes libre je veux bien le meme trio de supportrice avec moi ;-))))))))))

manu

Commentaire de PaL94 posté le 11-09-2007 à 11:35:00

Bravo pour ce magnifique recit qui illustre bien que pour les accompagnateurs il s'agit aussi d'une grande epreuve...

Commentaire de jepipote posté le 11-09-2007 à 12:01:00

super!! merci de partager ton expérience vu de l'extérieur. on se rend compte qu'il faut mieux être entouré pour vivre cette aventure. grands coups de chapeau à toute l'équipe....

Commentaire de hagendaz posté le 11-09-2007 à 12:17:00

les larmes me venaient aussi...
merci pour les coureurs, spécialement pour agnès et enfin Merci pour moi, vous m'avez beaucoup aidez aussi toutes les deux.

Commentaire de Geronimo posté le 11-09-2007 à 12:40:00

Un hymne au courage et à l'amitié...merci !

Commentaire de Khanardô posté le 11-09-2007 à 12:47:00

Béné, pour moi l'affaire est entendue. Je suis un -bientôt- vieux crocodile qui a toujours couru tout seul, alors en 2008, si j'ai la chance d'avoir le doss', j'espère bien vous voir toutes et tous sur le parcours !

Bravo et mille merci pour ce récit génial et tellement plein d'émotions.

Alain_ça_fait_tourner_la_tête_tout_ça

Commentaire de eric41 posté le 11-09-2007 à 13:11:00

Merci Béné et bravo pour pour cet ultra soutien.
Eric

Commentaire de maï74 posté le 11-09-2007 à 13:30:00

Wouahhh, quel chouette récit avec de belles photos, chapeau pour le périple en voiture avec Lolo ! Il y a autant d'émotion dans ton récit, Béné, que celui d'un coureur !!! Bravo pour votre gentillesse et votre générosité à toutes les 2, bisous
Maïlys

Commentaire de Moicélolo posté le 11-09-2007 à 15:00:00

Ma soeur de poche, je ne vais pas faire un récit, le tien résume bien tout ce que nous avons vécu de l'intérieur. Les émotions, le stress, l'angoisse qu'Agnès ne reparte pas, les larmes aux yeux quand elle repart "clopin-clopant", le bonheur quand elle se remet à courir sur la fin et puis aussi la fierté éprouvée quand des coureurs nous parlent d'elle avec des termes élogieux "elle est magnifique, elle nous a tous embarquée!!!"... tout cela nous l'avons vécu et ce sera à jamais un de mes meilleurs souvenirs de courses, d'ailleurs je le mettrais dans mon profil.
Et puis Virgnie et Mathias nous ont tenus tout le long en haleine en franchissant à chaque fois une étape de plus. Quel bonheur de les retrouver à Vallorcines en plein jour, nous avons pu apprécier la course encore d'une autre manière.

Merci Béné pour immortaliser ces moments supers (qui m'ont remis dans les rails de la CàP) et qui m'ont permis de connaître toute une sacrée brochette de kikoureuses et kikoureurs.

Commentaire de Say posté le 11-09-2007 à 16:11:00

Ma chère Béné,... C'est énorme ce que tu as écrit là!!!! Je n'en reviens pas qu'on puisse tant aimer un sport pour le vivre aussi fort de l'extérieur. L'effort et les épreuves vous ont vraiment imprégnées Lolo et toi.

Commentaire de agnès78 posté le 11-09-2007 à 19:31:00

Je me permets de remettre un petit mot car tout à l'heure l'émotion était vraiment trop intense et je ne pouvais pas aligner trois mots de suite. Les filles, vous avez été formidables. Je vous dois beaucoup ainsi qu'à franck. Faire autant de kilomètres, m'attendre dans la nuit et dans le froid à tous ces points de passage pour me voir uniquement quelques minutes... Avoir toujours les mots justes au bon moment... une gentillesse, une générosité, un altruisme inégalables... avoir été là pour mon chéri, également... Je vous dois tant et tant... MERCI DU FOND DU COEUR...

Commentaire de Mathias posté le 11-09-2007 à 19:52:00


wouahhhh merci Béné !
C'est super de voir comment ça se passe vu des accompagnateurs, merci pour ce récit très émouvant, ça donne envie... de rédiger un ptit CR et de se réinscrire tout de suite !
(pour arriver de nuit cette fois ci ;-) )
à+
Mathias.

Commentaire de Philippe8474 posté le 11-09-2007 à 21:46:00

Ton CR est magnifique.

Tant de choses dans ces lignes...

Ma famille était là pour me suivre également et quel bonheur de les avoir... le but n'est plus alors de rejoindre un ravito, mais rejoindre LE ravito!

Et quel bonheur à partager à l'arrivée

Marci pour cet immense CR

Philippe

Commentaire de JLW posté le 11-09-2007 à 21:47:00

Merci béné et lolo pour ce que vous avez fait tout au long de ce week end, pour Agnès mais aussi pour nous, les kikoureurs qui ont suivi derrière leur écran avec passion cette épreuve hors norme (je crois que j'ai déjà dit ca quelque part sur un autre commentaire, mais bon il devient difficile d'être original) . Votre récit rend compte peut-être encore plus que ceux des coureurs de la difficulté de ce trail. Les photos sont très criantes de vérité, (le reagrd d'Agnès au ravito ..) les états d'âme tout au long des étapes nous rappellent l'effort extrême requis pour passer cette foutue ligne d'arrivée. Et puis le mental, plus que tout, est visiblement le moteur de la réussite de ce trail hors normes et votre témoignage le fait ressortir de façon criante . Encore merci et bonne récup pour ces 2 jours sans sommeil.

Commentaire de akunamatata posté le 11-09-2007 à 21:48:00

Passionnant Béné !
Quand je pense à notre pot ensemble après la course, on a tous vecu très fort chaun à sa manière ce WE. Ben ouais on était pas en super forme pour ce pot, mais nous on sait pourquoi.

Commentaire de laurent05 posté le 12-09-2007 à 09:06:00

salut béné
merci pour ce beau CR et ces belles photos
c'est sur que sans les accompagnateurs beaucoup n'iraient pas au bout
vous avez été super avec lolo.
encore merci de nous faire partager ces émotions et un grand bravo à Agnes le fil conducteur de ce moment de plaisir
bises
a+
laurent

Commentaire de moumie posté le 12-09-2007 à 11:39:00

salut béné,

merci beaucoup pour ce magnaifique cr. Tu m'as donné la chair de poule, tu as su nous faire vivre ta course ainsi que celle d'agnès.

Comme dis Nono, tu nous donnes envie de participer, mais en tant qu'accompagnateur :-))

Merci et à bientôt
Moumie

Commentaire de bzh67 posté le 14-09-2007 à 13:52:00

UN CR vraiment extraordinaire !!!
Merci de nous faire vivre le côté accompagant qui montre vraiment la difficulté de cette épreuve.
Et mille bravo pour ce que vous avez fait pour Agnès. Comme dirais quelqu'un : "C'est beau la vie..."

Commentaire de vboys74 posté le 16-09-2007 à 17:58:00

Vous aussi, vous avez vecu votre course loin des projecteurs et sans chrono!
Mais il en fallait du courage pour tout ces kilomètres en voitures, pour cette organisation de votre part et ce dévouement...vraiment bravo!
Ps: Sympa le clin d'oeil du fiston a Champex! lol
Seb

Commentaire de samontetro posté le 19-09-2007 à 14:19:00

Quand 3 kikoureuses fusionnent leur énergie et leur volonté cela donne des choses extraordinaires! Chapeau Lolo et Béné pour ce que vous avez fait! Chapeau Agnes pour n'avoir jamais renoncé même lorsque la fatigue et la douleur tentaient de prendre le dessus. Pas sûr que j'en aurai fait autant!
Je me souviens encore du ravito des Contamines quand j'ai prévenu Béné, Lolo et Céline que le "Boss" avait "un coup de mou" et voulait arrêter! J'ai entendu tonner un "mais ça va pas! Non?" et vu 3 kikoureuses lui foncer dessus dans la nuit! Et il est finischer le Boss!

Commentaire de agnès78 posté le 11-03-2008 à 13:57:00

lolo me manque...

Commentaire de smilingmimi posté le 26-06-2008 à 08:27:00

j'ai les larmes aux yeux à la lecture de ce récit.
C'est tellement fort en émotions, toutes ces personnes réunient autour de la même passion. Un pincement au coeur (même si je ne la connaissais pas personnellement) en découvrant un peu plus lolo.
Et une angoisse montante... parce que ba voui ça approche l'UTMB ... et je me dis que je suis pas aussi bien préparée (temps de passage ravito,...) mais ...ça va aller ;-)

Merci encore pour ce magnifique récit

Commentaire de béné38 posté le 08-02-2010 à 22:57:00

à moi aussi elle me manque énormément...

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